Top 5 des petits et grands plaisirs après l’accouchement

(remettez le tout dans votre ordre de priorité préféré)

  • Manger des sushis
  • Boire du champagne
  • Se faire une planche fromage qui pue / charcut’…
  • … arrosée de pinard
  • Réétudier les positions du kama-sutra qui vous étaient interdites ces derniers mois ou semaines

Ça c’est quand tout se passe très (très) bien. Parce qu’en vrai, après un accouchement difficile, on est plutôt sur…

  • Faire pipi sans sonde
  • Manger. N’importe quoi. Même la soupe de la maternité qui a un goût de cendres froides (bonus +10 si vous êtes à jeun depuis plus de 24 heures)
  • Se lever
  • Faire pipi dans des chiottes
  • Faire caca (encore une victoire de cacanard WC, pourrez-vous envoyer comme texto à vos copines déjà passées par là)

Finalement, il n’y a pas de petite victoire, ni de petit plaisir, quand on est parent :)

L’instinct maternel

… et l’instinct paternel, dans tout ça ? Parlons plutôt d’instinct parental. Que désigne-t-il, et existe-t-il vraiment ?

Je dirais qu’il recouvre deux choses :

  • La capacité à savoir s’occuper instinctivement de son bébé ;
  • Le fait de l’aimer au premier regard.

Et il me semble que ni l’un ni l’autre ne sont innés (victoire ! vous et moi ne sommes pas de mauvais parents).

Certains parents sont pleins d’amour pour le bébé qui est dans le ventre de sa mère, d’autres ont besoin de faire sa connaissance après sa sortie à l’air libre avant de se projeter pleinement dans cette relation.

Dans tous les cas, l’accouchement peut être une épreuve difficile à traverser qui peut tout changer pour les deux parents, et rajouter un troisième larron dans l’affaire ne simplifie pas la situation. Ce larron, vous l’avez sans doute imaginé, voire fantasmé : et il apparaît devant vous hurlant, couvert de sang ou de vernix, tout gris, chauve. Il ne ressemble pas aux nouveaux-nés dans Urgences. Ou alors il vous semble beau, mais il reste un inconnu.

Peut-être vous sentez-vous submergés d’amour pour ce petit être dès votre rencontre, et ce quelle que soit la relation que vous entreteniez avec lui avant sa naissance. Tout vous semble si facile et naturel que vous ne vous posez même pas la question.

Et peut-être ne ressentez-vous pas cette vague d’amour. A la limite, un lourd sentiment de responsabilité vis-à-vis de cet enfant qui est le vôtre.

C’est tout à fait normal. Cet enfant, vous ne le connaissez pas. Vous allez apprendre à le connaître et à l’aimer en même temps. Vous l’aimerez non pas parce que vous l’avez engendré et lui avez donné naissance, vous l’aimerez pour la petite personne qu’il est déjà et pour celle qu’il est en train de devenir. A votre rythme, apprivoisez-vous. L’Amour viendra.

Quant à savoir s’occuper instinctivement de son nouveau-né… N’oublions pas que les sociétés modernes, jusqu’à récemment, ont été construites sur des modèles de foyers familiaux élargis. La jeune mère (ne parlons que d’elle, puisque de toute façon le père n’était que très peu concerné) n’était jamais seule pour s’occuper de son enfant. Entourée par d’autres femmes, pensez-vous vraiment que la primipare apprenait de façon en autodidacte à nourrir ou langer son bébé ?

Et bien pour vous, c’est pareil, sauf que le vous du XXIème siècle, ce sont les deux parents. Vous allez apprendre avec les autres (personnel de la maternité, potes, grands-parents, Internet…) et aussi seuls en expérimentant. Si vous avez eu l’occasion de vous occuper de bébés avant le vôtre, ces gestes vous semblent peut-être naturels ; si c’est une grande première, il vous faut tout apprendre. Dans tous les cas, très rapidement vous allez  bien connaître et mieux comprendre votre bébé et ses besoins, mieux que personne. Tous les parents se plantent à un moment donné, tous culpabilisent, mais tous font aussi de leur mieux et finissent par trouver des solutions.

Laissez-vous du temps (et il faut avouer que si les nourrissons pouvaient parler, ils nous simplifieraient beaucoup les choses)… et restez zen.

 

Le retour à la maison

Et voilà, vous allez rentrer chez vous, pour la première fois, à trois.

