Comment rester zen au quotidien

Vous avez un, ou plusieurs enfants, et vous avez aussi tout le reste à gérer en prime. Niveau organisation, c’est les doigts dans le nez… ou à s’arracher les cheveux.

Comment améliorer la gestion de votre quotidien pour rester zen ?

Je vous conseille de mettre en place une routine journalière, qui vous permettra des gains de temps immédiats, et de fait de gagner également en sérénité. Il faut simplement mettre en place des automatismes, ce qui peut être un peu douloureux, mais une fois que les habitudes sont acquises c’est roule ma poule.

On commence par le soir : en rentrant, on range directement (manteaux, pompes, etc.). Ensuite il faut prévoir les impératifs :

  • La toilette

Je ne suis personnellement pas une ayatollah de la toilette pour les enfants. Mon aîné ayant la peau fragile, je devais sur les conseils du pédiatre le baigner un jour sur deux et l’habitude est restée ; on fait la même chose pour sa petite sœur. Clairement ça m’économise facilement 30 à 45 minutes les soirs où on s’en dispense, et si on est trop à l’arrache on peut zapper le bain plusieurs soirs d’affilée sans culpabilité – une douche rapide avec nous le matin permettant de remédier aux cas d’urgence. NB : la douche fonctionne très bien avec un bébé, il faut juste que le deuxième parent soit dispo pour récupérer le petit paquet mouillé (et là je parle bien de l’enfant et non pas d’une couche).

Je commence par le bain de la plus petite et je mets le grand sur le pot en même temps, histoire de ne pas patienter des plombes avant de lui faire prendre son propre bain. Si vous avez la chance d’avoir une vraie salle de bain (ma salle d’eau est à la mode parisienne), évidemment vous pouvez baigner les deux en même temps.

Dès que l’enfant est assez grand pour rester seul dans l’eau, j’en profite pour faire autre chose en même temps, par exemple passer un coup vite fait sur le lavabo. Si je m’absente de la pièce je demande à mon grand de chanter pour être sûre qu’il ne va pas en profiter pour se noyer.

Bain ou pas bain, je prévois un moment avant le dîner pour anticiper le coucher (dont je reparle plus bas) – si bain, c’est à ce moment-là, quand je prépare les pyjamas et les sorties de bain (oui parce que j’anticipe aussi les bains :p).

  • Le dîner

Ma grande fierté, c’est de faire à manger frais tous les jours – frais signifiant pas de plats préparés, et non le festin de Babette à chaque repas.

Pour les bébés, nous sommes adeptes des purées maison (j’ai admiré le dévouement de mon mari qui ne lâchait pas le babycook alors que je n’étais pas contre les petits pots dans l’absolu – du coup on n’en a jamais acheté). Une ou deux purées faites le week-end, on congèle en doses, on réchauffe au micro-ondes et c’est parti mon kiki. On ajoute un morceau de pain (et s’il est un peu dur, ça fait les dents au bébé donc c’est parfait).

Pour les plus grands, du simple : un plat maison (cuisiné le week-end) nous tient deux ou trois repas.  On a sous le coude des idées de menus (=plat unique, je vous ai dit c’est pas le festin de Babette), idéalement prévues en amont : de la soupe, des œufs à la coque… Et si on a un peu plus de temps on fait un peu plus élaboré, genre pizza. Dans tous les cas, j’essaie de prévoir les menus le week-end en fonction de nos contraintes (l’un de nous sort, ou rentrera tard du boulot) afin de faire les courses en conséquences ET de ne pas perdre de temps à réfléchir à ce que je vais faire.

  • Le coucher

Avant tout, je dois préciser qu’on a un super karma parce que nos enfants sont ultra faciles et ne râlent (quasiment) jamais au moment du coucher.

Avant l’heure du coucher, on aura déjà préparé la chambre : vêtements qui seront portés le lendemain (et vêtements à mettre au sale), gigoteuse en position ouverte dans le lit prête à accueillir le bébé, volets fermés etc. Si c’est un soir de bain je fais cette préparation en même temps.

Et on prévient : dans 10 minutes, 5 minutes, etc. on va se coucher. Maintenant le rituel est un peu différent parce que le grand va sur le pot avant d’aller au lit, mais ça reste dans le même ordre d’idées (avec un nombre de livres limités sinon ce petit malin est prêt à se farcir toute sa bibliothèque pour gagner du temps).

Quand les enfants sont couchés, vous pouvez finaliser l’anticipation du matin en choisissant vos propres vêtements pour le lendemain et en préparant la table du petit déjeuner.

  • Le matin

Et vous voilà arrivés au matin où finalement les choses vont assez vite :

Pour commencer on essaie de se lever avant les enfants pour faire notre toilette. Leur chambre est équipée du célèbre réveil « petit lapin » – avant son lever, la consigne c’est de rester dans son lit (ce qui fonctionne assez bien avec notre fils de deux ans et demie, y compris quand sa sœur, qui partage sa chambre, se réveille avant lui)

Réveil lapin

On laisse le doudou dans le lit, la tétine à côté du lit également (dans sa « cachette »), ce qui évite bien des drames au moment du coucher (ou juste le léger moment de panique ELLE EST OU CETTE $%§&#£ DE TETINE)

Dès le lever, on aère les chambres et ce pendant tout le temps du petit-déjeuner, qui aura donc été préparé la veille :  dosettes de lait / biberon d’eau rempli ; bols sur la table, etc.

A la fin du petit déj, on range tout, on nettoie la table et éventuellement on prépare une machine avec démarrage décalé à étendre le soir.

On retourne dans la chambre, on ferme les fenêtre, on s’habille et on est prêt à décoller.

Et le tout, dans la joie et la bonne humeur, n’est-ce pas ? Je vous l’accorde, cette routine ne fait pas rêver, et elle est fastidieuse à mettre en place. Mais au quotidien, elle vous permettra de gagner très rapidement en temps et en sérénité. De plus, elle est encore améliorable (avec par exemple la mise en place d’une routine hebdomadaire), ce qui vous laisse encore une marge de manœuvre. Mon mari haussait les sourcils quand il me voyait préparer les vêtements des enfants, maintenant il prépare aussi les siens ; ma belle-sœur a d’abord rigolé quand je lui ai dit préparer le petit-déj la veille au soir mais elle m’a avoué s’y être aussi mise depuis.

Et vous, avez-vous d’autres astuces ou routines pour être zen au quotidien ?

Le retour au boulot

Vous voilà arrivée à la fin de votre congé mat’, après aussi peut-être un parental, ou des congés payés en plus, histoire de profiter un maximum de votre bébé… ou le temps d’avoir trouvé un mode de garde.

