Quels soins pour mon bébé ?

Votre bébé va bientôt arriver et vous souhaitez préparer tout ce qui sera nécessaire pour lui prodiguer ses soins au quotidien.

Equipement de base

  • Thermomètre rectal : plus fiable et/ou moins onéreux que les autres types de thermomètres. Vous pouvez privilégier un embout souple si vous avez peur de faire mal à votre bébé. En guise de vaseline, un peu de liniment (cf. ci-dessous) fera parfaitement l’affaire.
  • Brosse à cheveux très douce. Un peigne me semble dispensable, sauf si votre enfant est doté d’une tignasse vraiment difficile à démêler.
  • Ciseaux à ongles : à ne pas utiliser avant environ le premier moisiversaire de votre bébé. Pour les nouveaux-nés qui se griffent, privilégier les moufles ; à partir de quelques jours, une lime à ongle douce règle généralement le cas des Edward aux mains d’argent en herbe.
  • Thermomètre pour le bain : si vous n’en avez pas, plongez le coude dans l’eau et fiez-vous à votre instinct, jeune Padawan. Puis, en cas de doute, on commencera par plonger délicatement un orteil puis un pied de la Chose pour vérifier que la température lui convient.
  • Balance : les premières semaines, il est indispensable de peser régulièrement votre enfant (régulièrement ne signifiant pas après chaque caca mais plutôt toutes les semaines). Les PMI en sont équipées, les sages-femmes également ; si cela ne vous convient pas, je vous recommande d’en louer une auprès de votre pharmacie, c’est typiquement l’objet qui a un rapport coût versus fréquence et durée d’utilisation très faible.
  • Bol plastique : à disposer sur la table à langer et à remplir d’eau. Bien pratique pour un premier passage lorsque vous changez votre bébé, mais vous pouvez également vous contenter de tout faire au liniment (c’est ce que j’ai fait au bout de quelques semaines et je n’ai pas fini de vanter les bienfaits dudit liniment).

Change

  • Liniment oléo-calcaire : LE truc ultra utile pour le change. Plus efficace que l’eau, moins agressif (pour l’environnement mais surtout pour la peau de votre bébé) que les lingettes, faisant office de deux-en-un pour hydrater la peau de votre enfant, je ne lui trouve que des qualités. C’est le produit que vous pouvez acheter sans hésiter en X exemplaires, vous en aurez besoin très longtemps. Il existe du liniment en dosettes de voyage, que je ne recommande cependant pas : utilisez plutôt des petits flacons que vous remplirez régulièrement. Selon la taille de vos flacons, vous partirez en week-end ou pour deux semaines de vacances sans avoir besoin de vous trimbaler une énorme bouteille.
  • Cotons : l’accessoire indispensable pour accompagner le liniment. Veillez à ne jamais être à court de cotons sous peine de vivre une expérience malheureuse. Il existe des cotons lavables mais vu comme un bébé a la capacité à recréer Tchernobyl dans ses couches, j’ai personnellement préféré ne pas tenter l’expérience.
  • Bépanthen : crème pour le change à appliquer dès que votre enfant commence à être irrité. Dans le même genre, il existe également la crème Mytosil, mais qui sent le poisson (je n’ai pas hésité longtemps entre les deux).
  • Couches : jetables ou lavables ? J’étais séduite par le principe des lavables (comportant des voiles de protection jetables pour éviter de mettre littéralement les mains dans le caca), mais elles sont finalement difficilement conciliables avec mon mode de vie. Pensez à qui va garder/ changer l’enfant, votre rythme de lessives (qui va augmenter dès la naissance, c’est certain) et à la vitesse à laquelle le linge sèche chez vous. Si vous optez pour les jetables, vous aurez le choix entre des produits plus ou moins écologiques et agressifs pour la peau de votre bébé – si elle est très irritée, n’hésitez pas à changer de marque. Pour ma part, je me fournis chez les distributeurs, dont les couches font aussi bien le boulot que des Pampers tout en étant deux à trois fois moins chères.
  • Poubelle à couches : en fonction de la disposition de votre foyer, elle sera utile… ou pas. Nous avons opté pour une réserve de sacs en plastique que nous jetons au vide-ordures à chaque couche odorante.

Soins du cordon

  • Des compresses stériles. Elles vous serviront aussi pour nettoyer ses yeux.
  • Une lotion asséchante type Cicalfate ;
  • Un désinfectant type Biseptine.

Vous allez voir, on est HYPER à l’aise avec un nourrisson quand il s’agit de ce type de soins, c’est un bonheur à pratiquer. Deux bonnes nouvelles cependant : ce n’est pas du tout douloureux pour lui, et ça ne dure que l’espace de quelques jours pour vous.

Soins du corps

  • Eau nettoyante. Pratique pour nettoyer le visage, voire le corps de votre bébé si vous n’avez pas le temps de lui donner un bain et qu’il schlingue alors que vos beaux-parents débarquent dans 10 minutes (oui les bébés peuvent sentir mauvais et vous mettre la honte au passage). Peut également s’utiliser pour nettoyer le siège, par exemple pour un premier passage en remplacement de l’eau (mais rien ne remplace le liniment <3 ).
  • Crème hydratante ou lait hydratant : à mon sens, dispensable sauf si besoin d’hydratation spécifique. Vous pouvez vous faire plaisir si vous le souhaitez, mais le liniment (<3²) fait très bien l’affaire. De plus certains bébés y sont allergiques (même aux crèmes pour peaux sensibles… je suis blasée). Demandez des échantillons en pharmacie avant de nourrir l’ours Mustella. Sur mon bébé à moi, la seule crème qui a fonctionné sans empirer la situation est celle pour peaux atopiques Xeracalm de chez Avène.
  • Shampoing/ gel nettoyant : vous trouverez un large choix en la matière. Privilégiez un produit sans paraben, ni savon, ni parfum pour protéger la peau de votre bébé.
  • Huile de massage : dispensable mais agréable si vous souhaitez masser votre bébé. Vous pouvez y aller au feeling ou suivre un cours (si j’ai le temps et le courage, je vous ferais un feed-back là-dessus dans quelques temps).
  • Parfum : le truc le plus inutile du monde à mon sens. Si votre bébé ne sent pas bon, lavez-le (on évitera de pshiter du sent-bon de chiottes sur lui, dans tous les cas). S’il est propre, il sentira bon. Si on vous a offert du parfum pour bébé, gardez-le pour le sniffer en cachette pendant vos périodes de manque quand on vous aurez repris le travail.