La bonne nouvelle, c’est qu’avant de partir, vous aviez prévu tout l’équipement nécessaire ; mais il reste encore quelques bricoles à régler.

  • Les premiers pas

Il parait qu’il est important de faire faire le tour du (petit) propriétaire. Il y a de grandes chances pour que votre bébé n’en ait cure et préfère somnoler dans vos bras ; néanmoins je trouve l’idée assez sympathique.

S’il y a d’autres habitants dans votre maison, effectuez les présentations (je parle du Chat, pas des amis imaginaires de votre aîné ou des cafards qui infestent votre cuisine) (eurk).

Si vous aviez demandé à votre compagnon de finaliser la chambre de votre enfant/ faire le ménage/sortir les poubelles pendant votre séjour à la maternité et que ce n’est pas fait (ou pas aussi bien que ce que vous auriez fait, vous), lancez-lui un regard désabusé, il devrait percuter et culpabiliser suffisamment pour réagir dans l’instant : installez-vous calmement et confortablement avec votre bébé, et laissez bosser votre conjoint bosser sans hurler ou l’accabler de reproches. Il a peut-être eu besoin de profiter de ses derniers instants de liberté, l’important, c’est qu’il vous soutienne maintenant.

D’ailleurs, à quel moment souhaitez-vous la présence de votre compagnon auprès de vous et de votre nouveau-né ?  En temps que salarié, il a droit à trois jours ouvrés pour la naissance, et onze jours calendaires de congé paternité. Pas facile de savoir en amont à quel moment vous aurez besoin de lui.

Je suis d’avis que si une présence à la maternité les premiers jours est agréable, elle est indispensable à la maison (et d’ailleurs, le premier jour où mon mari est allé bosser après mon retour, j’ai bien cru que j’allais pleurer j’ai pleuré) (on pense qu’on pleure beaucoup enceinte, mais c’est pire après).

S’il ne peut être présent et que vous ne souhaitez pas être seule, c’est le moment de vous faire accompagner au maximum par votre famille ou vos amis s’ils peuvent venir vous voir.

  • Les visites

Normalement, si les sept enfers ne se sont pas déchaînés sur vous à la maternité, vous allez être assaillis de demandes pour rencontrer le divin enfant.

Au passage, vous avez le droit de faire des sourires (crispés) à ceux qui vous diront Bonjour seulement après avoir admiré votre bébé, voire qui ne vous aurons pas dit bonjour du tout (à ce stade, le créateur n’a pas l’importance de sa créature aux yeux de certains). Pensez-y la prochaine fois que vous irez visiter de jeunes parents, on pêche tous par manque d’expérience.

Vous pouvez organiser ces visites en envoyant un mail à vos proches avant votre départ à la maternité. Coupez l’herbe sous le pied de ceux qui ont envie de s’incruster (au hasard, vos parents/ beaux-parents) : ils seront les bienvenus, à partir de J+8 et non à J+2 par exemple ;  précisez quelles sont vos heures préférées pour les visites (à 18 heures, pour l’heure des traditionnels pleurs du soir, on préfère en général être en petit comité quand on se sent parent indigne incapable de consoler son enfant) (ça arrive à TOUT LE MONDE) ; ce qui vous ferait plaisir : que votre invité apporte le repas / fasse une livraison de plats Picard, qu’il vous file un coup de main pour le ménage, voire qu’il garde la Bête pendant que vous vous absentez deux heures (plus facile quand on n’allaite pas) (petite veinarde). Evidemment, tout le monde ne pourra pas vous rendre ce type de service, mais la meilleure façon d’obtenir ce que vous voulez/dont vous avez besoin, c’est de demander, n’hésitez donc pas à le faire.

N’hésitez pas non plus à dire non si la visite ne vous convient pas sur le fond ou la forme. S’il s’agit de très proches type beaux-parents, il est diplomatique de mettre un peu d’eau dans son vin : oui pour qu’ils viennent vous voir, mais s’ils logent à l’hôtel. Si la visite se passe mal (invités qui s’incrustent plus longtemps que prévu / mettent les pieds sous la table en attendant que vous leur serviez un repas trois étoiles), vous avez aussi le droit de les foutre dehors.

  • Les soins

Je reviendrai plus longuement sur la trousse à pharmacie de votre bébé / le nécessaire à soins de votre bébé dans un prochain article (à liste <3).