Le compte à rebours s’affole, il va falloir vous rendre à l’évidence : il est temps de retourner au boulot.

Vous connaissez sans doute le dicton selon lequel personne n’est irremplaçable dans son job. Même si vous en êtes convaincue à titre personnel, vous allez réaliser le véritable problème d’une absence longue durée : les autres s’en sont aussi (et enfin) rendu compte et ont bien fait sans vous.

Il va falloir vous creuser à nouveau votre trou. Parfois en retrouvant votre place de parking occupée par quelqu’un d’autre (on se sent tellement attendue !), parfois directement votre chaise, et ne parlons même pas de vos fournitures. Prévoyez en outre de passer votre première demi-journée à tenter de vous connecter au réseau. Le pire c’est certainement que vous avez loupé plein de potins et qu’il va vous falloir un temps fou pour tout assimiler (vos collègues vont oublier de vous raconter tout ce qui s’est passé antérieurement au mois écoulé).

Reprenez tranquillement vos marques, soyez reconnaissants envers ceux qui ont assuré vos missions en votre absence, et n’hésitez pas à faire des points avec votre boss pour reprendre sereinement votre activité, surtout s’il y a eu une embauche ou si des collègues ne veulent plus lâcher des tâches qui relevaient de votre job avant votre départ. Restez zen et pardonnez à la terre de n’avoir pas cessé de tourner pendant que vous pouponniez : la reprise est également un bon moment pour envisager une évolution, voire un changement de poste.

Préparez-vous donc des points avec votre manager, des déjeuner avec vos collègues sympas et/ou bavards qui vous mettront au courant de l’actu, des en-cas pour remplacer les produits qui ont périmé et/ou été mangés pendant votre absence, des photos dans votre téléphone pour quand votre bébé vous manquera (sauf si ça vous fait pleurer, là il vaut mieux éviter).

Si vous allaitez, sachez que vous avez droit à des pauses pour tirer votre lait. La photo de votre bébé vous aidera beaucoup pour stimuler la lactation. Pour le reste, bon courage : j’ai trouvé ça hyper fastidieux de tirer mon lait sur mon lieu de travail, entre le manque d’intimité, la pression du boulot, le lieu déprimant à souhait (oh, chouette, un local sans fenêtre) et les conditions de conservation pas idéales (mais votre taf est peut-être plus jeune-maman-friendly que le mien).

Enfin pour votre reprise, essayez d’y aller mollo, a fortiori si vous avez un job très prenant. Ne passez pas du presque-tout à presque-rien, qui risque d’être douloureux pour vous mais aussi pour votre bébé. Vous allez sans doute changer vos habitudes au quotidien : pauses déjeuner raccourcies, davantage de home office, etc. Ne reprenez pas directement votre rythme d’avant, mais profitez-en pour mettre en place votre nouvelle organisation, ce qui sera plus facile à faire directement lors de votre retour qu’après quelques semaines de rodage.

Alors, prête pour reprendre sereinement ?

Moi, c’est dans cinq jours, et je ne me sens pas du tout prête (bordel).

Gérer la transition

Lorsqu’on a eu un bébé, il est souvent d’usage de finir par reprendre le boulot.

On peut en être ravie, parce qu’un bébé au quotidien, c’est usant  ; déprimée, parce qu’on n’a pas envie de le confier à quelqu’un d’autre ni de compter les heures qu’on passera avec lui désormais ; ou ravie et déprimée, parce que passer de tout à presque rien, ou trop peu, ce n’est pas rien.

Pour ma part, aux deux mois et demie de mon aîné, je trépignais d’impatience et j’étais même soulagée par ma reprise (il ne faut pas dire fontaine, mais honnêtement je pense que je ne serai jamais mère au foyer). Ma deuxième vient d’avoir quatre mois et de rentrer en crèche.

Comment se préparer au mieux à cette adaptation ? Tout d’abord, écoutez les professionnels et faites-leur confiance. Ils ont des années d’expérience et savent gérer différents cas de figure. Préparez-vous également à ce que cette période d’adaptation diffère selon les cas : âge de votre enfant, mode de garde (on ne transitionne pas pareil chez une assistante maternelle ou à la crèche), taille de la structure, etc. Prévoyez le temps nécessaire pour cette adaptation, même si les modalités vous enquiquinent ou que ça vous semble uuuultra long.

Gardez à l’esprit quelques petits trucs qui vous aideront à coup sûr – vous et votre bébé.

Pour l’enfant :

  • Idéalement, habituez-le à être gardé par différentes personnes (grands-parents, copains, baby-sitter) en votre présence ET en votre absence. Même une heure (c’est le moment d’aller vous faire faire un massage \o/)
  • Entraînez-le à dormir dans les circonstances auxquelles il sera exposé pendant ses siestes diurnes. Je n’irais pas jusqu’à dire de mettre des hurlements d’enfants en fond sonore, mais si votre bébé sait dormir/s’endormir autrement que dans le calme plat (et le noir complet), cela va grandement lui faciliter la vie.
  • Si vous allaitez exclusivement : passez au moins deux semaines avant le début de la garde au biberon. Ce n’est sans doute pas une vérité universelle, mais j’ai habitué mon aîné au biberon (occasionnel, et de lait maternel) dès ses six semaines, et la transition ultérieure ainsi que le sevrage total ont été très facile.
  • Multipliez (au moins par deux) les doudoux, « objets transitionnels ». Essayez d’en laisser au moins un sur son lieu de garde, pour éviter le drame le jour où votre mec est en formation et ne peut s’absenter et vous en passe de prendre un avion, quand une pétasse puéricultrice vous demander de rapporter le doudou « han vous pouvez pas venir ? Souhaitez bon courage à votre enfant, il va en avoir besoin« 
  • Préparez-lui des photos de la famille à accrocher dans son lit ou sous forme de mini album photo, selon son âge, pour qu’il puisse les regarder quand vous lui manquez (parce que ça va arriver aussi)
  • Expliquez à votre enfant le mode de garde, qui il va retrouver sur place (adultes et enfants), ce qu’il va faire aujourd’hui, qui viendra le chercher et comment vous serez contents de vous retrouver le soir venu.
  • Dites-lui comme c’est super, qu’il va bien s’amuser. Soyez-en persuadé.