Soins ORL

  • Coton-tiges :  à éviter absolument, même ceux avec un embout spécial. Ils peuvent gravement blesser votre enfant. Roulez un coton (ou une moitié de coton) en fusée, humidifiez-le (eau ou sérum phy), c’est le moyen le plus sûr et efficace pour nettoyer les oreilles de votre bébé.
  • Sérum physiologique : parfait pour nettoyer les oreilles et surtout les yeux de votre enfant. Vous en aurez besoin en grande quantité, n’hésitez pas à acheter la dose (en promo sinon c’est du vol).
  • Mouche-bébé : à éviter pour les nourrissons, dont la muqueuse nasale est bien trop fragile. Mais pratique pour les bébés un peu plus grands. Les embouts sont en théorie à jeter après usage, mais sont réutilisables quelques fois si vous les lavez immédiatement après usage. Dans tous les cas, commencer par nettoyer le nez au sérum phy avant (avant quoi  ? osons la vérité : d’aspirer la morve de votre enfant).
  • Pshit pour le nez : quand votre enfant sera plus grand, vous pourrez passer à un pshit nasal, d’autant plus utile qu’il en existe des décongestionnants. L’idéal est que le nez soit déjà propre avant usage (on en revient au sérum phy) pour une efficacité maximale. Sachez que globalement, quand un bébé commence à être malade, il faut lui nettoyer régulièrement le nez, c’est la meilleure façon d’éviter que sa crève évolue.
  • Compresses stériles :  indispensables pour les soins des yeux du nourrisson, ou en cas de problème particulier type conjonctivite. Autrement les compresses normales sont très bien aussi (mais je suis une mère indigne).

Repas

  • Si vous allaitez exclusivement, besoin de rien (envie de toi) pour votre bébé. Je consacrerai un article à l’équipement de la maman allaitante.
  • Lait en poudre : je vous recommande de prendre (au moins dans un premier temps) le même que celui qu’a reçu votre bébé à la maternité. Pas de surprise = pas de problème. En cas de problèmes de digestion, n’hésitez pas à changer de gamme ou de marque (par exemple pour du lait épaissi).
  • Biberons et tétines premier âge : si vous allaitez, tâchez de vous procurer une tétine qui imite le sein pour éviter que votre bébé ne délaisse vos nichons. Dans tous les cas et comme pour le lait, certains problèmes de digestion peuvent être réglés en changeant de modèle – piste à suivre si votre bébé souffre.

Pharmacie

  • Evidemment plus que pour tout autre thème les recommandations de votre pédiatre sont essentielles ici. Je vous recommande de vous créer une petite trousse à pharmacie que vous étofferez au fur et à mesure. Dans tous les cas, si votre bébé présente de la fièvre avant trois mois, pas d’auto-médication : on appelle le médecin.
  • Vitamines D & K : dès la naissance, sur ordonnance et selon prescription.
  • Tétine avec réservoir : utile pour faire avaler un médicament à votre bébé. Elle fonctionnera au moins une fois… pas forcément deux. Si le principe vous plait, tâchez d’y penser en amont, une telle tétine est difficile à trouver en pharmacie.
  • Calmosine :  boisson apaisante qui permettrait d’apaiser les troubles digestifs. Je n’en garantis pas l’efficacité, mais devant un bébé qui souffre, on tente tout ce qu’on peut pour le soulager.
  • Eosine : très utile pour désinfecter et assécher. Existe en dosettes mais c’est ULTRA salissant en plus il y en a toujours trop, je vous recommande la version précis-gouttes (trouvée chez Monop et nulle part ailleurs).
  • Et un peu plus tard, vous pourrez utiliser :
    • Paracétamol : à boire ou en supo, mais cf. ci-dessus : pas d’auto-médication pour les tous petits, attendez le go de votre médecin avant de le faire.
    • Supos / sirop contre la toux : attendez la prescription initiale et le délai recommandé par votre pédiatre, mais cela pourra faire partie de votre pharmacie de base.
    • Ventoline : toujours la même chose concernant les indications de votre pédiatre. Un embout est très utile, voire indispensable, pour les tous petits (à commander en pharmacie, elles n’en ont pas toujours en stock).
    • Camilia : idem que la Calmosine en ce qui concerne l’efficacité. Il s’agit d’homéopathie contre les douleurs dentaires.

Divers

  • Lessive hypoallergénique : nul besoin d’une lessive spécifique pour votre enfant, mais privilégiez un produit doux – et évitez l’assouplissant qui peut être allergisant.
  • Lotion désinfectante : utile avec un nourrisson, si vous êtes malade ou pour vos visiteurs qui sortent du métro – le lavage de mains, c’est très bien aussi, mais on n’a pas toujours un lavabo à proximité.

Voyez-vous d’autres produits ou équipements de soins qui vous semblent utiles ou indispensables ?

Le retour à la maison

Et voilà, vous allez rentrer chez vous, pour la première fois, à trois.

La bonne nouvelle, c’est qu’avant de partir, vous aviez prévu tout l’équipement nécessaire ; mais il reste encore quelques bricoles à régler.

  • Les premiers pas

Il parait qu’il est important de faire faire le tour du (petit) propriétaire. Il y a de grandes chances pour que votre bébé n’en ait cure et préfère somnoler dans vos bras ; néanmoins je trouve l’idée assez sympathique.

S’il y a d’autres habitants dans votre maison, effectuez les présentations (je parle du Chat, pas des amis imaginaires de votre aîné ou des cafards qui infestent votre cuisine) (eurk).

Si vous aviez demandé à votre compagnon de finaliser la chambre de votre enfant/ faire le ménage/sortir les poubelles pendant votre séjour à la maternité et que ce n’est pas fait (ou pas aussi bien que ce que vous auriez fait, vous), lancez-lui un regard désabusé, il devrait percuter et culpabiliser suffisamment pour réagir dans l’instant : installez-vous calmement et confortablement avec votre bébé, et laissez bosser votre conjoint bosser sans hurler ou l’accabler de reproches. Il a peut-être eu besoin de profiter de ses derniers instants de liberté, l’important, c’est qu’il vous soutienne maintenant.

D’ailleurs, à quel moment souhaitez-vous la présence de votre compagnon auprès de vous et de votre nouveau-né ?  En temps que salarié, il a droit à trois jours ouvrés pour la naissance, et onze jours calendaires de congé paternité. Pas facile de savoir en amont à quel moment vous aurez besoin de lui.

Je suis d’avis que si une présence à la maternité les premiers jours est agréable, elle est indispensable à la maison (et d’ailleurs, le premier jour où mon mari est allé bosser après mon retour, j’ai bien cru que j’allais pleurer j’ai pleuré) (on pense qu’on pleure beaucoup enceinte, mais c’est pire après).

S’il ne peut être présent et que vous ne souhaitez pas être seule, c’est le moment de vous faire accompagner au maximum par votre famille ou vos amis s’ils peuvent venir vous voir.

  • Les visites

Normalement, si les sept enfers ne se sont pas déchaînés sur vous à la maternité, vous allez être assaillis de demandes pour rencontrer le divin enfant.

Au passage, vous avez le droit de faire des sourires (crispés) à ceux qui vous diront Bonjour seulement après avoir admiré votre bébé, voire qui ne vous aurons pas dit bonjour du tout (à ce stade, le créateur n’a pas l’importance de sa créature aux yeux de certains). Pensez-y la prochaine fois que vous irez visiter de jeunes parents, on pêche tous par manque d’expérience.