A noter que vous pouvez demander à une sage-femme de venir vous visiter, très utile si vous êtes en pleine découverte du mode d’emploi du nouveau-né. Prenez contact en amont avec la sage-femme afin de vous assurer qu’elle pourra bien venir à domicile.

  • La nourriture

Si vous avez choisi de ne pas allaiter, essayez de vous procurer le même lait qu’à la maternité, si bien supporté par votre enfant (achetez-le avant l’accouchement ou envoyez votre conjoint s’en charger pendant votre séjour à la maternité, mais ne vous en occupez pas à votre retour).

Si vous allaitez, en théorie c’est plus fastoche : vous n’aurez besoin que de vos nichons. Cependant je vous conseille tout de même d’avoir une boîte de lait en poudre à la maison, au cas où, pour éviter le drame du dimanche soir, 20 heures, en cas de problème. Elle vous servira a minima lorsque vous passerez à l’allaitement mixte (sauf si vous envisagez de nourrir votre enfant au sein jusqu’à sa majorité, là vous pourrez passer directement à la vodka).

Concernant votre nourriture, assurez-vous que le congélateur/ frigo sera bien rempli à votre retour, vous n’aurez pas le cœur à vous préparer un bourguignon juste après avoir accouché (et manger, c’est important).

Vous allez à présenter découvrir la vie à trois (ou plus). Les débuts peuvent être compliqués (remarquez : la suite aussi), ne vous stressez pas/ ne culpabilisez pas, il y a de quoi être très bouleversé par ce changement. Faites de votre mieux, et rappelez vous que tant que tout va bien… tout va bien.

Accoucher

Il y a des dizaines (centaines ?) de façons d’accoucher et de vivre un accouchement. C’est une expérience littéralement inoubliable et très personnelle.

Vous vous y serez préparée au mieux, mais les événements ne se dérouleront peut-être pas comme vous l’avez prévu.

Voici quelques petits conseils qui, je l’espère, pourront néanmoins vous être utiles à tous les coups.

  • Sentez-vous en confiance et faites confiance à l’équipe. Vous avez face à vous des gens dont l’accouchement est le métier, qui ont à cœur que tout se passe bien et feront leur possible en ce sens.
  • … Et soyez agréable avec eux. Personne n’aime avoir affaire à quelqu’un de désagréable. Même si vous avez très mal, rien ne vous empêche d’être polie. Ils vous le rendront bien et l’ambiance sera tout de même nettement plus agréable pour tout le monde. NB : ça fonctionne aussi avec votre conjoint.
  • Envisagez tout ce petit monde comme une équipe, comme votre équipe qui vous soutient, vous guide et gère le ravitaillement (même s’il ne s’agit que de vous pschiter du brumisateur).
  • Pensez que le plus important est la santé de votre bébé, et la vôtre.
  • Soyez prête à envisager tous les types de soins, s’ils s’imposent (cf. point précédent). Même si vous souhaitez accoucher par voie basse, une césarienne peut s’imposer. Envisagez cette possibilité en amont pour ne pas vous sentir choquée ou surprise si un tel acte chirurgical venait à intervenir.
  • Vous pouvez refuser des soignants ou des soins si vous ne le sentez pas. Bien sûr, si des questions vitales sont en jeu, la priorité de l’équipe médicale sera de protéger votre santé et celle de votre enfant, quelles que soient les indications que vous pourriez leur donner.
  • Soyez réaliste. Si on vous annonce un périmètre crânien immense pour votre bébé, qu’il va être compliqué de le faire sortir, vous pouvez préciser à l’équipe que vous êtes d’accord pour une épisiotomie, par exemple, histoire de mettre tout le monde à l’aise.
  • Concernant la péridurale :
    • Si vous en bénéficiez : demandez une nouvelle dose de produit dès que vous commencez à sentir une gêne/un inconfort. N’attendez pas que la douleur s’installe.
    • Si vous ne souhaitez pas en bénéficier : vous avez le droit de changer d’avis (ou pas).
    • Si vous ne pouvez pas en bénéficier : rappelez vous que depuis le début de l’humanité, les femmes ont fait sans. Vous pourrez l’ajouter sur votre CV. Courage !
  • A la sortie de Junior, ne soyez pas surprise s’il ne ressemble pas aux nouveaux-nés que vous avez vus dans Urgences : il peut être tout recouvert de vernix, gris, rouge, recouvert de sang… Et il ne criera pas forcément.
  • Il vous faudra parfois patienter quelques instants avant de le tenir dans vos bras. L’urgence pour l’équipe peut être de vérifier si tout va bien / de prodiguer les premiers soins.
  • Pour votre conjoint : chacun fait ce qu’il veut, mais pour ma part j’estime qu’il est inutile de regarder si ce n’est l’expulsion, au moins ce que suit (à moins qu’il n’ait envie de se priver définitivement de barbaque à la vue du placenta)

