L’équipement d’un bébé en vadrouille

Un jour quand votre bébé sera né, vous aurez envie de revivre la grande vadrouille et de sortir lui montrer le vaste monde, au-delà de votre promenade quotidienne en territoire ultra-connu et proche de chez vous.

Quand votre bébé pourra-t-il voyager ? S’il est encore tout minus et qu’il s’agit d’un prématuré, demandez conseil à votre pédiatre mais globalement cela dépend surtout de votre envie à vous d’entreprendre un périple. On évitera tout de même les road-trips à l’autre bout du globe dans des régions bien isolées où vous ne pourrez pas vous rendre aux urgences pédiatriques en cas de problème, sauf si vous aimez vivre très dangereusement.

Pour remplir son sac (on ne parle pas de valise mais de sac type à langer avec le contenu de première urgence), ce sac pouvant être un sac normal, à condition d’être pratique à porter, d’une contenance adaptée à vos besoins, pas trop fragile ET portable par le papa (on évite donc les modèles Hello Kitty ou Hermès, pur gâchis),  il vous faut :

  • Du miam

Vos nichons ou biberon, dosettes de lait et bouteille d’eau. Pas la peine de prendre 2L d’Evian si vous passez l’après-midi chez une copine ! Pour un enfant un peu plus grand il existe des briques de lait avec céréales déjà incorporées. S’il fait très chaud vous pouvez toujours prévoir un biberon d’eau en rab.

Selon l’âge du Capitaine, vous rajouterez des petits repas (si vous n’avez habitué votre enfant qu’à des purées maison et qu’un petit pot vous arrange pour la route, faites un bêta-test en amont) + cuillère, gourdes de compote. L’arme ultime : du PAIN (utile pour manger, se faire les dents, jouer) (ne rayez aucune mention elles sont toutes utiles).

N’oubliez pas de vous munir d’un lange ou d’une bavette pour essuyer les dégâts.

Si vous transportez du frais, il existe des mini sacs isothermes très très adorables ainsi que des mini-blocs de glace réutilisables (j’ai trouvé le mien chez Alice Délice mais impossible de remettre la main sur la référence exacte).

  • Du change

Je pars sur une base de 6 couches par 24h, à adapter selon la durée de votre voyage.

Préparez-vous une trousse de survie avec des couches, une petite bouteille de liniment (trouvez ou videz n’importe quel flacon de taille voyage que vous remplirez avec votre grosse bouteille, vous devriez pouvoir tenir un bon week-end voire une semaine selon le contenant), des cotons (gardez un paquet déjà entamé et re-remplissez-le régulièrement), une crème pour le change. Vous pouvez aussi prendre des lingettes, mais ça ne sera pas moins lourd, ni moins pratique et elles ne prendront pas moins de place. En revanche elles seront plus agressives pour la peau de votre bébé et l’environnement, mais c’est vous qui voyez, comme on dit.

Certains sacs à langer sont fournis avec un petit matelas, vous pouvez l’utiliser seul ou avec une serviette de toilette

En outre, prévoyez toujours un body de rechange (on n’est jamais à l’abri d’un drame), voire un change complet selon l’âge de votre enfant. Et vérifiez régulièrement que les vêtements sont suffisamment grands pour lui, hein.

  • Du reste
    • Un petit flacon de désinfectant anti-bactérien (je ne suis pas très fan de ces trucs en général, mais en voyage ça peut vraiment être très pratique)
    • Une tétine et un accroche-tétine : l’inventeur de cette invention magique sait que la tétine tombe par terre de préférence dans les endroits bien crades (j’ai beau ne pas avoir peur des microbes, je n’ai pas non plus envie que mes enfants suçotent un truc qui a traîné là où des chiens font leurs besoins)
    • Un petit jouet/doudou, truc rassurant et/ou qui l’amuse
    • Des mouchoirs. Toujours utiles, et indispensables en hiver.
    • Un lange : peut faire office de pare soleil, de doudou, d’essui-mains, de mouchoirs (si vous les avez oubliés malgré tout) etc. TOUJOURS utile.
    • Une chaise en tissu si votre enfant tient assis et que vous n’avez pas de poussette ou chaise haute sous la main.

En bonus, si vous restez dormir dans un endroit sans équipement adapté : la tente de voyage est ultra pratique pour faire dormir votre enfant n’importe où, et surtout chez vos copains qui n’ont pas de lit bébé (ou dont le lit bébé est déjà occupé par leur enfant). Faisable ? je me dois ici de citer l’exemple d’une amie très chère qui réussit l’exploit de se faire des week-ends avec bébé, sac à dos (bien rempli) et tente. Elle optimise tout et est complètement autonome dans ses déplacements en transports en commun (il faut quand même lui donner à manger de temps en temps).

  • Du transport de bébé

Si vous voyagez en avion/ voiture/train et selon votre destination, vous prendrez une poussette et/ou un porte-bébé ou écharpe. J’estime pour ma part que le porte-bébé (le mien est un Manduca) prend peu de place, n’est pas lourd et est toujours utile, ne serait-ce que lorsque vous irez visiter un château médiéval qui ne comporte aucun ascenseur. Mais la poussette m’est également indispensable si on doit vadrouiller longtemps.

Vous devriez avoir l’essentiel pour votre trajet avec cet équipement sous la main. On reparlera de la valise de votre bébé ou plutôt de sa trousse à pharmacie dans un prochain article. Avez-vous d’autres indispensables ? vous êtes plutôt du genre minimaliste ou tortue qui voyage avec sa maison ?

 

 

Prendre soin de soi pendant la grossesse

Au-delà de rester confortable durant la grossesse en contrant les petits tracas que vous rencontrez au fil des mois, vous avez sans doute envie de prendre soin de vous, de vous sentir belle et bien dans votre corps. Voici quelques idées pour vous chouchouter. C’est le bon moment pour vous faire des cadeaux ou vous en faire offrir !

Faites-vous masser 

Repérez les instituts qui proposent des massages spéciaux pour les femmes enceintes. Vous éviterez en tous les cas évidemment les massages trop brutaux, ceux qui vous imposent de vous installer sur le ventre et proscrirez absolument les huiles essentielles. Mais pour vous délasser les membres et le dos, rien de tel qu’un petit massage (je veux retourner aux Étangs de Corot).

Variante si vous n’êtes pas en fonds : faites-vous masser doucement par votre conjoint à l’aide d’une huile neutre type amande douce, confortablement affalée sur votre du coussin d’allaitement.