Vous pouvez organiser ces visites en envoyant un mail à vos proches avant votre départ à la maternité. Coupez l’herbe sous le pied de ceux qui ont envie de s’incruster (au hasard, vos parents/ beaux-parents) : ils seront les bienvenus, à partir de J+8 et non à J+2 par exemple ;  précisez quelles sont vos heures préférées pour les visites (à 18 heures, pour l’heure des traditionnels pleurs du soir, on préfère en général être en petit comité quand on se sent parent indigne incapable de consoler son enfant) (ça arrive à TOUT LE MONDE) ; ce qui vous ferait plaisir : que votre invité apporte le repas / fasse une livraison de plats Picard, qu’il vous file un coup de main pour le ménage, voire qu’il garde la Bête pendant que vous vous absentez deux heures (plus facile quand on n’allaite pas) (petite veinarde). Evidemment, tout le monde ne pourra pas vous rendre ce type de service, mais la meilleure façon d’obtenir ce que vous voulez/dont vous avez besoin, c’est de demander, n’hésitez donc pas à le faire.

N’hésitez pas non plus à dire non si la visite ne vous convient pas sur le fond ou la forme. S’il s’agit de très proches type beaux-parents, il est diplomatique de mettre un peu d’eau dans son vin : oui pour qu’ils viennent vous voir, mais s’ils logent à l’hôtel. Si la visite se passe mal (invités qui s’incrustent plus longtemps que prévu / mettent les pieds sous la table en attendant que vous leur serviez un repas trois étoiles), vous avez aussi le droit de les foutre dehors.

  • Les soins

Je reviendrai plus longuement sur la trousse à pharmacie de votre bébé / le nécessaire à soins de votre bébé dans un prochain article (à liste <3).

A noter que vous pouvez demander à une sage-femme de venir vous visiter, très utile si vous êtes en pleine découverte du mode d’emploi du nouveau-né. Prenez contact en amont avec la sage-femme afin de vous assurer qu’elle pourra bien venir à domicile.

  • La nourriture

Si vous avez choisi de ne pas allaiter, essayez de vous procurer le même lait qu’à la maternité, si bien supporté par votre enfant (achetez-le avant l’accouchement ou envoyez votre conjoint s’en charger pendant votre séjour à la maternité, mais ne vous en occupez pas à votre retour).

Si vous allaitez, en théorie c’est plus fastoche : vous n’aurez besoin que de vos nichons. Cependant je vous conseille tout de même d’avoir une boîte de lait en poudre à la maison, au cas où, pour éviter le drame du dimanche soir, 20 heures, en cas de problème. Elle vous servira a minima lorsque vous passerez à l’allaitement mixte (sauf si vous envisagez de nourrir votre enfant au sein jusqu’à sa majorité, là vous pourrez passer directement à la vodka).

Concernant votre nourriture, assurez-vous que le congélateur/ frigo sera bien rempli à votre retour, vous n’aurez pas le cœur à vous préparer un bourguignon juste après avoir accouché (et manger, c’est important).

Vous allez à présenter découvrir la vie à trois (ou plus). Les débuts peuvent être compliqués (remarquez : la suite aussi), ne vous stressez pas/ ne culpabilisez pas, il y a de quoi être très bouleversé par ce changement. Faites de votre mieux, et rappelez vous que tant que tout va bien… tout va bien.

Préparer son séjour à la maternité

Pour bien vous préparer à l’accouchement, vous avez fait vos valises ; mais que faut-il prévoir d’autre pour anticiper son séjour à la maternité?

En amont

Préparez et chronométrer votre trajet : vous vous y rendrez plus détendue le jour J. Anticipez les différents moyens de transports possibles : à pieds, en transports en commun, en taxi, ou dans votre voiture. Le cas échéant en tenant compte des bouchons (vous venez présentement de passer très près d’un mauvais jeu de mots impliquant la notion de muqueux).

Prévoyez les visites que vous recevrez à la maternité en envoyant un message aux proches que vous aurez plaisir à voir à la maternité (plutôt à une liste restreinte qu’à votre équipe complète de pom-pom girls, suppléantes comprises) avec le plan d’accès à la maternité, les horaires de visite et recommandations diverses (on n’apporte pas de fleurs et on ne vient pas quand on a la grippe A, merci) ainsi que, et c’est le plus important, vos consignes. Par exemple :

  • Pas de visite le premier jour
  • Pas plus de deux visiteurs à la fois (de grâce, respectez cela si vous êtes en chambre double)
  • Uniquement visites des grands-parents / BFF
  • Les visites doivent durer 15 minutes, 30 maximum
  • Confirmer toute visite par téléphone avant
  • Seuls seront admis les visiteurs équipés de sushis
  • Etc.

Evidemment rien ne vous empêche de dire les choses avec plus de diplomatie (cela est même recommandé si vous souhaitez conserver de bonnes relations avec vos proches). Pensez que vous risquez d’être épuisée par un accouchement long et/ou difficile ou tout simplement que vous aurez peut-être envie de partager ces premiers instants uniquement avec votre tout nouveau cercle familial restreint.

En bref, il vaut mieux être un peu sèche avant, quitte à être finalement plus souple que ce que vous aviez prévu pour ne pas prendre le risque de vexer vos proches en les mettant dehors ou d’être atrocement gênée par la présence de votre belle-mère à H+4.

Juste avant d’accoucher

Selon les consignes données par votre maternité, et si cela est possible, prenez une douche, ou mieux, un bain avant de partir ; vous pouvez également grignoter quelque chose (si vous n’avez pas faim, privilégiez une boisson qui tient bien au corps type jus d’abricot ou chocolat chaud). En effet, en France il est de bon ton d’affamer et d’assoiffer la femme sur le point d’accoucher au cas où il faudrait pratiquer sur elle une anesthésie générale en urgence (et là, vous comprenez également tout l’intérêt du brumisateur, seule boisson à laquelle vous aurez droit pour vous désaltérer en salle de naissance).

Vérifiez votre check-liste de départ : enlevez votre vernis à ongles, vos lentilles, le contenu de votre baluchon… NB : ce n’est pas le moment de commencer nettoyer les vitres du salon, l’important c’est d’accoucher maintenant.

Comment vous rendre à la maternité ? Vous avez prévu en amont votre transport. Si vous êtes seule et tordue de douleur, évitez de conduire ; si vous prévoyez d’être assise, emportez une petite serviette de toilette pour éviter de pourrir la banquette arrière du taxi en perdant les eaux. Toujours si vous êtes seule, n’emportez avec vous que le baluchon pour la salle de naissance, votre conjoint se chargera du reste plus tard.

Dans tous les cas et sauf urgence réellement urgente (et croyez-moi, quand le bébé est vraiment sur le point d’arriver, vous le sentez) (c’est un peu comme une grosse envie d’aller faire caca maintenant tout de suite, sauf qu’on parle d’accouchement) (c’est plus fort que moi, il faut que je parle de caca à chaque article), évitez d’appeler les pompiers. Sauf cas rarissime, surtout pour un premier, la durée d’un accouchement est suffisamment longue pour vous permet de regarder l’intégrale du Seigneur des Anneaux en version longue et de faire une partie de Scrabble derrière. Laissez les pompiers et le samu s’occuper des vraies urgences et appelez donc un taxi (ou votre meilleur ami à la rescousse).