Quoiqu’il se passe, rappelez-vous que votre accouchement est unique, même s’il ne se déroule pas comme vous l’avez imaginé, voire fantasmé ; tâchez de rester calme et concentrée sur un double objectif pour lequel vous êtes accompagnée par une équipe : la santé de votre bébé et la vôtre. La bonne nouvelle : que votre accouchement se déroule rapidement et sans douleur ou qu’il soit long, douloureux voire compliqué, vous tiendrez très bientôt votre bébé dans vos bras.

Préparer son séjour à la maternité

Pour bien vous préparer à l’accouchement, vous avez fait vos valises ; mais que faut-il prévoir d’autre pour anticiper son séjour à la maternité?

En amont

Préparez et chronométrer votre trajet : vous vous y rendrez plus détendue le jour J. Anticipez les différents moyens de transports possibles : à pieds, en transports en commun, en taxi, ou dans votre voiture. Le cas échéant en tenant compte des bouchons (vous venez présentement de passer très près d’un mauvais jeu de mots impliquant la notion de muqueux).

Prévoyez les visites que vous recevrez à la maternité en envoyant un message aux proches que vous aurez plaisir à voir à la maternité (plutôt à une liste restreinte qu’à votre équipe complète de pom-pom girls, suppléantes comprises) avec le plan d’accès à la maternité, les horaires de visite et recommandations diverses (on n’apporte pas de fleurs et on ne vient pas quand on a la grippe A, merci) ainsi que, et c’est le plus important, vos consignes. Par exemple :

  • Pas de visite le premier jour
  • Pas plus de deux visiteurs à la fois (de grâce, respectez cela si vous êtes en chambre double)
  • Uniquement visites des grands-parents / BFF
  • Les visites doivent durer 15 minutes, 30 maximum
  • Confirmer toute visite par téléphone avant
  • Seuls seront admis les visiteurs équipés de sushis
  • Etc.

Evidemment rien ne vous empêche de dire les choses avec plus de diplomatie (cela est même recommandé si vous souhaitez conserver de bonnes relations avec vos proches). Pensez que vous risquez d’être épuisée par un accouchement long et/ou difficile ou tout simplement que vous aurez peut-être envie de partager ces premiers instants uniquement avec votre tout nouveau cercle familial restreint.

En bref, il vaut mieux être un peu sèche avant, quitte à être finalement plus souple que ce que vous aviez prévu pour ne pas prendre le risque de vexer vos proches en les mettant dehors ou d’être atrocement gênée par la présence de votre belle-mère à H+4.

Juste avant d’accoucher

Selon les consignes données par votre maternité, et si cela est possible, prenez une douche, ou mieux, un bain avant de partir ; vous pouvez également grignoter quelque chose (si vous n’avez pas faim, privilégiez une boisson qui tient bien au corps type jus d’abricot ou chocolat chaud). En effet, en France il est de bon ton d’affamer et d’assoiffer la femme sur le point d’accoucher au cas où il faudrait pratiquer sur elle une anesthésie générale en urgence (et là, vous comprenez également tout l’intérêt du brumisateur, seule boisson à laquelle vous aurez droit pour vous désaltérer en salle de naissance).

Vérifiez votre check-liste de départ : enlevez votre vernis à ongles, vos lentilles, le contenu de votre baluchon… NB : ce n’est pas le moment de commencer nettoyer les vitres du salon, l’important c’est d’accoucher maintenant.

Comment vous rendre à la maternité ? Vous avez prévu en amont votre transport. Si vous êtes seule et tordue de douleur, évitez de conduire ; si vous prévoyez d’être assise, emportez une petite serviette de toilette pour éviter de pourrir la banquette arrière du taxi en perdant les eaux. Toujours si vous êtes seule, n’emportez avec vous que le baluchon pour la salle de naissance, votre conjoint se chargera du reste plus tard.