Un tour au spa ? 

Très sincèrement, il est préférable d’attendre l’accouchement (voire même mieux, l’après accouchement) pour profiter à fond d’un spa. Le hammam et le sauna vous sont interdits, le jacuzzi peu recommandé. Privilégiez la piscine. En revanche les solariums sont tout à fait autorisés (si vous n’êtes pas protégée par une vitre, pensez à bien vous tartiner de crème solaire).

Variante si vous n’êtes pas en fonds :  prenez des bains à la maison avec bougies et musique douce, en évitant toujours les huiles essentielles et en vous plongeant dans une eau pas trop chaude pour éviter les chutes de tension (dans le doute, on ne s’enferme pas à clé dans la salle de bain).

Soigner ses pieds

Le jour de l’accouchement, vous aurez sans doute droit aux étriers avec une magnifique vue sur vos pieds tous crevassés (miam) ou vos ongles incarnés (re-miam). Pour éviter cette vision d’horreur, à peine moins pire que celle du placenta, un seul mot d’ordre : anticiper. Si vous avez des pieds très abîmés, commencez par voir un pédicure-podologue, autorisé à manier le scalpel (dit comme ça c’est effrayant, mais en vrai ça chatouille simplement) et à soigner les vrais problèmes type cors. Si vos pieds sont plutôt en bon état, vous pouvez passer directement à l’étape esthéticienne qui en plus d’hydrater vos pieds pourra vous vernir les orteils, ce qui est impossible à faire vous-même en fin de grossesse même si vous êtes très très souple.

Variante si vous n’êtes pas en fonds : si vous arrivez encore à atteindre vos pieds (félicitations), tartinez-les de crème le soir et dormez avec des chaussettes. N’ayez pas peur de ne pas être sexy, votre mec vous voit déjà haleter à longueur de journée comme une baleine asthmatique, ça ne peut pas être franchement pire.

Soigner ses mains

Pour se sentir chouchoutée jusqu’au bout des ongles, rien de tel qu’une petite manucure. Si vous êtes un peu stressée par les vernis, sachez qu’il en existe avec une quantité de produits potentiellement nocifs moindres. Évitez dans tous les cas de vous shooter à l’odeur. Attention, en général la maternité vous demandera de retirer votre vernis (en tout cas des mains) avant l’accouchement, prévoyez le coup en amont pour éviter d’envoyer votre conjoint acheter du dissolvant un dimanche soir à 19h.

Variante si vous n’êtes pas en fonds / en fin de grossesse : un coup de polissoir vous fait des ongles magnifaïques (ma chérie), doux et compatibles avec l’accouchement. Allez-y tout de même mollo et pas trop souvent pour ne pas vous fendre un ongle en deux. Et même strictement alitée, vous n’avez aucune excuse pour ne pas vous crémer régulièrement les mains.

Des épilations

Sachez qu’il n’est pas nécessaire d’être épilée pour accoucher. Au pire, si votre maillot est plus touffu qu’une forêt vierge et qu’ils ont besoin d’y voir clair, les sages-femmes dégaineront le rasoir (rappelons-nous qu’il existe des sages-femmes pourvus de testicules et que non, ils ne s’appellent pas sages-hommes). Après, selon vos goûts et habitudes vous aurez peut-être envie d’être toujours correctement épilée, c’est à vous de voir.

Tant qu’il n’y a pas d’huiles essentielles impliquées dans le process, l’épilation ne présente pas de danger, si ce n’est celle d’avoir BORDEL DE PUTAIN DE BORDEL mal si la grossesse vous rend particulièrement sensible. Évitez toutefois la cire chaude si vous rencontrez des problèmes circulatoires (mais si c’est le cas, cette recommandation est également valable hors grossesse).

NB : si vous rencontrez une esthéticienne qui ne vous fait pas une seule remarque sur la taille de votre ventre ou le nombre de vos vergetures, décernez-lui une médaille pour moi, voulez-vous ?

Variante si vous n’êtes pas en fonds : faites avec les moyens maison. Mais ne rêvez pas, faire le boulot seule va être compliqué. Si, très enceinte, vous vous réjouissez d’avoir réussi à faire le côté droit du maillot, c’est que le côté gauche va rester hors de portée. En bref, si vous espérez un résultat correct, faites bosser votre mec si vous n’avez peur de rien, votre meilleure copine si vous êtes de nature confiante, ou restez poilue, on n’en meurt pas.

  Un rendez-vous chez le coiffeur

Étudiez votre timing pour avoir une belle tête sur vos photos à la maternité et validez avec votre coiffeur les possibilités de vous colorer les cheveux, même si vous êtes tout au début de votre grossesse. Il n’y a pas de contre-indication formelle en la matière mais il adaptera les produits utilisés et leur dosage.

Variante si vous n’êtes pas en fonds : évitez les coiffures qui exigent un rafraîchissement toutes les trois semaines ou brushing quotidien pour ressembler à quelque chose.

Vous avez aussi le droit de ne rien faire du tout, c’est comme vous sentez (et comme vous vous sentez). Pour ma part, j’ai eu une première grossesse rayonnante, et une seconde grossesse fatigante, avec grand grand besoin de prendre soin de moi… et de mon bébé bien sûr, par extension (quel altruisme).

Bon à savoir : de nombreux professionnels (coiffeur, esthéticienne…) peuvent vous rendre visite à domicile si vous êtes confinée chez vous. C’est le moment d’en profiter entre deux livraisons Picard.

 

 

 

Choisir le prénom de votre enfant

Même si vous avez un prénom préféré depuis votre petite enfance, rien ne garantit que :

  • Il sera compatible avec le sexe de votre enfant (Zoé, pour un garçon, c’est bof)
  • Il sera compatible avec son nom de famille (Zoé Renault, c’est NON)
  • Il sera compatible avec les goûts de votre conjoint / son histoire (Zoé est le prénom de son ex)

Il va donc falloir vous creuser un peu la tête pour trouver LE prénom, et pas n’importe lequel : le bon. Après tout, il ne s’agit que de la décision qui va impacter toute la vie de votre enfant.

Si vous êtes un warrior, vous n’aurez pas peur d’avoir la surprise pour le sexe de votre bébé et de préparer deux fois plus de listes (remarquez, une liste ( <3 ) de plus n’est jamais mauvaise). Si d’avoir trop de choix vous effraie, attendez la deuxième écho pour commencer à réfléchir (si on vous annonce une fille, envisagez tout de même à la mini proba que ce soit finalement un petit farceur qui planquait son sexe sur la photo).