Si vous avez déjà un enfant ou autre tamagotchi, prévoyez en amont à qui vous pourrez le confier et selon quelles modalités (vos parents viennent chercher l’aîné chez vous, vous effectuez la passation à la maternité, etc.). L’heureux dépositaire de la créature étant prié de laisser son portable allumé 24/24, parce qu’en général, on ne choisit pas l’heure à laquelle on accouche.

Voilà, vous êtes dans la place. C’est maintenant que les choses sérieuses commencent.

To be continued

 

Préparer sa valise pour la maternité

Le jour J approche, et il est temps de préparer votre valise, ou plutôt vos valises pour la maternité.

En parallèle du paquetage, préparez une liste (<3) avec tout ce que vous devez faire avant de partir, par exemple : enlever vos bijoux, votre vernis, etc. Votre maternité vous indiquera les pré-requis en la matière. Adaptez également le contenu des valises selon leurs indications.

Vous devez donc préparer plusieurs valises. Je vous recommande : un baluchon à emporter en salle de naissance, et une à deux valises (pour vous et votre enfant) pour le séjour en maternité.

Baluchon salle de naissance (on évitera l’immense valise qui gêne le passage)

Affaires Papa

  • 20 euros en monnaie pour se ravitailler en café, nourriture (l’accouchement peut être long, très long…) (35 HEURES BORDEL) ;
  • Chéquier : si besoin de caution pour le téléphone ou la TV en chambre ; en prenant soin de vérifier en amont si c’est nécessaire ou non (la caution ET le téléphone ou la TV) ;
  • Appareil photo – avec batterie chargée !

Affaires Maman

  • Dossier médical et administratif dont carte de groupe sanguin, tous les examens réalisés au cours de la grossesse, livret de famille, CNI, carte Vitale, carte de mutuelle ;
  • Une tenue confortable : par exemple une chemise de nuit chouette, un gilet à manches longues s’il fait frisquet (normalement il fait bien chaud dans les maternités, mais je vous rappelle qu’un accouchement peut être long, TRÈS LONG), une paire de chaussettes ou des chaussons sympas pour déambuler tranquillement ;
  • Des barrettes, un élastique ou un bandeau pour éviter d’avoir les cheveux dans la tronche en pleine poussée ;
  • Pour votre confort :
    • Un brumisateur. INDISPENSABLE. Votre assistant, pardon compagnon, pourra ici se trouver un rôle-clé dans l’accouchement (je pense que j’ai répété « brumisateur ! » au moins 50 fois le jour J) (vers la fin, avant j’ai eu au moins 34 heures d’autonomie en la matière) ;
    • Un déo en spray, recommandé par une amie très chère. Attention, spoiler qui pique les yeux des âmes sensibles : il arrive qu’on fasse caca (et pas des paillettes) avant ou au cours de l’accouchement, et il arrive que l’on ne s’en rende pas compte jusqu’à se dire que tiens, ça ne sent pas la rose. Un déo en spray peut sauver votre dignité à ce moment-là si vous êtes mal à l’aise dans ce type de circonstances (personnellement, je n’ai plus de dignité depuis longtemps) ;
    • Lunettes / lentilles + étui et produit, si vous êtes binoclarde.
  • Pour l’attente :
    • Des magazines, un bouquin, un tablette chargée avec des séries/films… en présence de votre conjoint cet équipement perd de l’intérêt, vous serez peut-être contents de papoter simplement entre vous.
    • De la musique : pour le coup, j’ai trouvé agréable d’avoir une ambiance sonore, même si l’équipe m’a demandé de couper le son juste avant la naissance (mon fils n’a pas poussé son premier cri sur la Chevauchée des Walkyries, snif) (en vrai j’avais prévu une play-list titrée « Happy mood », on n’est pas là pour faire la tronche ou conquérir la Pologne).

Affaire Bébé

  • Un body – pour la taille, en fonction de ce qu’on vous aura annoncé à la dernière écho, prévoyez du naissance ou du 1 mois (voire du 3 mois si vous accouchez d’un petit veau) (auquel cas je vous souhaite bon courage). Privilégiez un body qui s’ouvre par devant, plus facile pour habiller votre enfant quand vous avez l’impression que le manipuler est aussi délicat que de servir du thé dans un service en porcelaine quand on a des pattes d’ours ;
  • Un bonnet ;
  • Un pyjama plus ou moins chaud (coton ou velours) selon la saison ;
  • Une serviette ou une couverture polaire pour tenir votre enfant au chaud.

Pour le séjour à la maternité – adaptez le nombre de vêtements en fonction de la durée prévue du séjour 

Affaires Bébé 

  • Trois à cinq bodies – ils prennent peu de place et sont utiles quand on n’a pas trop la main (vous allez découvrir avec bonheur vos premières couches mal positionnées et le plaisir des régurgitations) ;
  • Deux ou trois pyjamas – en coton ou velours selon la saison ;
  • Un cache-cœur ou un pull plus chaud, selon la saison ;
  • Un bonnet ;
  • Des moufles – si votre enfant se lacère le visage à la mode Wolverine ;
  • Des chaussettes – inutiles si toutes les tenues prévues recouvrent les pieds
  • Une tenue pour la sortie : dispensable. Ici la politique de la maison est de laisser les bébés en pyj jusqu’à 2 ou 3 mois.
  • Une gigoteuse ou turbulette – peut être remplacée par une couverture (à 3 jours de vie, votre bébé ne bouge pas assez pour risquer de s’étouffer avec) ;
  • Deux langes : très utiles pour essuyer les reflux, les nichons qui débordent, voire faire office de doudou ;
  • Des bavoirs : dispensables, je les remplace par des langes ;
  • Un protège carnet de santé : dispensable, d’autant qu’il est possible que vous en receviez un en cadeau à la maternité ;
  • Une tétine : même si vous êtes contre. Il paraît que ça a sauvé des santés mentales.
  • Des couches naissance : 1 paquet devrait laaaaargement suffire pour la maternité.
  • Une serviette de toilette pour votre enfant ;
  • Un thermomètre : demandé à ma maternité (pour apprendre à s’en servir), mais ils ont leur propre matériel. Privilégiez un modèle rectal, tout simple à 5 euros – un embout souple me semble toutefois une attention délicate pour l’anus de votre bébé ;
  • Une brosse à poils doux ;
  • Du savon liquide surgras, sans paraben ;
  • Du liniment et du coton qui remplacent les lingettes (irritantes et polluantes) pour le change ;
  • Du sérum physiologique pour nettoyer les yeux, le nez (n’hésitez pas à acheter en gros, il sera utilisé) ;
  • Lait ou crème hydratante : dispensable. Vous pouvez en outre demander des échantillons en pharmacie, des fois que votre enfant fasse des réactions allergiques (le mien ne supporte qu’un type de crème, par exemple).