Pour les parents :

  • Cf. ce dernier point. A priori, si votre enfant est gardé par quelqu’un d’autre, c’est que cela correspond à un choix de votre part, ou que vous n’avez absolument pas d’autre solution. En bref, assumez ou faites avec, de toute façon c’est comme ça.
  • Faites confiance aux professionnels face à vous. Si ce n’est pas le cas (assistance maternelle douteuse, qui vous accueille la clope au bec en caressant son pitbull du haut de son escalier non sécurisé), changez-en, ET VITE.
  • Regarder la photo de votre enfant X fois par jour est admis (cadre sur votre bureau/ fond d’écran), dans la mesure ou cela ne nuit pas à votre productivité ni ne vous met la larme à l’œil.
  • Regarder la photo de votre enfant pendant que vous tirez votre lait est fortement conseillé (tout va couler de source, si j’ose dire).
  • Laissez vos coordonnées téléphoniques en cas de problème, mais n’appelez pas spontanément. Les gens qui gardent votre enfant ont un vrai travail, ils n’ont pas le temps de rassurer/consoler les parents en plus.
  • Si vous êtes frustré de ne plus passer assez de temps avec votre enfant, tâchez de trouver un nouveau rythme : s’il est crevé par la crèche et fait une nouvelle sieste l’après-midi vous pourrez le coucher un peu plus tard, par exemple. Essayez de reléguer toutes les corvées quotidiennes pour le moment où il sera couché. Organisez-vous au mieux pour passer plus de temps avec lui le matin.

Rappelez-vous que la période de transition est globalement aussi importante pour votre enfant que pour vous. Elle vous prépare aussi au moment où votre enfant ne voudra plus vous donner la main dans la rue / réclamera d’aller dormir chez son ou sa petit(e) ami(e) / vous annoncera qu’il quitte le domicile familial pour aller vivre dans son propre studio. Votre rôle de parent, c’est aussi de l’aider à voler de ses propres ailes, même si cela commence très (trop ?) tôt.

Top 3 des objets dispensables

Dispensables ou mal choisis. Evidemment, ce qui suit n’engage que moi (et mon mec, et mes loupiots).

  • Le combo baignoire – table à langer

Ayant une minuscule petite salle de bain d’eau digne de Paris intra muros, nous avons pu d’office faire une croix sur les baignoires de bébé qu’on dispose à loisir sur la grande baignoire. Je reste persuadée que quand cela est possible, il s’agit d’un très bon système ; encore faut-il avoir un minimum de place – et une baignoire, donc.

Nous voulions impérativement un système avec bonde, pour pouvoir vider le bain facilement sans devoir porter /renverser la baignoire ; et en hauteur, pour ne pas devoir donner le bain accroupis devant la douche. Allez savoir pourquoi nous avons choisi un combo au lieu d’un modèle tout simple (soit j’ai été tentée par les espaces de rangement, soit la vendeuse était très bien commissionnée dessus et m’a trop bien vendu son truc), sachant qu’on avait déjà une table à langer dans la chambre. Avec le recul, je l’affirme : le bébé supporte d’être déplacé nu dans sa sortie de bain jusqu’à sa chambre (si votre maison compte 18 pièces et qu’il faut parcourir 1km, démerdez-vous) (avec votre gouvernante) (ou faites bâtir une nouvelle salle de bain) (démerdez-vous, en somme).

En tout cas, je vous déconseille absolument le modèle Olbia de Neonato :

olbia

 

Déjà le modèle est super moche (aucune housse sobre pour le matelas à langer). Il est large, mais encore plus large utilisé en baignoire car il faut soulever le plan à langer et le basculer sur le côté (pan, 20cm dans ta face de jeune parent). Le tuyau de vidange devait faire 30cm de long à tout casser (heureusement nous sommes pleins de ressources et nous avons résolu ce problème en en rachetant un en magasin de bricolage). La baignoire est moulée pour accueillir le bébé confortablement, sauf que les moulures ne sont pas DU TOUT ergonomiques (ou alors c’est que mon fils, à l’image de son père*, est équipé de bijoux de famille beaucoup trop importants).  Le pompom : je ne sais plus combien nous avons payé ce modèle, mais c’était beaucoup, beaucoup trop cher. Et à la réflexion, le vrai pompom n’est pas le prix, mais le montage, long, pénible et mal expliqué.

En bref : super mauvais achat. Le jour où vous devrez acheter une baignoire d’enfants, prenez des mesures dans tous les sens et reconnectez vos neurones. Pour ma part, je choisirais un modèle beaucoup plus simple avec un support facilement repliable.

  • Le nid

Des amis très chers (oui, je parle de toi <3) nous ont prêté plein d’équipements (en valeur cela devait atteindre le PIB du Togo sur trois ans) dont le Doomoo Nid.

Doomoo

Mon bébé est beaucoup mieux que celui-ci (en tout cas beaucoup mieux habillé)

Bilan après expérimentation sur deux enfants : c’est un échec cuisant. Au bout de 5 minutes, 10 grand maximum et en moyenne quelques secondes après y avoir été installés avec amour, les deux se mettaient à se tortiller et à râler. Au moins c’est clair, ils n’aiment pas ça. Au prix que ça coûte (une centaine d’euros), je suis bien contente de ne pas avoir fait l’investissement. Il parait que d’autres bébés en raffolent – moi je vous conseille un test préalable, un prêt ou un achat d’occasion pour éviter les déconvenues. Résultat : pour mon deuxième, on a acheté un transat à 10 euros qui fait parfaitement le job.

  • Les accessoires pour allaiter

Comme je suis du genre à mettre ceinture, bretelles et parachute, et aussi que j’avais très envie d’allaiter, je me suis procuré plein (d’aucuns diraient « trop ») d’affaires d’allaitement.

  1. Les protège-mamelons : apparemment utiles dans certains cas de crevasses avancées. N’attendez pas que le problème soit là, prévenez les crevasses à l’aide de crèmes. Si besoin, il sera toujours temps de vous procurer des protège-mamelons (je te l’avais bien dit qu’il fallait mettre de la crème).
  2. Les coquilles d’allaitement. Quelqu’un peut-il m’expliquer à quoi ça sert, et comment ça s’utilise, pour de vrai ? (remarquez, si vous en voulez vraiment, j’en ai à plaire, testés et désapprouvés dans la foulée)
  3. Les coussinets jetables : j’en avais récupéré, que j’ai utilisés histoire de me faire un avis sur la question, alors que j’en avais également des lavables. Résultat : les jetables (j’ai testé 2 marques dont Avent)  absorbent moins bien et prennent beaucoup, beaucoup plus de place (dans la valise et le soutien-gorge). Ils reviennent également rapidement bien plus cher, surtout que comme ils n’absorbent pas très bien, on est tenté d’en changer régulièrement. Sérieusement, investissez sur quelques paires lavables (2 à 3) et on n’en parle plus.

N’hésitez pas à partager une expérience (similaire ou contraire :p). Et quels ont été pour vous les achats à côté de la plaque ou inutiles ?