Vous pouvez vous armer d’un bouquin type 10.000 idées de prénoms et d’Internet, mais l’accessoire vraiment indispensable est un carnet ou un bloc-notes sur lequel vous noterez vos favoris. Votre conjoint fera le même boulot, et vous barrerez au fur et à mesure vos vetos respectifs (rien ne vous empêche de ressortir votre coup de cœur discrètement à intervalles réguliers). Idéalement, on se ballade avec son carnet sur soi pour noter les idées miracles qui vous viennent par surprise (et s’en vont aussi vite qu’elles sont venues).

A l’aide de ces deux listes (<3), vous devriez parvenir à une very short list (<3) contenant vos ultimes préférences et consensus mous. Vous avez le droit d’user de toute la mauvaise foi nécessaire et autres stratagèmes pour tâcher d’imposer votre choix mais souvenez-vous qu’il est préférable de valider le prénom à deux, surtout quand il s’agit de penser à tous les mauvais jeux de mots (Delphine est un joli prénom prêtant à des jeux de mots attendus et acceptables, sauf quand le nom de famille est Talaron) et associations d’idées (appeler votre enfant Kim ? Très bien sauf si vous vous appelez Jonguile) possibles.

Pensez que c’est pour toute la vie que votre enfant portera son prénom, y compris quand il devra envoyer un CV (oui un jour votre bébé sera grand et autonome et n’aura plus besoin de sa môman, il va falloir vous y préparer dès maintenant).

Si vous aimez un prénom qui est à la mode, ne vous empêchez pas d’appeler votre enfant ainsi  : même les prénoms les plus données aujourd’hui sont bien loin d’atteindre la somme des Nathalie, Stéphanie et Marie d’il y a quelques générations. En revanche, je vous conseille de ne pas choisir un prénom parce qu‘il est à la mode (pensez au phénomène Kevin – parler d’un kévin est presque passé dans le langage courant, et ce n’est pas exactement un terme laudatif).

Les écritures étrangères d’un prénom me semblent très acceptables, mais est–il vraiment nécessaire de réinventer son orthographe ? Un Y ou un H de plus ne rendront pas votre enfant unique (il sera unique parce qu’il sera merveilleux et que ça sera le vôtre). Demandez-vous si votre choix passerait la sélection du formidable Tumblr Prénom d’une pipe.

Vous pouvez faire votre choix sur une sonorité ou sur ce qu’il évoque pour vous (Hugo était le prénom de mon strip-teaseur préféré, je t’ai appelé comme ça en hommage à lui). Pensez tout de même que certains prénoms sont un poil chargés. Ce qui ne signifie pas que le prénom est interdit, mais simplement qu’il faut être conscient que Cassandre ou Œdipe peuvent être à lourds à porter (remarquez, il n’y a rien de tel pour apprendre à avoir de la répartie).

Après, tous les goûts sont dans la nature : très classique ou moins courant, ancien ou moderne, franco-français ou d’origine étrangère, etc.

Faut-il dévoiler le projet de prénom avant la naissance de l’enfant ? C’est à vous de voir, mais sachez que le divulguer permettra à chacun de juger votre choix. Après la naissance du bébé, les gens n’osent généralement plus émettre de critique négative, et se contentent d’un silence poli. Plus votre choix sera audacieux, et plus je vous recommande de rester discrets à ce propos.

En cas de gros gros désaccord avec votre conjoint, pensez que vous avez un tout petit délai pour vous décider, la déclaration en mairie devant être faite dans les trois jours après la naissance. Dans certaines maternités, parisiennes à ma connaissance, l’officier d’état civil se déplace directement. Ce sera le moment de vérifier que le prénom et son orthographe sont bien conformes à votre choix, les changements ultérieurs étant longs et coûteux.

En bref, quand on est parent, on a le droit de se planter sur plein de choses… mais pas sur le prénom de son enfant.

 

 

Comment survivre aux nuits de votre bébé

Ou plutôt comment survivre aux nuits fragmentées, ou à l’absence de nuits de votre bébé ? Dans la liste des nombreuses injustices qui touchent à la parentalité, on pourra ajouter « nourrisson qui dort 6 heures d’affilée au sortir de la maternité » (malheureusement, ce modèle rare n’est pas disponible sur commande) versus le reste du monde.

En préambule :

Faut-il dormir dans la même chambre que son enfant (quand on a le choix, s’entend) ? A vous de voir. Pour ma part, je pense qu’il est pratique d’avoir son bébé vraiment sous la main quand on allaite et qu’on a pour cela besoin que de ses nichons ; un enfant nourri au biberon (y compris s’il s’agit de biberons de lait maternel) peut très bien dormir dans sa chambre. Pour cela, habituez-le à y faire la sieste, par exemple ; faites-en un endroit agréable, ce n’est pas une punition de dormir chacun de son côté. S’il reste avec vous, prévoyez un stock de boules Quiès, les nourrissons font un boucan dingue quand ils dorment, ça sera dommage que le vôtre vous empêche encore plus de dormir.

D’ailleurs, boules Quiès ou chambre à lui, pas d’inquiétude à avoir, je vous garantis que vous l’entendrez lorsqu’il vous appellera,  sauf si vous dormez à la cave et lui au grenier (ou l’inverse), auquel cas un baby-phone pourra vous être utile.

Pensez à vous équiper d’une veilleuse ou autre loupiote très douce pour ne pas vous éblouir avec une lumière trop forte lors des réveils nocturnes, ce qui devrait vous permettre de vous rendormir plus facilement.

Enfin, essayez de lui apprendre dès tout petit la différence entre le jour et la nuit, l’objectif étant de lui montrer que la nuit on ne fait pas la java (ou alors on la fait tout seul en laissant dormir ses parents). Pour cela, lorsqu’il dort en journée, ne tirez pas les rideaux et ne fermez pas les volets, et faites du bruit normalement, y compris s’il s’agit de passer l’aspirateur et que la porte de sa chambre n’est pas fermée (dans sa chambre directement, j’avoue que je n’ai jamais osé).

Dans quel lit votre enfant va-t-il dormir ? Le « grand » lit à barreau est peut-être encore un peu grand pour lui. Un berceau, voire la nacelle de la poussette, sont largement suffisants dans un premier temps. Si vous ne disposez que d’un grand lit et que votre enfant semble angoissé au moment du coucher, vous pouvez réduire son espace à l’aide du coussin d’allaitement.