 Séjour maternité Maman

  • Une grande serviette de bain qui ne craint pas trop, et une petite qui craint encore moins (je vous laisse la délicate surprise de deviner pourquoi) ;
  • Une tapis de bain, si vous avez comme moi le pied délicat en sortant de la douche ;
  • Un coussin d’allaitement : très utile si vous allaitez ou pour donner le biberon confortablement (mais prend beaucoup de place) ;
  • Une bouée pour s’asseoir si besoin : vous ne voulez pas savoir pourquoi. L’usage de la bouée est controversé, mais je vous recommande tout de même d’en prévoir une pour éviter d’envoyer le papa en dégoter une de toute urgence à 20 heures un dimanche de décembre.
  • Deux ou trois chemises de nuit confortables, et compatibles avec l’allaitement si vous prévoyez d’allaiter ;
  • Deux soutien-gorges, d’allaitement + une brassière pour la nuit si vous prévoyez d’allaiter (pour la nuit sachez que vos nichons peuvent couler même pendant votre sommeil en se passant de votre accord) ;
  • Deux hauts confortables, d’allaitement le cas échéant ;
  • Deux bas confortables, sachant qu’une sage-femme viendra régulièrement mettre son nez entre vos cuisses en cas de problème particulier, type épisiotomie ;
  • Des culottes jetables ou en coton qui finiront à la poubelle (vous commencez à vous douter que les suites de couche peuvent ressembler à un remake de Shining, hein ?) ;
  • Des chaussons, pour déambuler sans choper les verrues plantaires de votre voisine de chambrée ;
  • Une robe de chambre/un kimono/truc pour vous tenir un peu plus chaud (vous pouvez trouver un vêtement qui ne vous fera pas ressembler à votre grand-mère, promis) ;
  • Des bas de contention : si vous avez des problèmes de circulation ou avez du mal à vous lever ;
  • Des serviettes périodiques +++ ;
  • Du savon liquide surgras ;
  • Du shampoing et/ou du shampoing sec (en cas de césarienne, vous ne pourrez pas prendre de douche immédiatement et n’espérez pas non plus vous laver les cheveux penchée sur le lavabo) ;
  • Crème pour la peau : dispensable ;
  • Un sèche-cheveu : dispensable pour refaire votre brushing, très utile en cas d’épisiotomie ;
  • Trousse de toilette (n’oubliez pas votre brosse à dents, ni du maquillage si vous savez que vous ne supporterez pas de vous voir avec une mauvaise mine sur les photos – votre minimum vital en somme) ;
  • Mouchoirs ;
  • Masque pour les yeux / boules Quiès : impératif si vous êtes en chambre double pour espérer vous reposer ;
  • Des choses sympas à grignoter : c’est le moment de commander à vos visiteurs des sushis, des rillettes voire même du champagne si vous n’allaitez pas (petite veinarde) ;
  • Montre ou réveil : indispensable car votre maternité vous demandera de noter les heures de repas et de change (celles du bébé, les vôtres ils s’en foutent) (sauf votre premier pipi) ;
  • Carnet (si papier pas fourni ou que vous souhaitez écrire vos premières impressions), stylo.

Si vous allaitez, il faut prévoir spécifiquement :

  • De la flotte : 3L/jour sont recommandés, dans ma maternité ils ne fournissaient qu’une bouteille par jour. D’ailleurs, allaitement ou non, c’est aussi le moment de vous (re)mettre à la Contrex ou à l’Hépar en cas de problèmes digestifs (votre première selle (<3) après accouchement pouvant être particulièrement effrayante ou éprouvante) ;
  • Tisane d’allaitement – la bouilloire et la tasse ne sont pas forcément indispensable, à vérifier en amont (je m’excuse auprès de mon mec de lui avoir fait trimbaler tout ça pour mon premier séjour à la maternité) ;
  • Des coussins d’allaitement : j’ai un faible pour les coussinets lavables ;
  • Des protèges-mamelons, si vous avez accouché de Dracula ou d’un molosse (edit : en fait c’est inutile, sauf si problème et là vous enverrez le Papa s’en procurer en pleurant votre race de n’avoir pu bien suivi le conseil qui suit) ;
  • De la pommade ou de la crème pour protéger votre poitrine, type Castor Equi (qui comme son nom ne l’indique pas, ne contient pas de castor) ;
  • De l’homéopathie, si vous y croyez.

Avez tout ça, vous devriez être fin prête ! N’hésitez pas à revoir le contenu très exhaustif de ces listes. Mon objectif : que vous n’ayez pas besoin de vous faire rapporter quoi que ce soit de la maison par votre compagnon (qui n’est peut-être pas aussi au fait que vous de l’endroit où sont rangées les moufles de nourrisson dans la maison), mais vous avez le droit de faire léger également si vous n’aimez pas l’idée de transport votre maison.

Un dernier conseil : votre bébé va arriver incessamment sous peu. A partir de maintenant, dès la maternité donc, vous pouvez dire oui oui en souriant à tous les conseils qui vont vous être donnés (et qui pourront être contradictoires, même dispensés par le personnel de la maternité) mais fiez-vous à votre instinct, jeune Jedi, et rappelez-vous que ça y est, vous êtes devenu parent et  êtes à ce titre le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour votre bébé. Ce qui n’empêche pas que vous pourrez tout de même recevoir de super conseils utiles, remarquez.

Comment s’occuper en congé maternité ?

Le congé maternité débute officiellement 6 semaines avant la date de livraison prévue pour votre enfant. Mais celui-ci arrive rarement à l’heure (en général, notons qu’il est plutôt en avance sur le planning). Parfois vous devez patienter jusqu’à une semaine en plus de la date envisagée, et là vous vous rappellerez tous les jours cette phrase de Woody Allen : l’éternité c’est long, surtout vers la fin.

Comment occuper votre congé maternité  ? Plusieurs options s’offrent à vous.

  1. Vous êtes ultra en forme, débordez d’énergie, n’avez aucun problème lié à la grossesse à déplorer (avoir le col « dur et haut » est à ce stade un compliment), avez de la motivation à revendre et pas du tout envie d’arrêter de travailler : pourquoi ne pas repousser un peu la date de votre congé maternité, ce qui vous permettra de repousser d’autant la date de votre reprise du travail et ainsi de passer plus de temps avec votre bébé ? A n’envisager que sous réserve d’un accord médical.
  2. Vous êtes ultra en forme, débordez d’énergie, n’avez aucun problème lié à la grossesse à déplorer : profitez-en pour sortir, voir des expos (votre ventre est un coupe-file merveilleux), faire du shopping pré-naissance, des ballades… attention à bien protéger votre peau du soleil lorsque vous prenez l’air pour éviter les tâches dites « masque de grossesse », et ce en toute saison. Restez toutefois vigilante et mesurée dans vos efforts pour éviter tout risque de prématurité.
  3. Votre grossesse présente des risques modérés, que vous vous sentiez en forme ou non : restez très raisonnable. « Si vous ne participez pas, ou mal, ou insuffisamment, à l’action préventive, vous risquez de le regretter » (Pr Emile Papiernik, Guide de la grossesse). Les risques sont d’autant plus importants que votre grossesse est peu avancée en cas d’accouchement prématuré. On a parfois tendance à l’oublier lorsqu’on est active de nature et qu’on ne présente pas de risques trop importants (cf. votre servante). Soyez très mesurée dans toutes vos dépenses physiques, limitez les déplacements fatigants et notamment la voiture, sachez repérer les positions ou activités fatigantes (bras en l’air –> mauvais, vous avez le droit de faire des lessives mais évitez d’étendre vous-même le linge, par exemple).
  4. Votre grossesse présente des risques forts : dans ce cas, vous avez été arrêtée tôt dans votre grossesse et êtes parfois strictement alitée. Le corps médical vous a indiqué précisément ce que vous aviez le droit de faire ou non. Courage !