*Si vous me connaissez IRL et que ce type de propos vous met mal à l’aise, c’est sans doute qu’on n’a encore jamais abordé de sujet assez intime, genre le caca, ensemble – faites-y moi penser lors de notre prochaine rencontre.

Le top 3 des trucs plus utiles, y’a pas

Evidemment, un top des trucs les plus inutiles suivra !

  • Sur la troisième marche du podium : les dosettes de lait

Pour se trimbaler le plus légèrement possible (ce qui est une vaste blague quand on est équipé d’un nourrisson), les dosettes de lait sont évidemment ultra pratiques. Il suffit d’avoir un biberon plein d’eau à portée de main et le tour est joué (sis-tip : essayez d’habituer votre bébé à boire à température ambiante, vous vous en féliciterez le jour où vous n’aurez pas de micro-ondes sous la main). On prend une, deux ou trois dosettes selon la durée de la ballade.

La deuxième utilité géniale des dosettes (toujours  avec le biberon d’eau préparé en amont) : la nuit. Votre enfant s’agite, vous faites semblant de dormir ; il crie, vous rajustez vos boules Quiès ; il hurle, vous n’avez plus guère le choix, il va falloir le nourrir. Avec votre dosette et le biberon d’eau, vous pouvez presque faire l’ultime mélange les yeux fermés, en tout cas dans la pénombre de façon à 1) ne pas vous réveiller plus que vous ne l’êtes déjà 2) ne pas vous gourer dans le dosage. C’est tout bête, mais ça sauve des nuits (et donc la santé mentale de jeunes parents). Pensez-y également si vous allaitez et envisagez une alimentation mixte pour votre bébé (plutôt que de lui préparer un biberon à 10h, faites-le faire par le Papa à 4h du mat) (voire à minuit et 3h) (voire davantage mais je préfère ne pas y penser).

Le truc en plus : les dosettes transparents pour vérifier en un clin d’œil celles qu’il faut re-remplir. Mon amie Flo m’avait offert le modèle suivant, bien trouvé!

Doseur de lait Bébé Confort 

  • Sur la deuxième marche du podium : le lit parapluie à deux hauteurs

Et pourtant son achat n’est pas un bon souvenir… La boutique où on l’a acheté s’était trompé de taille pour le modèle choisi (en nous refilant celui pour nourrissons uniquement, au passage moins cher évidemment). On a dû y retourner, c’était LOIN et j’étais grosse, TRÈS grosse (et TRÈS fatiguée) (et de TRÈS mauvais poil). Finalement, mon fils a dormi ses premières semaines de vie dans ce lit ou plus exactement, dans un couffin dans ce lit qui était bien trop grand pour lui après neuf mois passés dans mon ventre (comme quoi je n’étais finalement pas forcément si grosse que ça), auprès de nous, tandis que son joli lit de bébé en bois l’attendait dans sa chambre.

Il est très facile à déplier/ replier (même très enceinte d’une seule main, j’y étais parvenue). Mais surtout, son énorme avantage ? il dispose d’un système de hamac qui permet d’installer son enfant à mi-hauteur. Idéal lorsque votre enfant évidemment ne se met pas debout seul pour préserver votre dos. Attention, je ne parle pas du dernier bisou fait à votre bébé lorsqu’il est au fond de son lit, mais simplement de le déposer/ récupérer sans vous plier en deux.

Evidemment, si vous n’êtes jamais en vadrouille et que vous n’avez pas de problème de dos, ce lit perd de son intérêt (mais n’allez même pas essayer de vous en plaindre, hein).

Nuna Sena

Le modèle Sena de Nuna, choisi par vos serviteurs

  • Et la première place est attribuée à…

Le berceau co-dodo. Et dire que je n’ai découvert son existence qu’avec Numérobis.

Le berceau co-dodo, c’est LE truc qui va sauver vos nuits. Si tu allaites, tu n’as pas besoin de te lever : tu te redresses un peu, tu chopes ton marmot et tu le colles sur ton nichon. Et encore, sur certains modèles je pense qu’on peut se limiter à un rouler/coller (le mien dispose d’un rebord qui oblige à se saisir de l’enfant – mais empêche celui-ci de glisser la nuit dans ton plumard pour coller ses pieds froids contre les vôtres). Et lorsqu’on allaite pas, avec une dosette + le biberon, ça marche pareil : on n’a pas besoin de se lever (la vaisselle attendra demain) (et le berceau peut être accolé côté Papa, évidemment). Vous limitez vos temps debout et surtout d’éveil, et lorsqu’on est jeune parent, quelques minutes de sommeil en rab n’ont pas de prix.

Je pensais bien que ce berceau me serait utile lorsque je me le suis procuré pendant ma deuxième grossesse ; mais si j’avais pu imaginer un seul instant à quel point rester couchée et me reposer un maximum me serait indispensable après un accouchement et un post partum un peu difficiles (un jour, je vous raconterais peut-être ; mais si vous avez fait des cauchemars en lisant Carrie il vaudrait mieux éviter de regarder cet article), si j’avais su à quel point il me serait indispensable donc, je me serais applaudie de deux mains et je n’aurais pas hésité à le payer deux fois plus cher.

Car le berceau co-dodo a ce point commun avec les sièges auto qu’il avoisine en coût le PIB du Togo (surtout pour une utilisation limitée dans le temps, étant destiné aux nourissons uniquement) ; je vous conseille de commencer tôt à fureter sur le Bon Coin pour trouver le modèle de vos rêves (ou un modèle convenable, les offres étant relativement rares) près de chez vous. Privilégiez également un modèle qui peut faire berceau tout court uniquement le jour où vous voulez que votre enfant dorme dans sa chambre (et vous laisse retrouver une intimité sexuelle, ou une intimité sexuelle plus sonore, c’est selon).

cododo

Le modèle de chez Chicco dont nous sommes équipés – pas très beau MAIS peut se relever d’un côté uniquement, pratique en cas de reflux (et non ce n’est pas moi sur la photo, je suis beaucoup mieux que ça) (mais quand même un peu moins que Kate j’avoue)

Voici donc les trois équipements qui ont été pour moi les plus utiles. Et pour vous, quels ont été, rétrospectivement, les meilleurs investissements ?

L’équipement d’un bébé en vadrouille

Un jour quand votre bébé sera né, vous aurez envie de revivre la grande vadrouille et de sortir lui montrer le vaste monde, au-delà de votre promenade quotidienne en territoire ultra-connu et proche de chez vous.