  • Si vous allaitez : 

Un berceau cododo me semble être le bon plan (crash-test à venir après la naissance de Numérobis).  L’idée : que vous n’ayez pas besoin de vous lever, ni de faire se lever votre conjoint. Vous collez directement l’enfant à votre nichon (au pire, vous vous redressez pour le rapprocher), et pouvez poursuivre votre roupillon pendant qu’il se nourrit. Pensez à vous équiper de votre coussin d’allaitement à portée de main pour vous caler confortablement, et trouvez la position qui vous conviendra à tous les deux. Le bémol : si la tétée dure trop longtemps (par hasard, si vous vous êtes rendormie), elle peut abîmer votre poitrine. N’hésitez pas à bien la soigner à l’aide de crèmes y compris en préventif.

Cette méthode fonctionne aussi directement dans votre lit (je l’ai expérimenté pour mon premier à l’heure de MA sieste), mais cela comportant des risques de mort subite pour l’enfant, je ne tenterai pas le Diable pour une nuit complète.

Si votre enfant à son propre lit, vous pouvez demander à votre conjoint de vous amener votre bébé pour que vous n’ayez pas besoin de vous lever, ou pas systématiquement besoin de vous lever.

Enfin allaiter donne soif, veillez à avoir toujours une bouteille d’eau (et remplie, SVP) à portée de main.

  • Si vous n’allaitez pas, ou pas tout le temps : 

Votre conjoint peut bosser autant que vous la nuit, n’hésitez pas à le faire se lever également et ce même s’il bosse et pas vous, sauf si vous avez envie de ressembler à un Walking Dead sous peu.

Préparez tout ce qui peut l’être afin de vous simplifier le boulot : biberon pré-rempli d’eau à la bonne quantité avant votre coucher, et à côté dosettes de lait en poudre également préparées en amont. Compter les mesurettes lorsqu’on est à moitié endormi est un coup à se louper et/ou à recommencer trois fois (ce qui signifie de précieuses secondes de sommeil perdues à jamais).

Si votre enfant boit son lait froid ou tiède, c’est tout bénéf, profitez-en ; s’il boit chaud et que votre maison est un manoir de dix-huit pièces, installez un micro-ondes ou un chauffe-biberon dans sa chambre. Quoique si vous avez un manoir de dix-huit pièces, vous êtes sans doute Céline Dion et disposez d’une batterie de nounous qui assurent à votre place, donc laissez-les faire sans vous poser de question.

D’un point de vue théorique, vous êtes prêts pour passer les meilleures nuits possibles… en plus, n’oubliez pas de brûler un cierge et de faire gaffe à votre karma, histoire de mettre toutes les chances de votre côté.

Un massage aux Etangs de Corot

Il y a des grossesses qui se passent formidablement bien, d’autres qui sont très éprouvantes. La mienne se situe entre ces deux extrêmes.

Etant épuisée et cassée de partout malgré une visite chez l’ostéo, je décide d’aller prendre le vert très, très loin de chez moi – donc dans mon département, les grands trajets en voiture ne m’étant pas permis. J’atterris vendredi aux Étangs de Corot, attirée par la perspective du spa Caudalie où j’avais réservé un massage spécial Femme enceinte dont mon physique et mon moral avaient sacrément bien besoin. L’objectif annoncé: drainer et stimuler l’élasticité de la peau.

Les cabines ont vue sur l’étang, le cadre est joli et relaxant. Elles sont éclairées par des bougies fonctionnant à l’électricité (je VEUX ça) (j’aime les bougies, mais je suis du genre à partir de chez moi en oubliant de les éteindre) (ce qui va finir par me poser un très, très gros problème le jour où j’y mettrais le feu).

La masseuse s’assure que la musique proposée vous convient et vous présente le déroulement du soin en précisant que vous pouvez refuser les manipulations du ventre, par exemple ; elle vous présente également le produit utilisé, compatible avec la grossesse et donc sans huiles essentielles. En l’occurrence, il s’agit d’une huile de pépin de raisons, Caudalie évidemment. Vous vous installez sur la table de massage, des serviettes roulées sont à votre disposition pour vous caler confortablement. Niveau ambiance, on ne révolutionne pas les massages, mais tout cela reste très agréable.

Le massage commence une serviette chaude disposée sur les pieds – pour le coup c’était une première bien agréable, et pourtant je me fais régulièrement masser (ou du moins, aussi régulièrement que mes finances le permettent). Vous commencez le massage sur le dos (ventre et torse, membres, et rapidement visage/ cuir chevelu) avant de vous tourner de chaque côté pour insister sur le dos et de nouveau les jambes. Le massage finit en position assise pour une dernière fois manipuler votre dos.

J’ai particulièrement apprécié l’alternance de mouvements très doux et de pressions plus fermes ainsi que l’odeur de l’huile de pépins de raisins utilisée. La masseuse a de toute évidence l’expérience des femmes enceintes (« Prenez appui sur moi pour vous relever » –> à un certain stade de la grossesse mon autonomie devient proche du zéro absolu). Le soin s’achève avec une tisane et une grappe de raisins mise à votre disposition.

Je n’ai pas testé le spa, qui pour le coup me semble plus adapté aux futurs papas qu’aux futures mamans (hammam, jacuzzi), mais l’ambiance des lieux était tout à fait agréable. L’hôtel en lui même est également sympathique, je ne pensais pas pouvoir avoir la sensation d’être transportée à Rivendell (le Seigneur des anneaux, un bon bouquin à lire pendant votre grossesse si ce n’est pas fait) (après, il sera trop tard), dans un décor où nature et culture s’entrecroisent paisiblement, à dix bornes de chez moi.

En bref, c’était BIEN, et j’y retournerais si possible.

  • Le prix : 108 euros pour le soin
  • La durée : 50 minutes
  • Les plus : la parenthèse enchantée toute proche de Paris, les produits Caudalie, l’expérience de la masseuse
  • Les moins : pas de coussin d’allaitement, LE truc qui fait la différence pour montrer qu’on est des pro des femmes enceintes ; absence de package Grossesse avec un soin du visage en plus, par exemple (même s’il est possible d’y souscrire séparément)

 

 

 

Le trousseau de la femme enceinte

Lorsque vous êtes enceinte, quels sont les objets indispensables pour vous simplifier la vie et rester zen  ?

