Le retour à la maison

Et voilà, vous allez rentrer chez vous, pour la première fois, à trois.

La bonne nouvelle, c’est qu’avant de partir, vous aviez prévu tout l’équipement nécessaire ; mais il reste encore quelques bricoles à régler.

  • Les premiers pas

Il parait qu’il est important de faire faire le tour du (petit) propriétaire. Il y a de grandes chances pour que votre bébé n’en ait cure et préfère somnoler dans vos bras ; néanmoins je trouve l’idée assez sympathique.

S’il y a d’autres habitants dans votre maison, effectuez les présentations (je parle du Chat, pas des amis imaginaires de votre aîné ou des cafards qui infestent votre cuisine) (eurk).

Si vous aviez demandé à votre compagnon de finaliser la chambre de votre enfant/ faire le ménage/sortir les poubelles pendant votre séjour à la maternité et que ce n’est pas fait (ou pas aussi bien que ce que vous auriez fait, vous), lancez-lui un regard désabusé, il devrait percuter et culpabiliser suffisamment pour réagir dans l’instant : installez-vous calmement et confortablement avec votre bébé, et laissez bosser votre conjoint bosser sans hurler ou l’accabler de reproches. Il a peut-être eu besoin de profiter de ses derniers instants de liberté, l’important, c’est qu’il vous soutienne maintenant.

D’ailleurs, à quel moment souhaitez-vous la présence de votre compagnon auprès de vous et de votre nouveau-né ?  En temps que salarié, il a droit à trois jours ouvrés pour la naissance, et onze jours calendaires de congé paternité. Pas facile de savoir en amont à quel moment vous aurez besoin de lui.

Je suis d’avis que si une présence à la maternité les premiers jours est agréable, elle est indispensable à la maison (et d’ailleurs, le premier jour où mon mari est allé bosser après mon retour, j’ai bien cru que j’allais pleurer j’ai pleuré) (on pense qu’on pleure beaucoup enceinte, mais c’est pire après).

S’il ne peut être présent et que vous ne souhaitez pas être seule, c’est le moment de vous faire accompagner au maximum par votre famille ou vos amis s’ils peuvent venir vous voir.

  • Les visites

Normalement, si les sept enfers ne se sont pas déchaînés sur vous à la maternité, vous allez être assaillis de demandes pour rencontrer le divin enfant.

Au passage, vous avez le droit de faire des sourires (crispés) à ceux qui vous diront Bonjour seulement après avoir admiré votre bébé, voire qui ne vous aurons pas dit bonjour du tout (à ce stade, le créateur n’a pas l’importance de sa créature aux yeux de certains). Pensez-y la prochaine fois que vous irez visiter de jeunes parents, on pêche tous par manque d’expérience.

Vous pouvez organiser ces visites en envoyant un mail à vos proches avant votre départ à la maternité. Coupez l’herbe sous le pied de ceux qui ont envie de s’incruster (au hasard, vos parents/ beaux-parents) : ils seront les bienvenus, à partir de J+8 et non à J+2 par exemple ;  précisez quelles sont vos heures préférées pour les visites (à 18 heures, pour l’heure des traditionnels pleurs du soir, on préfère en général être en petit comité quand on se sent parent indigne incapable de consoler son enfant) (ça arrive à TOUT LE MONDE) ; ce qui vous ferait plaisir : que votre invité apporte le repas / fasse une livraison de plats Picard, qu’il vous file un coup de main pour le ménage, voire qu’il garde la Bête pendant que vous vous absentez deux heures (plus facile quand on n’allaite pas) (petite veinarde). Evidemment, tout le monde ne pourra pas vous rendre ce type de service, mais la meilleure façon d’obtenir ce que vous voulez/dont vous avez besoin, c’est de demander, n’hésitez donc pas à le faire.

N’hésitez pas non plus à dire non si la visite ne vous convient pas sur le fond ou la forme. S’il s’agit de très proches type beaux-parents, il est diplomatique de mettre un peu d’eau dans son vin : oui pour qu’ils viennent vous voir, mais s’ils logent à l’hôtel. Si la visite se passe mal (invités qui s’incrustent plus longtemps que prévu / mettent les pieds sous la table en attendant que vous leur serviez un repas trois étoiles), vous avez aussi le droit de les foutre dehors.

  • Les soins

Je reviendrai plus longuement sur la trousse à pharmacie de votre bébé / le nécessaire à soins de votre bébé dans un prochain article (à liste <3).

A noter que vous pouvez demander à une sage-femme de venir vous visiter, très utile si vous êtes en pleine découverte du mode d’emploi du nouveau-né. Prenez contact en amont avec la sage-femme afin de vous assurer qu’elle pourra bien venir à domicile.

  • La nourriture

Si vous avez choisi de ne pas allaiter, essayez de vous procurer le même lait qu’à la maternité, si bien supporté par votre enfant (achetez-le avant l’accouchement ou envoyez votre conjoint s’en charger pendant votre séjour à la maternité, mais ne vous en occupez pas à votre retour).

Si vous allaitez, en théorie c’est plus fastoche : vous n’aurez besoin que de vos nichons. Cependant je vous conseille tout de même d’avoir une boîte de lait en poudre à la maison, au cas où, pour éviter le drame du dimanche soir, 20 heures, en cas de problème. Elle vous servira a minima lorsque vous passerez à l’allaitement mixte (sauf si vous envisagez de nourrir votre enfant au sein jusqu’à sa majorité, là vous pourrez passer directement à la vodka).

Concernant votre nourriture, assurez-vous que le congélateur/ frigo sera bien rempli à votre retour, vous n’aurez pas le cœur à vous préparer un bourguignon juste après avoir accouché (et manger, c’est important).

Vous allez à présenter découvrir la vie à trois (ou plus). Les débuts peuvent être compliqués (remarquez : la suite aussi), ne vous stressez pas/ ne culpabilisez pas, il y a de quoi être très bouleversé par ce changement. Faites de votre mieux, et rappelez vous que tant que tout va bien… tout va bien.