Dans tous les cas et sauf urgence réellement urgente (et croyez-moi, quand le bébé est vraiment sur le point d’arriver, vous le sentez) (c’est un peu comme une grosse envie d’aller faire caca maintenant tout de suite, sauf qu’on parle d’accouchement) (c’est plus fort que moi, il faut que je parle de caca à chaque article), évitez d’appeler les pompiers. Sauf cas rarissime, surtout pour un premier, la durée d’un accouchement est suffisamment longue pour vous permet de regarder l’intégrale du Seigneur des Anneaux en version longue et de faire une partie de Scrabble derrière. Laissez les pompiers et le samu s’occuper des vraies urgences et appelez donc un taxi (ou votre meilleur ami à la rescousse).

Si vous avez déjà un enfant ou autre tamagotchi, prévoyez en amont à qui vous pourrez le confier et selon quelles modalités (vos parents viennent chercher l’aîné chez vous, vous effectuez la passation à la maternité, etc.). L’heureux dépositaire de la créature étant prié de laisser son portable allumé 24/24, parce qu’en général, on ne choisit pas l’heure à laquelle on accouche.

Voilà, vous êtes dans la place. C’est maintenant que les choses sérieuses commencent.

To be continued

 

Préparer sa valise pour la maternité

Le jour J approche, et il est temps de préparer votre valise, ou plutôt vos valises pour la maternité.

En parallèle du paquetage, préparez une liste (<3) avec tout ce que vous devez faire avant de partir, par exemple : enlever vos bijoux, votre vernis, etc. Votre maternité vous indiquera les pré-requis en la matière. Adaptez également le contenu des valises selon leurs indications.

Vous devez donc préparer plusieurs valises. Je vous recommande : un baluchon à emporter en salle de naissance, et une à deux valises (pour vous et votre enfant) pour le séjour en maternité.

Baluchon salle de naissance (on évitera l’immense valise qui gêne le passage)

Affaires Papa

  • 20 euros en monnaie pour se ravitailler en café, nourriture (l’accouchement peut être long, très long…) (35 HEURES BORDEL) ;
  • Chéquier : si besoin de caution pour le téléphone ou la TV en chambre ; en prenant soin de vérifier en amont si c’est nécessaire ou non (la caution ET le téléphone ou la TV) ;
  • Appareil photo – avec batterie chargée !

Affaires Maman

  • Dossier médical et administratif dont carte de groupe sanguin, tous les examens réalisés au cours de la grossesse, livret de famille, CNI, carte Vitale, carte de mutuelle ;
  • Une tenue confortable : par exemple une chemise de nuit chouette, un gilet à manches longues s’il fait frisquet (normalement il fait bien chaud dans les maternités, mais je vous rappelle qu’un accouchement peut être long, TRÈS LONG), une paire de chaussettes ou des chaussons sympas pour déambuler tranquillement ;
  • Des barrettes, un élastique ou un bandeau pour éviter d’avoir les cheveux dans la tronche en pleine poussée ;
  • Pour votre confort :
    • Un brumisateur. INDISPENSABLE. Votre assistant, pardon compagnon, pourra ici se trouver un rôle-clé dans l’accouchement (je pense que j’ai répété « brumisateur ! » au moins 50 fois le jour J) (vers la fin, avant j’ai eu au moins 34 heures d’autonomie en la matière) ;
    • Un déo en spray, recommandé par une amie très chère. Attention, spoiler qui pique les yeux des âmes sensibles : il arrive qu’on fasse caca (et pas des paillettes) avant ou au cours de l’accouchement, et il arrive que l’on ne s’en rende pas compte jusqu’à se dire que tiens, ça ne sent pas la rose. Un déo en spray peut sauver votre dignité à ce moment-là si vous êtes mal à l’aise dans ce type de circonstances (personnellement, je n’ai plus de dignité depuis longtemps) ;
    • Lunettes / lentilles + étui et produit, si vous êtes binoclarde.
  • Pour l’attente :
    • Des magazines, un bouquin, un tablette chargée avec des séries/films… en présence de votre conjoint cet équipement perd de l’intérêt, vous serez peut-être contents de papoter simplement entre vous.
    • De la musique : pour le coup, j’ai trouvé agréable d’avoir une ambiance sonore, même si l’équipe m’a demandé de couper le son juste avant la naissance (mon fils n’a pas poussé son premier cri sur la Chevauchée des Walkyries, snif) (en vrai j’avais prévu une play-list titrée « Happy mood », on n’est pas là pour faire la tronche ou conquérir la Pologne).