Au premier trimestre (voire plus longtemps si vous n’avez pas de bol)

  • Un sac en plastique, pour les accidents de vomi
  • Un en-cas pour prévenir les nausées : amandes, cranberries, etc., à grignoter dès que le besoin s’en fait sentir

Lorsque vous commencez à être bien ventrue

  • Des vêtements adaptés au fur et à mesure que votre ventre pousse (des robes larges, jupes à taille élastique… peuvent tout à fait être suffisantes dans un premier temps, avec de passer aux choses sérieuses). Pour constituer une garde-robe complète, je vous recommande la lecture de cet article.
  • Un chausse-pied, pour rester digne et autonome tous les matins
  • Des ballerines, pour quand même le chausse-pied ne suffit plus (fonctionne aussi avec des tongs, mais pas avec des Docs)
  • Un coussin d’allaitement, pour caser votre ventre confortablement durant la nuit
  • Un bon soutien-gorge pour la journée, et éventuellement un pour la nuit (sans armature) pour les périodes au cours desquelles vos seins sont plus lourds que des pastèques

Tout le temps

  • Un carnet pour noter toutes vos idées géniales (idées de prénoms, référence de peinture, LISTES)
  • Un smartphone pour prendre en photo vos coups de cœur (le carnet fait aussi l’affaire, mais je suis très faignante). Utile également lorsque vous avez un doute sur un aliment pour vérifier s’il fait partie de la liste des « OK » ou s’il figure sur celle des « KO »
  • Un agenda pour noter tous vos rendez-vous médicaux
  • Un dossier (à trimbaler lors de vos rendez-vous ou lorsque vous déciderez de vous taper un petit week-end  à 200 bornes de chez vous le 9ème mois) (je vous tire mon chapeau) avec compte-rendus médicaux, résultats d’analyse, écho. Je vous conseille également d’y faire un récapitulatif de toutes vos dates de rendez-vous.
  • De l’eau parce que vous avez tout le temps soif
  • Un radar à chiottes, parce que vous avez tout le temps envie de faire pipi
  • Une crème anti-vergetures, histoire de ne pas avoir de regret – fonctionne également avec de l’huile d’amande douce par exemple (attention, jamais d’huile essentielle pendant la grossesse)
  • Une crème solaire si vous prenez beaucoup l’air, même s’il ne fait pas très chaud, même s’il ne fait pas très beau

Et dans les non-indispensables, ou intéressants seulement de temps en temps, on pensera à :

  • Un appareil photo – prenez au moins un cliché souvenir de vous en baleine
  • Un maillot de bain : vous raterez un truc si vous ne prenez pas l’eau pendant votre grossesse (ce sentiment si agréable de légèreté)
  • Un oreiller pour vous caler le dos lors de vos grands trajets en voiture (à la fin, ajoutez-y une serviette de bain, pour ne pas risquer de pourrir votre siège en cas de perte des eaux sauvage)
  • Un coussin chauffant ou une bouillotte pour vos douleurs dorsales et cervicales
  • Un ventilateur : si vous êtes enceinte l’été, achetez-le sans attendre la canicule et la rupture de stock
  • Un brumisateur et un spray jambes lourdes : là vous pouvez attendre d’avoir vraiment trop chaud (mais le brumisateur vous sera de toute façon très utile pendant l’accouchement)
  • Et des accessoires ultra-glamour type ceinture lombaire ou bas de contention si recommandés votre médecin.

Finalement, il en faut peu pour être heureux :)

L’instinct maternel

… et l’instinct paternel, dans tout ça ? Parlons plutôt d’instinct parental. Que désigne-t-il, et existe-t-il vraiment ?

Je dirais qu’il recouvre deux choses :

  • La capacité à savoir s’occuper instinctivement de son bébé ;
  • Le fait de l’aimer au premier regard.

Et il me semble que ni l’un ni l’autre ne sont innés (victoire ! vous et moi ne sommes pas de mauvais parents).

Certains parents sont pleins d’amour pour le bébé qui est dans le ventre de sa mère, d’autres ont besoin de faire sa connaissance après sa sortie à l’air libre avant de se projeter pleinement dans cette relation.

Dans tous les cas, l’accouchement peut être une épreuve difficile à traverser qui peut tout changer pour les deux parents, et rajouter un troisième larron dans l’affaire ne simplifie pas la situation. Ce larron, vous l’avez sans doute imaginé, voire fantasmé : et il apparaît devant vous hurlant, couvert de sang ou de vernix, tout gris, chauve. Il ne ressemble pas aux nouveaux-nés dans Urgences. Ou alors il vous semble beau, mais il reste un inconnu.

Peut-être vous sentez-vous submergés d’amour pour ce petit être dès votre rencontre, et ce quelle que soit la relation que vous entreteniez avec lui avant sa naissance. Tout vous semble si facile et naturel que vous ne vous posez même pas la question.

Et peut-être ne ressentez-vous pas cette vague d’amour. A la limite, un lourd sentiment de responsabilité vis-à-vis de cet enfant qui est le vôtre.

C’est tout à fait normal. Cet enfant, vous ne le connaissez pas. Vous allez apprendre à le connaître et à l’aimer en même temps. Vous l’aimerez non pas parce que vous l’avez engendré et lui avez donné naissance, vous l’aimerez pour la petite personne qu’il est déjà et pour celle qu’il est en train de devenir. A votre rythme, apprivoisez-vous. L’Amour viendra.

Quant à savoir s’occuper instinctivement de son nouveau-né… N’oublions pas que les sociétés modernes, jusqu’à récemment, ont été construites sur des modèles de foyers familiaux élargis. La jeune mère (ne parlons que d’elle, puisque de toute façon le père n’était que très peu concerné) n’était jamais seule pour s’occuper de son enfant. Entourée par d’autres femmes, pensez-vous vraiment que la primipare apprenait de façon en autodidacte à nourrir ou langer son bébé ?

Et bien pour vous, c’est pareil, sauf que le vous du XXIème siècle, ce sont les deux parents. Vous allez apprendre avec les autres (personnel de la maternité, potes, grands-parents, Internet…) et aussi seuls en expérimentant. Si vous avez eu l’occasion de vous occuper de bébés avant le vôtre, ces gestes vous semblent peut-être naturels ; si c’est une grande première, il vous faut tout apprendre. Dans tous les cas, très rapidement vous allez  bien connaître et mieux comprendre votre bébé et ses besoins, mieux que personne. Tous les parents se plantent à un moment donné, tous culpabilisent, mais tous font aussi de leur mieux et finissent par trouver des solutions.