Quand votre bébé pourra-t-il voyager ? S’il est encore tout minus et qu’il s’agit d’un prématuré, demandez conseil à votre pédiatre mais globalement cela dépend surtout de votre envie à vous d’entreprendre un périple. On évitera tout de même les road-trips à l’autre bout du globe dans des régions bien isolées où vous ne pourrez pas vous rendre aux urgences pédiatriques en cas de problème, sauf si vous aimez vivre très dangereusement.

Pour remplir son sac (on ne parle pas de valise mais de sac type à langer avec le contenu de première urgence), ce sac pouvant être un sac normal, à condition d’être pratique à porter, d’une contenance adaptée à vos besoins, pas trop fragile ET portable par le papa (on évite donc les modèles Hello Kitty ou Hermès, pur gâchis),  il vous faut :

  • Du miam

Vos nichons ou biberon, dosettes de lait et bouteille d’eau. Pas la peine de prendre 2L d’Evian si vous passez l’après-midi chez une copine ! Pour un enfant un peu plus grand il existe des briques de lait avec céréales déjà incorporées. S’il fait très chaud vous pouvez toujours prévoir un biberon d’eau en rab.

Selon l’âge du Capitaine, vous rajouterez des petits repas (si vous n’avez habitué votre enfant qu’à des purées maison et qu’un petit pot vous arrange pour la route, faites un bêta-test en amont) + cuillère, gourdes de compote. L’arme ultime : du PAIN (utile pour manger, se faire les dents, jouer) (ne rayez aucune mention elles sont toutes utiles).

N’oubliez pas de vous munir d’un lange ou d’une bavette pour essuyer les dégâts.

Si vous transportez du frais, il existe des mini sacs isothermes très très adorables ainsi que des mini-blocs de glace réutilisables (j’ai trouvé le mien chez Alice Délice mais impossible de remettre la main sur la référence exacte).

  • Du change

Je pars sur une base de 6 couches par 24h, à adapter selon la durée de votre voyage.

Préparez-vous une trousse de survie avec des couches, une petite bouteille de liniment (trouvez ou videz n’importe quel flacon de taille voyage que vous remplirez avec votre grosse bouteille, vous devriez pouvoir tenir un bon week-end voire une semaine selon le contenant), des cotons (gardez un paquet déjà entamé et re-remplissez-le régulièrement), une crème pour le change. Vous pouvez aussi prendre des lingettes, mais ça ne sera pas moins lourd, ni moins pratique et elles ne prendront pas moins de place. En revanche elles seront plus agressives pour la peau de votre bébé et l’environnement, mais c’est vous qui voyez, comme on dit.

Certains sacs à langer sont fournis avec un petit matelas, vous pouvez l’utiliser seul ou avec une serviette de toilette

En outre, prévoyez toujours un body de rechange (on n’est jamais à l’abri d’un drame), voire un change complet selon l’âge de votre enfant. Et vérifiez régulièrement que les vêtements sont suffisamment grands pour lui, hein.

  • Du reste
    • Un petit flacon de désinfectant anti-bactérien (je ne suis pas très fan de ces trucs en général, mais en voyage ça peut vraiment être très pratique)
    • Une tétine et un accroche-tétine : l’inventeur de cette invention magique sait que la tétine tombe par terre de préférence dans les endroits bien crades (j’ai beau ne pas avoir peur des microbes, je n’ai pas non plus envie que mes enfants suçotent un truc qui a traîné là où des chiens font leurs besoins)
    • Un petit jouet/doudou, truc rassurant et/ou qui l’amuse
    • Des mouchoirs. Toujours utiles, et indispensables en hiver.
    • Un lange : peut faire office de pare soleil, de doudou, d’essui-mains, de mouchoirs (si vous les avez oubliés malgré tout) etc. TOUJOURS utile.
    • Une chaise en tissu si votre enfant tient assis et que vous n’avez pas de poussette ou chaise haute sous la main.

En bonus, si vous restez dormir dans un endroit sans équipement adapté : la tente de voyage est ultra pratique pour faire dormir votre enfant n’importe où, et surtout chez vos copains qui n’ont pas de lit bébé (ou dont le lit bébé est déjà occupé par leur enfant). Faisable ? je me dois ici de citer l’exemple d’une amie très chère qui réussit l’exploit de se faire des week-ends avec bébé, sac à dos (bien rempli) et tente. Elle optimise tout et est complètement autonome dans ses déplacements en transports en commun (il faut quand même lui donner à manger de temps en temps).

  • Du transport de bébé

Si vous voyagez en avion/ voiture/train et selon votre destination, vous prendrez une poussette et/ou un porte-bébé ou écharpe. J’estime pour ma part que le porte-bébé (le mien est un Manduca) prend peu de place, n’est pas lourd et est toujours utile, ne serait-ce que lorsque vous irez visiter un château médiéval qui ne comporte aucun ascenseur. Mais la poussette m’est également indispensable si on doit vadrouiller longtemps.

Vous devriez avoir l’essentiel pour votre trajet avec cet équipement sous la main. On reparlera de la valise de votre bébé ou plutôt de sa trousse à pharmacie dans un prochain article. Avez-vous d’autres indispensables ? vous êtes plutôt du genre minimaliste ou tortue qui voyage avec sa maison ?

 

 

Choisir le prénom de votre enfant

Même si vous avez un prénom préféré depuis votre petite enfance, rien ne garantit que :

  • Il sera compatible avec le sexe de votre enfant (Zoé, pour un garçon, c’est bof)
  • Il sera compatible avec son nom de famille (Zoé Renault, c’est NON)
  • Il sera compatible avec les goûts de votre conjoint / son histoire (Zoé est le prénom de son ex)

Il va donc falloir vous creuser un peu la tête pour trouver LE prénom, et pas n’importe lequel : le bon. Après tout, il ne s’agit que de la décision qui va impacter toute la vie de votre enfant.

Si vous êtes un warrior, vous n’aurez pas peur d’avoir la surprise pour le sexe de votre bébé et de préparer deux fois plus de listes (remarquez, une liste ( <3 ) de plus n’est jamais mauvaise). Si d’avoir trop de choix vous effraie, attendez la deuxième écho pour commencer à réfléchir (si on vous annonce une fille, envisagez tout de même à la mini proba que ce soit finalement un petit farceur qui planquait son sexe sur la photo).

Vous pouvez vous armer d’un bouquin type 10.000 idées de prénoms et d’Internet, mais l’accessoire vraiment indispensable est un carnet ou un bloc-notes sur lequel vous noterez vos favoris. Votre conjoint fera le même boulot, et vous barrerez au fur et à mesure vos vetos respectifs (rien ne vous empêche de ressortir votre coup de cœur discrètement à intervalles réguliers). Idéalement, on se ballade avec son carnet sur soi pour noter les idées miracles qui vous viennent par surprise (et s’en vont aussi vite qu’elles sont venues).