Que faire lorsqu’on est confinée chez soi ?

Vous pouvez :

  • Vous organiser des visites à domicile. Précisez à vos invités qu’ils sont les bienvenus surtout s’ils apportent le repas (très apprécié également après l’accouchement). Les meilleures copines du monde pourront organiser chez vous votre Baby Shower arrosée de Champomy – les miennes m’avaient fait cette surprise, j’avais adoré !
  • Faire vos courses à distance : certaines enseignes livrent gratuitement aux femmes enceintes, c’est le moment d’en profiter. Très appréciable, surtout quand on a une consommation d’eau minérale importante.
  • Finaliser votre shopping bébé (pour équiper le bébé, pas le choisir lui sur catalogue, hein ?) : Internet est votre meilleur ami en période de soldes, mais vous trouverez également des promos récurrentes sur certaines sites. Vérifiez en amont que vous pouvez vous faire livrer chez vous (si possible gratuitement) et non en relais-colis. Cela est parfois possible lorsque vous ouvrez une liste de naissance auprès d’une enseigne (ex. Vert Baudet, rien à dire sur la livraison à domicile avec liste de naissance, mais après sa clôture je n’ai eu que des difficultés de livraison avec eux).
  • Sélectionner votre liste de naissance, si vous en faites une : vous pouvez soit partir sur une enseigne en particulier, soit établir une liste complètement ouverte (par exemple sur mesenvies.fr). Pensez en amont à l’équipement que vous souhaitez vous faire offrir (neuf ou occasion ? une marque en particulier ou open-bar ?), voire prêter (mobilier / vêtements), cela vous permettra de sélectionner le format de liste le plus adapté à vos besoins.
  • Parfaire votre culture : Netflix est à vous ! Profitez-en pour vous faire prêtez des DVD (en ce moment, je me tape l’intégrale de Corpus Christi à raison d’une heure par jour, le truc qu’on ne peut faire QUE lorsqu’on est arrêtée ou retraité) ou pour lire La Recherche. Prévoyez vos créneaux de sieste afin de ne pas vous endormir sur votre bouquin. A noter que des films classiques sont (re)diffusés sur Arte en début d’après-midi (mauvaise heure pour la sieste, mais bien pour celles qui piquent du nez à 21h30 devant le film du soir). Notez que vous pouvez aussi choisir le téléfilm de M6 ou la vingt-neuvième rediff d’urgence, c’est à vous de voir :) Vous pouvez consulter le blog de gens coincés chez eux si vous êtes en panne d’idées.
  • Choisir votre faire-part : si vous êtes très manuel(le/s), vous pourrez le réaliser vous-même ; autrement, il existe toutes sortes de sites web qui proposent ce type d’offres. Il existe plein de modèles très laids à votre disposition, si vous voulez du joli j’aime personnellement beaucoup le site fairepartnaissance.fr. Mettez-vous d’accord avec votre conjoint sur le modèle, le texte ; après la naissance, vous n’aurez qu’à compléter les cases manquantes et ajouter des photos (sinon vous pouvez toujours mettre des photos du chat, tout le monde aimant les photos de chat).
  • Finaliser votre play-list maternité : vous aurez sans doute la possibilité d’apporter votre musique (voire même d’accoucher sur l’air des Walkyries, sait-on jamais), ce qui est appréciable pendant le travail mais aussi après la naissance. J’ai passé en boucle des morceaux classiques et des berceuses après la naissance de mon petit garçon, je crois que nous étions assez contents tous les deux de cette ambiance musicale (en revanche, à la maternité je n’ai pas du tout eu envie de regarder la télé).
  • Avancer dans toutes ces tâches pénibles et chronophages qu’on n’a jamais le temps de faire en temps normal : oui, c’est bien le moment de réaliser l’album photos de vos dernières vacances (dernières = depuis 2011).

Si vous n’êtes pas complètement alitée, vous pourrez en outre :

  • Préparer la valise pour la maternité, article à venir sur le sujet bien sûr (spoiler : on parlera même des valises)
  • Préparer le trousseau de votre enfant si vous avez déjà pas mal de vêtements à disposition, les trier par taille (si un body 3 mois vous semble minuscule, rangez-le avec les 1 mois, histoire de pouvoir lui faire porter un peu).

Avec tout ça, vous ne devriez pas ennuyer un seul instant. Profitez de ces derniers moments de calme, après tout est possible, mais rien n’est aussi simple qu’avant !

Choisir sa maternité

Vous êtes enceinte et il est temps de penser à choisir votre maternité.

Mais « il est temps », c’est quand ? Tout dépend de votre lieu d’habitation et de l’attractivité de la maternité choisie : certaines sont très demandées et affichent rapidement complet.

Donc en gros, si vous voulez LA maternité près de chez vous en région parisienne, (pré-)inscrivez-vous dès que possible lorsque vous découvrez votre grossesse  ; si vous êtes dans un coin plus calme en lorgnant sur un immense CHU, vous avez quelques mois avant de passer à l’action. Le mieux en cas de doute est de poser la question à votre gynéco ou directement à la maternité .

En premier lieu, pensez à la distance qu’il vous faudra parcourir pour atteindre les locaux, ainsi qu’au temps de trajet (traverser l’agglomération en heure de pointe n’est pas forcément l’idée du siècle).

Il existe trois types de maternités : I, II et III selon les dispositifs médicaux existants. Grosso modo, le type I est suffisant pour les accouchements normaux, par voie basse ou en césarienne (en cas de problème un transfert peut toujours être organisé évidemment) ; le II est indispensable en cas de grossesse à risque ; le III comporte un service de réanimation néo-natale.

Les maternités peuvent être publiques ou privées ; dans ce dernier cas, renseignez-vous en amont sur les tarifs et la hauteur de la prise en charge des frais par votre mutuelle histoire de ne pas risquer l’infarctus juste après l’accouchement. Les avantages du privé : vous pourrez (théoriquement) choisir qui vous accouche, et le confort y est optimal (repas, chambre individuelle…). Les cliniques privées sont le plus souvent des maternité de niveau I.

Vérifiez en amont la composition de l’équipe médicale : sage-femme, aide-soignant, gynécologue obstétricien, anesthésiste-réanimateur et pédiatre en sont la base (même si vous ne verrez peut-être que les deux premiers profils). Je vous recommande de choisir une maternité dans laquelle les trois types de médecins sont présents 24 heures sur 24, ce qui dépend directement du nombre d’accouchements réalisés à l’année dans une maternité (pour les maternités où moins de 1500 accouchements sont réalisés par an, ils sont d’astreinte et doivent tout de même être disponibles en moins de 20 minutes en cas de besoin).