Laissez-vous du temps (et il faut avouer que si les nourrissons pouvaient parler, ils nous simplifieraient beaucoup les choses)… et restez zen.

 

Comment se préparer au mieux à l’allaitement ?

Vous avez envie d’allaiter, ou en tout cas vous avez envie d’essayer. C’est super !, comme ils disent à ma maternité (ils disent aussi « C’est super ! » aux femmes qui ne souhaitent pas allaiter – je les aime).

Il faut savoir que l’allaitement est parfois facile et naturel, et parfois… beaucoup moins. Voici quelques conseils pour vous y préparer au mieux.

Tout d’abord, au niveau équipement, vous aurez besoin de :

  • Vous informer

Le site le plus complet et sérieux en la matière, bien que certainement un peu partial, est celui de la Leche League. Je vous conseille de vous y reporter avant l’accouchement mais aussi après si vous rencontrez des difficultés, les professionnels de santé en France étant loin (et même très loin) d’être tous bien formés à la question de l’allaitement.

Globalement, il faut retenir qu’allaiter est un choix qui ne revient qu’à vous, et que hormis cas rarissime, toutes les femmes peuvent allaiter. Si cela vous tient à cœur et que l’allaitement ne se déroule pas aussi facilement que prévu, n’hésitez pas à vous faire aider – et l’avoir prévu en amont facilite les choses.

A contrario, vous avez parfaitement le droit de changer d’avis. De jeunes parents,  après deux jours sans parvenir à nourrir leur nourrisson au sein, préfèrent passer au biberon. La maternité le leur a refusé pour les encourager dans l’allaitement (cette histoire s’est passée au XXIème siècle, je sais, ça surprend), le papa finissant par aller chercher des biberons en loucedé.

En bref, vous ferez bien comme vous le sentirez le moment venu mais en cas de difficulté, faites-vous aider par quelqu’un de compétent en la matière.

En vous informant, vous apprendrez en outre qu’il n’est pas nécessaire (hors cas médicaux, cf. ci-dessous) de préparer vos seins à l’allaitement par des manipulations physiques et que si du colostrum s’écoule de vos seins durant votre grossesse, c’est normal (et que s’il ne s’en écoule pas, c’est normal également).

  • Vêtements compatibles allaitement

Vous pouvez vous faire plaisir sur des sites spécialisés (Envie de Fraises que je pense être le meilleur rapport qualité/prix, Émoi Émoi pas encore testé mais apparemment plus haut de gamme, etc.) ou bricoler avec les moyens du bord : en superposant un débardeur et un autre haut un peu lâches ou une chemise, par exemple. Après la naissance de mon fils, j’ai utilisé des vêtements spécialisés et aussi recyclé des chemises d’avant, c’était parfait et ça m’a évité la déprime de m’habiller avec les mêmes hauts pendant le temps de l’allaitement. Dans tous les cas, éviter les robes ultra près du corps trois trous est un bon début.

Dans tous les cas, vous ne couperez pas au soutien-gorge d’allaitement. Idéalement il faudrait attendre la montée de lait pour en acheter en connaissant la nouvelle taille de vos nichons (une chose est sûre, ils n’auront JAMAIS été aussi gros). Mais  personnellement, il m’était inimaginable de ne pas me préparer à 100% avant l’accouchement, j’en avais donc acheté en amont et en prévoyant un peu de marge. Indispensable également, la brassière ou un modèle de soutien-gorge sans baleine pour la nuit. Vos seins vont couler, et il est particulièrement désagréable de se réveiller dans une mare de lait.

  • Coussinets d’allaitement

LE combo indispensable avec le soutien-gorge contre les seins qui coulent, à utiliser à toute heure du jour et de la nuit donc. Ils existent en jetables ou lavables, c’est cette dernière option que j’ai choisie : achetez-en au moins 2 ou 3 paires pour être tranquille selon votre rythme de lessive. J’avais notamment choisi ce modèle chez ApiNapi, il en existe d’autres par exemple sur les Tendances d’Emma. Épais ou fins, je n’ai pas vu de différence fondamentale, l’essentiel étant qu’ils comportent une face imperméable et une autre plus absorbante dans un tissu plus doux. Et le doux est nécessaire, car vos seins risquent d’être malmenés.

NB : je m’étais également procuré des coquilles d’allaitement, mais très sincèrement je n’en ai pas bien compris l’intérêt.

  • Pommade ou crème contre les crevasses

Vous n’en aurez peut-être aucune (un peu comme pour les vergetures, c’est la roulette russe) mais en préventif ou en curatif le soin échéant, je vous conseille la crème Castor Equi (aucun castor n’a été blessé durant la fabrication du produit) qui est aussi grasse qu’efficace.

  • Du savon sans savon

Inutile de vous récurer la poitrine à la javel. Un savon sans savon au PH neutre, voire surgras si possible, sera parfait pour vous nettoyer sans agresser votre peau, et particulièrement la peau sensible de votre poitrine.

  • Un coussin d’allaitement

Pas parfaitement indispensable… mais tellement confortable qu’un peu indispensable quand même. Je le recommande dès la grossesse, à tous les parents – il est aussi parfait pour s’y lover pour dormir lorsqu’on est encombrée par son ventre et pour donner le biberon que pour allaiter. Je privilégie les modèles à billes, plus confortables selon moi que les modèles à rembourrage classique type oreiller.

Et de façon plus dispensable…

  • Protège-mamelons

Si l’allaitement est difficile, il est possible que vous ayez les seins extrêmement abîmés, voire en sang (nulle besoin que votre nouveau-né soit pourvu de dents de Dracula pour ça). Si vous souhaitez poursuivre l’allaitement, vous pourrez utiliser des protèges-mamelons, qui sont toutefois déconseillés si tout se passe bien car ils modifient la sensation de succion éprouvée par votre enfant.

  • Forme-mamelons

Dans le cas où vous avez des mamelons plats ou ombiliqués, on vous recommandera d’en porter au cours de votre grossesse. Pas de retour d’expérience en la matière mais je ne peux que vous conseiller de vous adresser à votre médecin ou votre sage-femme si vous pensez être concernée.