A l’aide de ces deux listes (<3), vous devriez parvenir à une very short list (<3) contenant vos ultimes préférences et consensus mous. Vous avez le droit d’user de toute la mauvaise foi nécessaire et autres stratagèmes pour tâcher d’imposer votre choix mais souvenez-vous qu’il est préférable de valider le prénom à deux, surtout quand il s’agit de penser à tous les mauvais jeux de mots (Delphine est un joli prénom prêtant à des jeux de mots attendus et acceptables, sauf quand le nom de famille est Talaron) et associations d’idées (appeler votre enfant Kim ? Très bien sauf si vous vous appelez Jonguile) possibles.

Pensez que c’est pour toute la vie que votre enfant portera son prénom, y compris quand il devra envoyer un CV (oui un jour votre bébé sera grand et autonome et n’aura plus besoin de sa môman, il va falloir vous y préparer dès maintenant).

Si vous aimez un prénom qui est à la mode, ne vous empêchez pas d’appeler votre enfant ainsi  : même les prénoms les plus données aujourd’hui sont bien loin d’atteindre la somme des Nathalie, Stéphanie et Marie d’il y a quelques générations. En revanche, je vous conseille de ne pas choisir un prénom parce qu‘il est à la mode (pensez au phénomène Kevin – parler d’un kévin est presque passé dans le langage courant, et ce n’est pas exactement un terme laudatif).

Les écritures étrangères d’un prénom me semblent très acceptables, mais est–il vraiment nécessaire de réinventer son orthographe ? Un Y ou un H de plus ne rendront pas votre enfant unique (il sera unique parce qu’il sera merveilleux et que ça sera le vôtre). Demandez-vous si votre choix passerait la sélection du formidable Tumblr Prénom d’une pipe.

Vous pouvez faire votre choix sur une sonorité ou sur ce qu’il évoque pour vous (Hugo était le prénom de mon strip-teaseur préféré, je t’ai appelé comme ça en hommage à lui). Pensez tout de même que certains prénoms sont un poil chargés. Ce qui ne signifie pas que le prénom est interdit, mais simplement qu’il faut être conscient que Cassandre ou Œdipe peuvent être à lourds à porter (remarquez, il n’y a rien de tel pour apprendre à avoir de la répartie).

Après, tous les goûts sont dans la nature : très classique ou moins courant, ancien ou moderne, franco-français ou d’origine étrangère, etc.

Faut-il dévoiler le projet de prénom avant la naissance de l’enfant ? C’est à vous de voir, mais sachez que le divulguer permettra à chacun de juger votre choix. Après la naissance du bébé, les gens n’osent généralement plus émettre de critique négative, et se contentent d’un silence poli. Plus votre choix sera audacieux, et plus je vous recommande de rester discrets à ce propos.

En cas de gros gros désaccord avec votre conjoint, pensez que vous avez un tout petit délai pour vous décider, la déclaration en mairie devant être faite dans les trois jours après la naissance. Dans certaines maternités, parisiennes à ma connaissance, l’officier d’état civil se déplace directement. Ce sera le moment de vérifier que le prénom et son orthographe sont bien conformes à votre choix, les changements ultérieurs étant longs et coûteux.

En bref, quand on est parent, on a le droit de se planter sur plein de choses… mais pas sur le prénom de son enfant.

 

 

Comment survivre aux nuits de votre bébé

Ou plutôt comment survivre aux nuits fragmentées, ou à l’absence de nuits de votre bébé ? Dans la liste des nombreuses injustices qui touchent à la parentalité, on pourra ajouter « nourrisson qui dort 6 heures d’affilée au sortir de la maternité » (malheureusement, ce modèle rare n’est pas disponible sur commande) versus le reste du monde.

En préambule :

Faut-il dormir dans la même chambre que son enfant (quand on a le choix, s’entend) ? A vous de voir. Pour ma part, je pense qu’il est pratique d’avoir son bébé vraiment sous la main quand on allaite et qu’on a pour cela besoin que de ses nichons ; un enfant nourri au biberon (y compris s’il s’agit de biberons de lait maternel) peut très bien dormir dans sa chambre. Pour cela, habituez-le à y faire la sieste, par exemple ; faites-en un endroit agréable, ce n’est pas une punition de dormir chacun de son côté. S’il reste avec vous, prévoyez un stock de boules Quiès, les nourrissons font un boucan dingue quand ils dorment, ça sera dommage que le vôtre vous empêche encore plus de dormir.

D’ailleurs, boules Quiès ou chambre à lui, pas d’inquiétude à avoir, je vous garantis que vous l’entendrez lorsqu’il vous appellera,  sauf si vous dormez à la cave et lui au grenier (ou l’inverse), auquel cas un baby-phone pourra vous être utile.

Pensez à vous équiper d’une veilleuse ou autre loupiote très douce pour ne pas vous éblouir avec une lumière trop forte lors des réveils nocturnes, ce qui devrait vous permettre de vous rendormir plus facilement.

Enfin, essayez de lui apprendre dès tout petit la différence entre le jour et la nuit, l’objectif étant de lui montrer que la nuit on ne fait pas la java (ou alors on la fait tout seul en laissant dormir ses parents). Pour cela, lorsqu’il dort en journée, ne tirez pas les rideaux et ne fermez pas les volets, et faites du bruit normalement, y compris s’il s’agit de passer l’aspirateur et que la porte de sa chambre n’est pas fermée (dans sa chambre directement, j’avoue que je n’ai jamais osé).

Dans quel lit votre enfant va-t-il dormir ? Le « grand » lit à barreau est peut-être encore un peu grand pour lui. Un berceau, voire la nacelle de la poussette, sont largement suffisants dans un premier temps. Si vous ne disposez que d’un grand lit et que votre enfant semble angoissé au moment du coucher, vous pouvez réduire son espace à l’aide du coussin d’allaitement.

  • Si vous allaitez : 

Un berceau cododo me semble être le bon plan (crash-test à venir après la naissance de Numérobis).  L’idée : que vous n’ayez pas besoin de vous lever, ni de faire se lever votre conjoint. Vous collez directement l’enfant à votre nichon (au pire, vous vous redressez pour le rapprocher), et pouvez poursuivre votre roupillon pendant qu’il se nourrit. Pensez à vous équiper de votre coussin d’allaitement à portée de main pour vous caler confortablement, et trouvez la position qui vous conviendra à tous les deux. Le bémol : si la tétée dure trop longtemps (par hasard, si vous vous êtes rendormie), elle peut abîmer votre poitrine. N’hésitez pas à bien la soigner à l’aide de crèmes y compris en préventif.