Ce critère me semble bien plus important que les deux précédents. Pour ma part, j’ai choisi une « grande » maternité, publique et de type II. C’était parfait (sauf les 35 heures de travail… je vous raconterai un jour) (après votre propre accouchement de préférence).

Après viennent d’autres critères, plus idéologiques ou relevant de questions de confort ou praticité. Oui, certaines maternités publiques sont vétustes, les repas y sont médiocres : enfin on vient là pour accoucher, pas en vacances, et si vous n’aimez pas la nourriture, profitez-en pour vous faire livrer des sushis à par vos proches à chaque repas (il est temps de se venger de 9 mois d’abstinence). Si cela est important pour vous, vérifiez que des chambres individuelles sont disponibles, et le cas échéant que le papa peut rester avec vous. Tip : s’il y a un nombre de chambres individuelles limité, entre la patiente pénible et la polie et sympa qui en réclame une, devinez à qui elle sera attribuée ?

Un autre aspect me semble plus important : vous souhaitez absolument allaiter, ou au contraire le refusez catégoriquement. J’aimerais croire qu’au XXIème siècle ce choix relève de chaque femme et qu’elle est soutenue quelle que soit sa décision par l’équipe médicale. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas dans un sens ou dans l’autre. Essayez de vous renseigner sur la « politique » de la maternité en la matière, sachant qu’en fin de compte ce sont des individus qui seront face à vous et que vous pourrez toujours avoir une bonne ou mauvaise surprise.

Dans la même veine, vous pouvez vous renseigner sur le taux d’épisiotomies et de césariennes réalisées annuellement, afin de savoir si vous avez affaire à une équipe qui coupe systématiquement ou essaye de trouver d’autres solutions avant de trancher dans le vif , sachant que parfois des césariennes dites « de confort » peuvent également être réalisées à la demande de la mère – si vous souhaitez accoucher ainsi, posez la question en amont.

Enfin certaines maternités proposent des services notamment de préparation à l’accouchement plus ou moins développés : cours d’aquagym pour la préparation, baignoire disponible sur place pour vous aider durant le travail, etc.

Quel que soit votre choix (ou votre non-choix si vous vous réveillez un peu tard), tâchez d’avoir un état d’esprit positif et rappelez-vous que le plus important sera bien d’accoucher en bonne santé (ou bien prise en charge) d’un bébé en bonne santé (ou bien pris en charge). Le reste n’est que littérature.

Quel équipement prévoir pour votre bébé ?

Attention, article-fleuve (j'<3 les listes)

Pour préparer au mieux l’arrivée de votre bébé au sein du foyer, vous allez lui préparer une chambre (ou un coin de chambre) avec un peu de mobilier et quelques accessoires… voici  par thèmes quelques pistes de choses parfaitement futiles, utiles à clairement indispensables dont vous devez ou pouvez vous équiper pour accueillir votre enfant au mieux.

Couchage

  • Lit à hauteur réglable. Dès la naissance, ou plus tard si berceau.
  • Berceau / Nacelle / Couffin… Dès la naissance, et pendant un temps limité (comptez grosso modo 6 mois maximum). Sachez que les nourrissons apprécient de dormir dans un espace confiné et qu’il est possible de louer certains modèles en pharmacie ou en magasin spécialisé. En outre, je vous ferai d’ici quelques mois un retour sur un berceau cododo.
  • Gigoteuse. Dès la naissance. Je vous en conseille deux (pour parer à un accident et pouvoir les laver tranquillement) par saison (plus ou moins épaisses). Si votre bébé a une gastro sévère, ce n’est pas trois gigoteuses qu’il vous fraudra(it) mais cinq ou six. Respirez un grand coup pour survivre à cette nuit de l’enfer.
  • Tour de lit. Attention, c’est un objet controversé – pour ma part j’en avais fait l’acquisition avant de savoir qu’il pouvait être impliqué dans des cas de mort subite. Si vous en installez un, prenez bien garde à le coincer entre la structure du lit et le matelas de sorte que votre enfant ne puisse pas passer sa tête en dessous.
  • Drap housse. Dès la naissance. Prévoyez au moins 2 draps pour pouvoir les laver tranquillement.
  • Alèse. Dès la naissance. En deux exemplaires si vous choisissez des alèses housse de matelas, une suffit si votre alèse est une bâche plastique (bien commode à transporter, au passage)
  • Drap plat, couette, oreiller… Oubliez, c’est inutile (la gigoteuse fait parfaitement l’affaire pour réchauffer votre bébé qui dort très bien à plat) et dangereux.
  • Mobile. Dès la naissance. Si vous choisissez un modèle musical, vérifiez que vous en supportez la mélodie.
  • Boite à musique. Dès la naissance. Peut aisément compléter un mobile non musical ET a l’avantage de se transporter facilement. Vérifiez également que vous en supportez la mélodie (et que vous la supporterez toujours à la 150ème écoute).
  • Veilleuse. Dès la naissance. Ultra utile pour éclairer doucement les tétées/ biberons nocturnes.

Change / toilette

  • Table à langer. Dès la naissance. Dans la chambre ou la salle de bain, il existe des modèles double usage (commode ou baignoire). Privilégiez les hauts rebords pour éviter les risques de chute.
  •  Matelas à langer. Dès la naissance. Les modèles avec des serviettes à clipser sont pratiquess pour garder les fesses délicates de votre bébé au chaud pendant le change (vous non plus n’apprécieriez pas d’être changé sur du plastoc tout froid), mais avec une serviette de bain, ça fonctionne tout aussi bien.
  • Poubelle à couches. Dès la naissance. Ou alors vous sortez les couches à chaque change (ou à chaque change odorant).
  • Baignoire. Dès la naissance, même si une simple bassine (voire un bon lavabo) fait parfaitement l’affaire pour la toilette d’un nouveau-né. J’ai personnellement privilégié un modèle haut pour ménager mon dos, mais sans problème particulier la baignoire premier prix de l’ami suédois fait parfaitement l’affaire. Et en vadrouille  ? Pas la peine de vous encombrer, vous pouvez très bien prendre une douche avec votre bébé (notez qu’il est préférable d’être deux et de ne pas lâcher le bébé pour cela).
  • Sortie de bain. Dès la naissance. Bien pratique avec sa petite capuche pour tenir la tête de votre enfant au chaud après le bain. Je vous recommande deux exemplaires – c’est ce que nous avions prévu, avant d’en recevoir PLEIN en cadeau de naissance.
  • Gant de toilette. Dispensable, sauf si vous avez envie de vous coltiner un changement de gant après chaque toilette de votre enfant. Devient cependant utile lorsque celui-ci commence à manger solide et s’en fout plein partout à chaque repas.