  • Tisane d’allaitement

En théorie, il faut boire trois litres par jour lorsqu’on allaite. Bon courage. Le tisane d’allaitement permet de varier les plaisirs et de stimuler la production de lait (la bière aussi, parait-il, mais c’est nettement moins recommandé).

  • Homéopathie

Pour favoriser la montée de lait. Efficacité non prouvée non scientifiquement, mais je fais partie de ces gens qui ont toujours envie de jouer au loto les vendredi 13 (et oublient de le faire).

  • Tire-lait / sac congélation

Le gros problème de l’allaitement, c’est que vous êtes condamnée, oui vous Madame, à être scotchée à votre bébé 24/24. Même quand on aime très fort son enfant ET qu’on l’allaite, on a parfois envie de prendre le large 2 heures, de se taper une soirée picole entre potes, de reprendre le boulot, ou même simplement d’une vraie nuit de sommeil. Pour remédier à cela, l’accessoire magique est le tire-lait qui vous permet de stocker d’avance le(s) prochain(s) repas de votre enfant. Si vous souhaitez bosser en quantité industrielle ou plusieurs jours à l’avance, des sacs congélation vous seront bien utiles (sis-tip : nul besoin de tout acheter dans une même marque, je roulais en combo Avent/Medela) ; autrement un bib au frigo et voguez vers la liberté. Il existe un vaste choix de modèles manuels ou électriques, vous pouvez également en louer en pharmacie. Vérifiez dans tous les cas que l’allaitement vous convient avant d’investir.

Avec tout ça vous devriez être parfaitement préparée à l’allaitement mais je vous préviens : c’est maintenant que les choses sérieuses commencent !

To be continued

Quels soins pour mon bébé ?

Votre bébé va bientôt arriver et vous souhaitez préparer tout ce qui sera nécessaire pour lui prodiguer ses soins au quotidien.

Equipement de base

  • Thermomètre rectal : plus fiable et/ou moins onéreux que les autres types de thermomètres. Vous pouvez privilégier un embout souple si vous avez peur de faire mal à votre bébé. En guise de vaseline, un peu de liniment (cf. ci-dessous) fera parfaitement l’affaire.
  • Brosse à cheveux très douce. Un peigne me semble dispensable, sauf si votre enfant est doté d’une tignasse vraiment difficile à démêler.
  • Ciseaux à ongles : à ne pas utiliser avant environ le premier moisiversaire de votre bébé. Pour les nouveaux-nés qui se griffent, privilégier les moufles ; à partir de quelques jours, une lime à ongle douce règle généralement le cas des Edward aux mains d’argent en herbe.
  • Thermomètre pour le bain : si vous n’en avez pas, plongez le coude dans l’eau et fiez-vous à votre instinct, jeune Padawan. Puis, en cas de doute, on commencera par plonger délicatement un orteil puis un pied de la Chose pour vérifier que la température lui convient.
  • Balance : les premières semaines, il est indispensable de peser régulièrement votre enfant (régulièrement ne signifiant pas après chaque caca mais plutôt toutes les semaines). Les PMI en sont équipées, les sages-femmes également ; si cela ne vous convient pas, je vous recommande d’en louer une auprès de votre pharmacie, c’est typiquement l’objet qui a un rapport coût versus fréquence et durée d’utilisation très faible.
  • Bol plastique : à disposer sur la table à langer et à remplir d’eau. Bien pratique pour un premier passage lorsque vous changez votre bébé, mais vous pouvez également vous contenter de tout faire au liniment (c’est ce que j’ai fait au bout de quelques semaines et je n’ai pas fini de vanter les bienfaits dudit liniment).

Change

  • Liniment oléo-calcaire : LE truc ultra utile pour le change. Plus efficace que l’eau, moins agressif (pour l’environnement mais surtout pour la peau de votre bébé) que les lingettes, faisant office de deux-en-un pour hydrater la peau de votre enfant, je ne lui trouve que des qualités. C’est le produit que vous pouvez acheter sans hésiter en X exemplaires, vous en aurez besoin très longtemps. Il existe du liniment en dosettes de voyage, que je ne recommande cependant pas : utilisez plutôt des petits flacons que vous remplirez régulièrement. Selon la taille de vos flacons, vous partirez en week-end ou pour deux semaines de vacances sans avoir besoin de vous trimbaler une énorme bouteille.
  • Cotons : l’accessoire indispensable pour accompagner le liniment. Veillez à ne jamais être à court de cotons sous peine de vivre une expérience malheureuse. Il existe des cotons lavables mais vu comme un bébé a la capacité à recréer Tchernobyl dans ses couches, j’ai personnellement préféré ne pas tenter l’expérience.
  • Bépanthen : crème pour le change à appliquer dès que votre enfant commence à être irrité. Dans le même genre, il existe également la crème Mytosil, mais qui sent le poisson (je n’ai pas hésité longtemps entre les deux).
  • Couches : jetables ou lavables ? J’étais séduite par le principe des lavables (comportant des voiles de protection jetables pour éviter de mettre littéralement les mains dans le caca), mais elles sont finalement difficilement conciliables avec mon mode de vie. Pensez à qui va garder/ changer l’enfant, votre rythme de lessives (qui va augmenter dès la naissance, c’est certain) et à la vitesse à laquelle le linge sèche chez vous. Si vous optez pour les jetables, vous aurez le choix entre des produits plus ou moins écologiques et agressifs pour la peau de votre bébé – si elle est très irritée, n’hésitez pas à changer de marque. Pour ma part, je me fournis chez les distributeurs, dont les couches font aussi bien le boulot que des Pampers tout en étant deux à trois fois moins chères.
  • Poubelle à couches : en fonction de la disposition de votre foyer, elle sera utile… ou pas. Nous avons opté pour une réserve de sacs en plastique que nous jetons au vide-ordures à chaque couche odorante.

Soins du cordon

  • Des compresses stériles. Elles vous serviront aussi pour nettoyer ses yeux.
  • Une lotion asséchante type Cicalfate ;
  • Un désinfectant type Biseptine.

Vous allez voir, on est HYPER à l’aise avec un nourrisson quand il s’agit de ce type de soins, c’est un bonheur à pratiquer. Deux bonnes nouvelles cependant : ce n’est pas du tout douloureux pour lui, et ça ne dure que l’espace de quelques jours pour vous.