Cette méthode fonctionne aussi directement dans votre lit (je l’ai expérimenté pour mon premier à l’heure de MA sieste), mais cela comportant des risques de mort subite pour l’enfant, je ne tenterai pas le Diable pour une nuit complète.

Si votre enfant à son propre lit, vous pouvez demander à votre conjoint de vous amener votre bébé pour que vous n’ayez pas besoin de vous lever, ou pas systématiquement besoin de vous lever.

Enfin allaiter donne soif, veillez à avoir toujours une bouteille d’eau (et remplie, SVP) à portée de main.

  • Si vous n’allaitez pas, ou pas tout le temps : 

Votre conjoint peut bosser autant que vous la nuit, n’hésitez pas à le faire se lever également et ce même s’il bosse et pas vous, sauf si vous avez envie de ressembler à un Walking Dead sous peu.

Préparez tout ce qui peut l’être afin de vous simplifier le boulot : biberon pré-rempli d’eau à la bonne quantité avant votre coucher, et à côté dosettes de lait en poudre également préparées en amont. Compter les mesurettes lorsqu’on est à moitié endormi est un coup à se louper et/ou à recommencer trois fois (ce qui signifie de précieuses secondes de sommeil perdues à jamais).

Si votre enfant boit son lait froid ou tiède, c’est tout bénéf, profitez-en ; s’il boit chaud et que votre maison est un manoir de dix-huit pièces, installez un micro-ondes ou un chauffe-biberon dans sa chambre. Quoique si vous avez un manoir de dix-huit pièces, vous êtes sans doute Céline Dion et disposez d’une batterie de nounous qui assurent à votre place, donc laissez-les faire sans vous poser de question.

D’un point de vue théorique, vous êtes prêts pour passer les meilleures nuits possibles… en plus, n’oubliez pas de brûler un cierge et de faire gaffe à votre karma, histoire de mettre toutes les chances de votre côté.

Le trousseau de la femme enceinte

Lorsque vous êtes enceinte, quels sont les objets indispensables pour vous simplifier la vie et rester zen  ?

Au premier trimestre (voire plus longtemps si vous n’avez pas de bol)

  • Un sac en plastique, pour les accidents de vomi
  • Un en-cas pour prévenir les nausées : amandes, cranberries, etc., à grignoter dès que le besoin s’en fait sentir

Lorsque vous commencez à être bien ventrue

  • Des vêtements adaptés au fur et à mesure que votre ventre pousse (des robes larges, jupes à taille élastique… peuvent tout à fait être suffisantes dans un premier temps, avec de passer aux choses sérieuses). Pour constituer une garde-robe complète, je vous recommande la lecture de cet article.
  • Un chausse-pied, pour rester digne et autonome tous les matins
  • Des ballerines, pour quand même le chausse-pied ne suffit plus (fonctionne aussi avec des tongs, mais pas avec des Docs)
  • Un coussin d’allaitement, pour caser votre ventre confortablement durant la nuit
  • Un bon soutien-gorge pour la journée, et éventuellement un pour la nuit (sans armature) pour les périodes au cours desquelles vos seins sont plus lourds que des pastèques

Tout le temps

  • Un carnet pour noter toutes vos idées géniales (idées de prénoms, référence de peinture, LISTES)
  • Un smartphone pour prendre en photo vos coups de cœur (le carnet fait aussi l’affaire, mais je suis très faignante). Utile également lorsque vous avez un doute sur un aliment pour vérifier s’il fait partie de la liste des « OK » ou s’il figure sur celle des « KO »
  • Un agenda pour noter tous vos rendez-vous médicaux
  • Un dossier (à trimbaler lors de vos rendez-vous ou lorsque vous déciderez de vous taper un petit week-end  à 200 bornes de chez vous le 9ème mois) (je vous tire mon chapeau) avec compte-rendus médicaux, résultats d’analyse, écho. Je vous conseille également d’y faire un récapitulatif de toutes vos dates de rendez-vous.
  • De l’eau parce que vous avez tout le temps soif
  • Un radar à chiottes, parce que vous avez tout le temps envie de faire pipi
  • Une crème anti-vergetures, histoire de ne pas avoir de regret – fonctionne également avec de l’huile d’amande douce par exemple (attention, jamais d’huile essentielle pendant la grossesse)
  • Une crème solaire si vous prenez beaucoup l’air, même s’il ne fait pas très chaud, même s’il ne fait pas très beau

Et dans les non-indispensables, ou intéressants seulement de temps en temps, on pensera à :

  • Un appareil photo – prenez au moins un cliché souvenir de vous en baleine
  • Un maillot de bain : vous raterez un truc si vous ne prenez pas l’eau pendant votre grossesse (ce sentiment si agréable de légèreté)
  • Un oreiller pour vous caler le dos lors de vos grands trajets en voiture (à la fin, ajoutez-y une serviette de bain, pour ne pas risquer de pourrir votre siège en cas de perte des eaux sauvage)
  • Un coussin chauffant ou une bouillotte pour vos douleurs dorsales et cervicales
  • Un ventilateur : si vous êtes enceinte l’été, achetez-le sans attendre la canicule et la rupture de stock
  • Un brumisateur et un spray jambes lourdes : là vous pouvez attendre d’avoir vraiment trop chaud (mais le brumisateur vous sera de toute façon très utile pendant l’accouchement)
  • Et des accessoires ultra-glamour type ceinture lombaire ou bas de contention si recommandés votre médecin.

Finalement, il en faut peu pour être heureux :)

Comment se préparer au mieux à l’allaitement ?

Vous avez envie d’allaiter, ou en tout cas vous avez envie d’essayer. C’est super !, comme ils disent à ma maternité (ils disent aussi « C’est super ! » aux femmes qui ne souhaitent pas allaiter – je les aime).

Il faut savoir que l’allaitement est parfois facile et naturel, et parfois… beaucoup moins. Voici quelques conseils pour vous y préparer au mieux.

Tout d’abord, au niveau équipement, vous aurez besoin de :

  • Vous informer

Le site le plus complet et sérieux en la matière, bien que certainement un peu partial, est celui de la Leche League. Je vous conseille de vous y reporter avant l’accouchement mais aussi après si vous rencontrez des difficultés, les professionnels de santé en France étant loin (et même très loin) d’être tous bien formés à la question de l’allaitement.