Rangement

  • Commode / armoire. Dès la naissance. Prévoyez de la place, de la place et encore de la place, même dans les premiers mois : votre enfant va changer régulièrement de taille, vous n’aurez pas le courage de sortir/ ressortir très souvent les vêtements qu’il ne porte plus ou pas encore (si c’est le cas, vous êtes un saint). Pensez aux vêtements qu’il va porter : une penderie immense n’est pas forcément nécessaire pour un bébé.
  • Patère. Dès la naissance. Pratique pour les gilets qu’il porte au quotidien, quelques cintres si vous n’avez pas de penderie, voire les manteaux/bonnet/écharpe si ouh la la, on ne mélange pas les affaires des enfants et des parents sur le porte-manteaux familial.
  • Coffre à jouet/ bac à rangement. Pas urgent, mais pratique dès que vous commencerez à recevoir trop de peluches (surtout pour les moches que vous voudrez planquer).

Eveil

  •  Parc. Dès la naissance. A deux hauteurs si vous voulez ménager votre dos. Un parc prend beaucoup de place et certains enfants en ont vite assez – cet équipement reste donc clairement dispensable.
  • Tapis d’éveil. Dès la naissance. A installer par terre, dans le parc, à trimbaler en vacances (si votre voiture n’est pas complètement blindée). Confortable et sympa pour votre enfant.
  • Transat/doomoo : bien pour les bébés qui aiment cette position. Avec le recul, le transat me semble plus adapté que le doomoo car on peut y nourrir l’enfant avant qu’il ne tienne assis dans une chaise. J’avoue regarder avec envie et frayeur les modèles vibrants et en hauteur (enfin surtout envie, la frayeur c’est pour leur prix).

Alimentation

  • Boîte doseuse à lait. Dès la naissance (sauf si vous allaitez exclusivement). Ultra pratique en vadrouille mais aussi la nuit, pour ne pas compter les cuillères de lait quand vous êtes à moitié endormi (3…4…4… merde je suis à combien ?) ou simplement pour économiser quelques précieuses secondes qui pourront être réinvesties en temps de sommeil.
  • Arbre à biberons. Dès la naissance (sauf si vous allaitez exclusivement). Je ne m’en passerai plus, mais un égouttoir fonctionne également si vous voulez économiser de la place sur votre évier.
  • Stérilisateur. Stérilisez les biberons à l’achat, éventuellement une fois de temps en temps si ça vous fait plaisir mais il est inutile de le faire au quotidien.
  • Goupillon. Dès la naissance (sauf si vous allaitez exclusivement). Achetez un modèle qui sera réservé aux biberons. Après deux achats qui se sont cassés tout de suite, j’ai choisi un Béaba qui me rend encore de bons et loyaux services depuis près d’un an.
  • Chaise haute. Quand l’enfant tient assis, vers six mois. Privilégiez un modèle rigide entre les jambes et/ou harnais cinq points pour éviter que votre petit acrobate ne se fasse la malle entre deux cuillères.

Transport (un article dédié à l’organisation des vadrouilles est prévu pour compléter cette liste)

  •  Poussette. Dès la naissance. Les trois-en-un (nacelle/cosy/poussettes) sont utiles mais coûtent le PIB du Rwanda.
  • Siège-auto. Dès la naissance, sauf si vous utilisez une nacelle ou un cosy. Attention si vous prenez de l’occasion, les dommages subis ne sont pas forcément visibles mais altèrent la sécurité du siège. Nous avons choisi du neuf pour cette raison, avec de l’isofix, et qui est pivotant (nos dos nous remercient).
  • Porte-bébé. Dès la naissance. De préférence ergonomique pour respecter la position des hanches de votre bébé, ou en écharpe (prévoir le coup à prendre – et le cours si nécessaire). Très utile à indispensable pour certains bébés qui ont beaucoup besoin d’être portés, y compris à la maison.
  • Attache-tétine. Dès la naissance. Ultra pratique (si vous n’avez rien contre la tétine, évidemment) pour ne pas paumer ladite tétine en vadrouille. J’évite en revanche dans le lit à cause des risques d’étouffement.
  • Couverture type polaire. Dès la naissance. Très pratique pour les ballades ou les siestes inopinées hors gigoteuses. A réserver à la journée quand vous pouvez garder un œil sur votre enfant.
  • Sac à langer. Dès la naissance. Fonctionne aussi avec un sac dans lequel vous mettrez de quoi changer votre enfant.

A vous de voir ce qui vous utile et indispensable en fonction de votre mode de vie et de la taille de votre logement. Dans tous les cas, la plupart de ces objets peuvent être trouvés d’occasion. N’hésitez pas à fureter sur les sites de vente d’occasion (en vous armant de patience si vous visez un objet peu courant type lit cododo) ou emprunter lorsque cela vous est possible, vous ferez des économies substantielles – votre enfant doit déjà support la dette du PIB, ça sera toujours ça de pris !

 

Se faciliter les démarches administratives

Si tel Thomas Thévenoud* vous êtes allergique aux démarches administratives, j’ai une bonne nouvelle pour vous : avec la naissance de votre enfant, vous allez être obligé de vous y mettre pour de vrai (à moins que vous teniez à ne pas inscrire votre enfant à la sécu ou vous couper d’alllocs, si vous y avez droit…).

Pendant la grossesse, vous aurez un certain nombre de démarches à faire type sécu/CAF/employeur. Je vous conseille de garder dans un dossier tous les documents, y compris une copie de courriers que vous avez envoyés avec la date d’envoi (bien que JAMAIS un organisme ne perde ce type d’échange, hein, bien sûr). Bon là c’est encore plutôt facile.

Le niveau expert, c’est après la naissance : là il faut tirer vite et bien.

Quels sont les démarches à effectuer ?

Dans les trois jours :

  • La déclaration en mairie, sauf si un officier d’état civil passe dans votre maternité (attention, hors Paris intra muros c’est plutôt rare à ma connaissance). Vérifiez bien que l’état civil de votre enfant est correct, tout changement ultérieur sera pénible et coûteux. Si vous accouchez dans une autre commune que la vôtre, repérez en amont l’adresse et les horaires d’ouverture de la mairie histoire de vous éviter une déconvenue… vous récupérerez alors des actes de naissance, utiles voire indispensables pour les autres démarches.

Et sans tarder :

  • La demande de rattachement sécurité sociale. Pensez à mettre à jour votre carte vitale dans la foulée.
  • CAF : la déclaration en ligne est possible si vous êtes déjà allocataire.
  • Employeurs des deux parents pour faire valoir vos droits respectifs
  • Mutuelle : anticipez avant la naissance à quelle(s) mutuelle(s) vous affilierez votre enfant, si vous en avez tous les deux une (coût adhésion « famille » versus remboursement)

Éventuellement et selon votre situation, prévoyez les autres démarches type crèche : dans ma commune, le délai est d’une semaine après la naissance pour finaliser l’inscription.

Pour se faciliter la vie après la naissance (aka ce moment où quand votre bébé sera tranquille, vous aurez envie de tout sauf de vous coltiner de la paperasse), vous pouvez pré-remplir les formulaires à votre disposition, préparer les enveloppes pré-timbrées et afficher une to do list avec échéances associées pour le papa qui fera les premières démarches – au minimum pour la mairie en tout cas.

Si à la lecture de cet article, vous n’êtes pas pris d’une phobie administrative, je vous félicite. Si vous l’êtes : respirez un grand coup, tout va bien se passer.

* triste exemple de politicien ayant traversé l’an de grâce 2014 en étoile filante