Soins du corps

  • Eau nettoyante. Pratique pour nettoyer le visage, voire le corps de votre bébé si vous n’avez pas le temps de lui donner un bain et qu’il schlingue alors que vos beaux-parents débarquent dans 10 minutes (oui les bébés peuvent sentir mauvais et vous mettre la honte au passage). Peut également s’utiliser pour nettoyer le siège, par exemple pour un premier passage en remplacement de l’eau (mais rien ne remplace le liniment <3 ).
  • Crème hydratante ou lait hydratant : à mon sens, dispensable sauf si besoin d’hydratation spécifique. Vous pouvez vous faire plaisir si vous le souhaitez, mais le liniment (<3²) fait très bien l’affaire. De plus certains bébés y sont allergiques (même aux crèmes pour peaux sensibles… je suis blasée). Demandez des échantillons en pharmacie avant de nourrir l’ours Mustella. Sur mon bébé à moi, la seule crème qui a fonctionné sans empirer la situation est celle pour peaux atopiques Xeracalm de chez Avène.
  • Shampoing/ gel nettoyant : vous trouverez un large choix en la matière. Privilégiez un produit sans paraben, ni savon, ni parfum pour protéger la peau de votre bébé.
  • Huile de massage : dispensable mais agréable si vous souhaitez masser votre bébé. Vous pouvez y aller au feeling ou suivre un cours (si j’ai le temps et le courage, je vous ferais un feed-back là-dessus dans quelques temps).
  • Parfum : le truc le plus inutile du monde à mon sens. Si votre bébé ne sent pas bon, lavez-le (on évitera de pshiter du sent-bon de chiottes sur lui, dans tous les cas). S’il est propre, il sentira bon. Si on vous a offert du parfum pour bébé, gardez-le pour le sniffer en cachette pendant vos périodes de manque quand on vous aurez repris le travail.

Soins ORL

  • Coton-tiges :  à éviter absolument, même ceux avec un embout spécial. Ils peuvent gravement blesser votre enfant. Roulez un coton (ou une moitié de coton) en fusée, humidifiez-le (eau ou sérum phy), c’est le moyen le plus sûr et efficace pour nettoyer les oreilles de votre bébé.
  • Sérum physiologique : parfait pour nettoyer les oreilles et surtout les yeux de votre enfant. Vous en aurez besoin en grande quantité, n’hésitez pas à acheter la dose (en promo sinon c’est du vol).
  • Mouche-bébé : à éviter pour les nourrissons, dont la muqueuse nasale est bien trop fragile. Mais pratique pour les bébés un peu plus grands. Les embouts sont en théorie à jeter après usage, mais sont réutilisables quelques fois si vous les lavez immédiatement après usage. Dans tous les cas, commencer par nettoyer le nez au sérum phy avant (avant quoi  ? osons la vérité : d’aspirer la morve de votre enfant).
  • Pshit pour le nez : quand votre enfant sera plus grand, vous pourrez passer à un pshit nasal, d’autant plus utile qu’il en existe des décongestionnants. L’idéal est que le nez soit déjà propre avant usage (on en revient au sérum phy) pour une efficacité maximale. Sachez que globalement, quand un bébé commence à être malade, il faut lui nettoyer régulièrement le nez, c’est la meilleure façon d’éviter que sa crève évolue.
  • Compresses stériles :  indispensables pour les soins des yeux du nourrisson, ou en cas de problème particulier type conjonctivite. Autrement les compresses normales sont très bien aussi (mais je suis une mère indigne).

Repas

  • Si vous allaitez exclusivement, besoin de rien (envie de toi) pour votre bébé. Je consacrerai un article à l’équipement de la maman allaitante.
  • Lait en poudre : je vous recommande de prendre (au moins dans un premier temps) le même que celui qu’a reçu votre bébé à la maternité. Pas de surprise = pas de problème. En cas de problèmes de digestion, n’hésitez pas à changer de gamme ou de marque (par exemple pour du lait épaissi).
  • Biberons et tétines premier âge : si vous allaitez, tâchez de vous procurer une tétine qui imite le sein pour éviter que votre bébé ne délaisse vos nichons. Dans tous les cas et comme pour le lait, certains problèmes de digestion peuvent être réglés en changeant de modèle – piste à suivre si votre bébé souffre.

Pharmacie

  • Evidemment plus que pour tout autre thème les recommandations de votre pédiatre sont essentielles ici. Je vous recommande de vous créer une petite trousse à pharmacie que vous étofferez au fur et à mesure. Dans tous les cas, si votre bébé présente de la fièvre avant trois mois, pas d’auto-médication : on appelle le médecin.
  • Vitamines D & K : dès la naissance, sur ordonnance et selon prescription.
  • Tétine avec réservoir : utile pour faire avaler un médicament à votre bébé. Elle fonctionnera au moins une fois… pas forcément deux. Si le principe vous plait, tâchez d’y penser en amont, une telle tétine est difficile à trouver en pharmacie.
  • Calmosine :  boisson apaisante qui permettrait d’apaiser les troubles digestifs. Je n’en garantis pas l’efficacité, mais devant un bébé qui souffre, on tente tout ce qu’on peut pour le soulager.
  • Eosine : très utile pour désinfecter et assécher. Existe en dosettes mais c’est ULTRA salissant en plus il y en a toujours trop, je vous recommande la version précis-gouttes (trouvée chez Monop et nulle part ailleurs).
  • Et un peu plus tard, vous pourrez utiliser :
    • Paracétamol : à boire ou en supo, mais cf. ci-dessus : pas d’auto-médication pour les tous petits, attendez le go de votre médecin avant de le faire.
    • Supos / sirop contre la toux : attendez la prescription initiale et le délai recommandé par votre pédiatre, mais cela pourra faire partie de votre pharmacie de base.
    • Ventoline : toujours la même chose concernant les indications de votre pédiatre. Un embout est très utile, voire indispensable, pour les tous petits (à commander en pharmacie, elles n’en ont pas toujours en stock).
    • Camilia : idem que la Calmosine en ce qui concerne l’efficacité. Il s’agit d’homéopathie contre les douleurs dentaires.

Divers

  • Lessive hypoallergénique : nul besoin d’une lessive spécifique pour votre enfant, mais privilégiez un produit doux – et évitez l’assouplissant qui peut être allergisant.
  • Lotion désinfectante : utile avec un nourrisson, si vous êtes malade ou pour vos visiteurs qui sortent du métro – le lavage de mains, c’est très bien aussi, mais on n’a pas toujours un lavabo à proximité.

Voyez-vous d’autres produits ou équipements de soins qui vous semblent utiles ou indispensables ?