Gérer son stress pendant la grossesse

Tout le monde parle du visage rayonnant des futures mères (ils ne doivent pas avoir vu ma tronche : chaque personne que je croise me dit « ouh, tu as/vous avez l’air fatiguée ») mais personne n’évoque jamais le stress qui peut envahir les futurs parents. Il peut être de plusieurs ordres :

  • Suis-je prêt ? Vais-je réussir à être un bon parent ?

La bonne nouvelle, c’est qu’aucun parent n’est parfait et qu’il y aura forcément un moment (mettons au plus tard, vers les quatorze ans de la créature) où votre enfant vous claquera la porte au nez en hurlant que vous êtes trop nul et qu’il vous déteste parce que vous n’avez même pas voulu lui acheter un scooter.

Chaque parent fait de son mieux, et c’est l’essentiel. N’ayez pas trop de principes immuables, restez calme / expliquez, et tout se passera bien (il est normal que votre enfant vous donne parfois envie de le balancer par la fenêtre, et il est normal qu’il se détache aussi de vous).

Mais lui va-t-il être un bonne personne ? Et si j’enfantais l’Antéchrist? 

Il est sûr que personne n’a envie d’être le parent d’un futur Hitler voire pire, de la prochaine Nabila. Mais j’en reviens aux principes immuables. Identifiez ce qui est important pour vous, vous réussirez à transmettre vos valeurs à votre enfant si elles sont vraiment essentielles à vos yeux et que vous l’éduquez selon ces principes. A la maison, on répète par exemple à notre enfant depuis tout petit qu’il est important de respecter les autres (se faire respecter soi-même va venir, mais là il est encore vraiment trop minus pour saisir le concept).

  •  Et s’il a des problèmes de santé / si la grossesse se passe mal ? 

Je vais vous révéler un truc : ce qui change quand on devient parent, c’est qu’on perd définitivement une forme d’insouciance. Dès qu’il sera là, on se préoccupera toujours de la santé et du bien-être de son enfant.

Identifiez ce qui est potentiellement grave (évitez Doctissimo qui vous fera déceler des tumeurs du cerveau à chaque clignement d’œil de votre progéniture) (je vous ferai bien sûr une liste à ce sujet avec les motifs de consultation en urgence pour un nourrisson) et lâchez du lest sur le reste. Les bobos se soignent, ce qui est plus grave souvent aussi. Ne pensez pas à tout ce qui pourrait arriver, parce que d’une part cela arrive très rarement (comptez sur votre bonne étoile et tâchez d’avoir un karma nickel), et d’autre part parce que dans les situations extrêmes, vous ne savez pas comment vous pourrez réagir. Vous n’aurez simplement pas d’autre choix que de gérer.

J’ai un respect infini pour les parents qui ont connu des drames avec leurs enfants. J’estime qu’une partie de ce respect est aussi de ne pas me mettre à leur place et de profiter que tant que ce qui n’arrive n’est pas grave, tout va bien (et je répète encore aujourd’hui beaucoup cette phrase à mon enfant comme une mantra).

Pendant la grossesse, identifiez les motifs de consultation d’urgence, qui sont en gros les suivants (ils ne signifient pas forcément qu’il y a un problème, mais qu’il est prudent de vérifier sans attendre que tout va bien) :

  1. Perte de liquide / perte de sang
  2. Fièvre supérieure à 38°
  3. Arrêt ou diminution des mouvements du bébé (pour un bébé qui bouge régulièrement, pas que vous avez senti toquer une fois)
  4. Contractions régulières/qui deviennent très douloureuses (en gros, si vous ne tenez plus debout, il est temps de vous inquiéter)
  5. Œdème accompagné d’une prise de poids rapide
  6. Chute/ choc sur le ventre

En cas de doute (et selon la politique de votre maternité), vous pouvez passer un coup de fil aux urgences pour savoir s’il est vraiment nécessaire de vous déplacer, cela pourra vous permettre d’être rassurée immédiatement en évitant les séances de monitoring (croyez-moi, celles de l’accouchement devraient amplement vous suffire).

En bref : soyez sûr(e/s) de vous parce que personne ne fera aussi bien avec votre enfant (sauf Super Nanny si vous êtes du genre parent-témoin de cette émission, mais j’ai comme dans l’idée que si c’était le cas vous le liriez pas ce blog), restez prudent(e/s) sans tomber dans la psychose. La parentalité c’est parfois suffisamment compliqué, ne vous rajoutez pas de pression inutile, et réglez les problèmes s’ils se présentent par ordre d’urgence/ d’importance. Restez zen: tout va bien.