Globalement, il faut retenir qu’allaiter est un choix qui ne revient qu’à vous, et que hormis cas rarissime, toutes les femmes peuvent allaiter. Si cela vous tient à cœur et que l’allaitement ne se déroule pas aussi facilement que prévu, n’hésitez pas à vous faire aider – et l’avoir prévu en amont facilite les choses.

A contrario, vous avez parfaitement le droit de changer d’avis. De jeunes parents,  après deux jours sans parvenir à nourrir leur nourrisson au sein, préfèrent passer au biberon. La maternité le leur a refusé pour les encourager dans l’allaitement (cette histoire s’est passée au XXIème siècle, je sais, ça surprend), le papa finissant par aller chercher des biberons en loucedé.

En bref, vous ferez bien comme vous le sentirez le moment venu mais en cas de difficulté, faites-vous aider par quelqu’un de compétent en la matière.

En vous informant, vous apprendrez en outre qu’il n’est pas nécessaire (hors cas médicaux, cf. ci-dessous) de préparer vos seins à l’allaitement par des manipulations physiques et que si du colostrum s’écoule de vos seins durant votre grossesse, c’est normal (et que s’il ne s’en écoule pas, c’est normal également).

  • Vêtements compatibles allaitement

Vous pouvez vous faire plaisir sur des sites spécialisés (Envie de Fraises que je pense être le meilleur rapport qualité/prix, Émoi Émoi pas encore testé mais apparemment plus haut de gamme, etc.) ou bricoler avec les moyens du bord : en superposant un débardeur et un autre haut un peu lâches ou une chemise, par exemple. Après la naissance de mon fils, j’ai utilisé des vêtements spécialisés et aussi recyclé des chemises d’avant, c’était parfait et ça m’a évité la déprime de m’habiller avec les mêmes hauts pendant le temps de l’allaitement. Dans tous les cas, éviter les robes ultra près du corps trois trous est un bon début.

Dans tous les cas, vous ne couperez pas au soutien-gorge d’allaitement. Idéalement il faudrait attendre la montée de lait pour en acheter en connaissant la nouvelle taille de vos nichons (une chose est sûre, ils n’auront JAMAIS été aussi gros). Mais  personnellement, il m’était inimaginable de ne pas me préparer à 100% avant l’accouchement, j’en avais donc acheté en amont et en prévoyant un peu de marge. Indispensable également, la brassière ou un modèle de soutien-gorge sans baleine pour la nuit. Vos seins vont couler, et il est particulièrement désagréable de se réveiller dans une mare de lait.

  • Coussinets d’allaitement

LE combo indispensable avec le soutien-gorge contre les seins qui coulent, à utiliser à toute heure du jour et de la nuit donc. Ils existent en jetables ou lavables, c’est cette dernière option que j’ai choisie : achetez-en au moins 2 ou 3 paires pour être tranquille selon votre rythme de lessive. J’avais notamment choisi ce modèle chez ApiNapi, il en existe d’autres par exemple sur les Tendances d’Emma. Épais ou fins, je n’ai pas vu de différence fondamentale, l’essentiel étant qu’ils comportent une face imperméable et une autre plus absorbante dans un tissu plus doux. Et le doux est nécessaire, car vos seins risquent d’être malmenés.

NB : je m’étais également procuré des coquilles d’allaitement, mais très sincèrement je n’en ai pas bien compris l’intérêt.

  • Pommade ou crème contre les crevasses

Vous n’en aurez peut-être aucune (un peu comme pour les vergetures, c’est la roulette russe) mais en préventif ou en curatif le soin échéant, je vous conseille la crème Castor Equi (aucun castor n’a été blessé durant la fabrication du produit) qui est aussi grasse qu’efficace.

  • Du savon sans savon

Inutile de vous récurer la poitrine à la javel. Un savon sans savon au PH neutre, voire surgras si possible, sera parfait pour vous nettoyer sans agresser votre peau, et particulièrement la peau sensible de votre poitrine.

  • Un coussin d’allaitement

Pas parfaitement indispensable… mais tellement confortable qu’un peu indispensable quand même. Je le recommande dès la grossesse, à tous les parents – il est aussi parfait pour s’y lover pour dormir lorsqu’on est encombrée par son ventre et pour donner le biberon que pour allaiter. Je privilégie les modèles à billes, plus confortables selon moi que les modèles à rembourrage classique type oreiller.

Et de façon plus dispensable…

  • Protège-mamelons

Si l’allaitement est difficile, il est possible que vous ayez les seins extrêmement abîmés, voire en sang (nulle besoin que votre nouveau-né soit pourvu de dents de Dracula pour ça). Si vous souhaitez poursuivre l’allaitement, vous pourrez utiliser des protèges-mamelons, qui sont toutefois déconseillés si tout se passe bien car ils modifient la sensation de succion éprouvée par votre enfant.

  • Forme-mamelons

Dans le cas où vous avez des mamelons plats ou ombiliqués, on vous recommandera d’en porter au cours de votre grossesse. Pas de retour d’expérience en la matière mais je ne peux que vous conseiller de vous adresser à votre médecin ou votre sage-femme si vous pensez être concernée.

  • Tisane d’allaitement

En théorie, il faut boire trois litres par jour lorsqu’on allaite. Bon courage. Le tisane d’allaitement permet de varier les plaisirs et de stimuler la production de lait (la bière aussi, parait-il, mais c’est nettement moins recommandé).

  • Homéopathie

Pour favoriser la montée de lait. Efficacité non prouvée non scientifiquement, mais je fais partie de ces gens qui ont toujours envie de jouer au loto les vendredi 13 (et oublient de le faire).

  • Tire-lait / sac congélation

Le gros problème de l’allaitement, c’est que vous êtes condamnée, oui vous Madame, à être scotchée à votre bébé 24/24. Même quand on aime très fort son enfant ET qu’on l’allaite, on a parfois envie de prendre le large 2 heures, de se taper une soirée picole entre potes, de reprendre le boulot, ou même simplement d’une vraie nuit de sommeil. Pour remédier à cela, l’accessoire magique est le tire-lait qui vous permet de stocker d’avance le(s) prochain(s) repas de votre enfant. Si vous souhaitez bosser en quantité industrielle ou plusieurs jours à l’avance, des sacs congélation vous seront bien utiles (sis-tip : nul besoin de tout acheter dans une même marque, je roulais en combo Avent/Medela) ; autrement un bib au frigo et voguez vers la liberté. Il existe un vaste choix de modèles manuels ou électriques, vous pouvez également en louer en pharmacie. Vérifiez dans tous les cas que l’allaitement vous convient avant d’investir.

Avec tout ça vous devriez être parfaitement préparée à l’allaitement mais je vous préviens : c’est maintenant que les choses sérieuses commencent !

To be continued