Affaire Bébé

  • Un body – pour la taille, en fonction de ce qu’on vous aura annoncé à la dernière écho, prévoyez du naissance ou du 1 mois (voire du 3 mois si vous accouchez d’un petit veau) (auquel cas je vous souhaite bon courage). Privilégiez un body qui s’ouvre par devant, plus facile pour habiller votre enfant quand vous avez l’impression que le manipuler est aussi délicat que de servir du thé dans un service en porcelaine quand on a des pattes d’ours ;
  • Un bonnet ;
  • Un pyjama plus ou moins chaud (coton ou velours) selon la saison ;
  • Une serviette ou une couverture polaire pour tenir votre enfant au chaud.

Pour le séjour à la maternité – adaptez le nombre de vêtements en fonction de la durée prévue du séjour 

Affaires Bébé 

  • Trois à cinq bodies – ils prennent peu de place et sont utiles quand on n’a pas trop la main (vous allez découvrir avec bonheur vos premières couches mal positionnées et le plaisir des régurgitations) ;
  • Deux ou trois pyjamas – en coton ou velours selon la saison ;
  • Un cache-cœur ou un pull plus chaud, selon la saison ;
  • Un bonnet ;
  • Des moufles – si votre enfant se lacère le visage à la mode Wolverine ;
  • Des chaussettes – inutiles si toutes les tenues prévues recouvrent les pieds
  • Une tenue pour la sortie : dispensable. Ici la politique de la maison est de laisser les bébés en pyj jusqu’à 2 ou 3 mois.
  • Une gigoteuse ou turbulette – peut être remplacée par une couverture (à 3 jours de vie, votre bébé ne bouge pas assez pour risquer de s’étouffer avec) ;
  • Deux langes : très utiles pour essuyer les reflux, les nichons qui débordent, voire faire office de doudou ;
  • Des bavoirs : dispensables, je les remplace par des langes ;
  • Un protège carnet de santé : dispensable, d’autant qu’il est possible que vous en receviez un en cadeau à la maternité ;
  • Une tétine : même si vous êtes contre. Il paraît que ça a sauvé des santés mentales.
  • Des couches naissance : 1 paquet devrait laaaaargement suffire pour la maternité.
  • Une serviette de toilette pour votre enfant ;
  • Un thermomètre : demandé à ma maternité (pour apprendre à s’en servir), mais ils ont leur propre matériel. Privilégiez un modèle rectal, tout simple à 5 euros – un embout souple me semble toutefois une attention délicate pour l’anus de votre bébé ;
  • Une brosse à poils doux ;
  • Du savon liquide surgras, sans paraben ;
  • Du liniment et du coton qui remplacent les lingettes (irritantes et polluantes) pour le change ;
  • Du sérum physiologique pour nettoyer les yeux, le nez (n’hésitez pas à acheter en gros, il sera utilisé) ;
  • Lait ou crème hydratante : dispensable. Vous pouvez en outre demander des échantillons en pharmacie, des fois que votre enfant fasse des réactions allergiques (le mien ne supporte qu’un type de crème, par exemple).

 Séjour maternité Maman

  • Une grande serviette de bain qui ne craint pas trop, et une petite qui craint encore moins (je vous laisse la délicate surprise de deviner pourquoi) ;
  • Une tapis de bain, si vous avez comme moi le pied délicat en sortant de la douche ;
  • Un coussin d’allaitement : très utile si vous allaitez ou pour donner le biberon confortablement (mais prend beaucoup de place) ;
  • Une bouée pour s’asseoir si besoin : vous ne voulez pas savoir pourquoi. L’usage de la bouée est controversé, mais je vous recommande tout de même d’en prévoir une pour éviter d’envoyer le papa en dégoter une de toute urgence à 20 heures un dimanche de décembre.
  • Deux ou trois chemises de nuit confortables, et compatibles avec l’allaitement si vous prévoyez d’allaiter ;
  • Deux soutien-gorges, d’allaitement + une brassière pour la nuit si vous prévoyez d’allaiter (pour la nuit sachez que vos nichons peuvent couler même pendant votre sommeil en se passant de votre accord) ;
  • Deux hauts confortables, d’allaitement le cas échéant ;
  • Deux bas confortables, sachant qu’une sage-femme viendra régulièrement mettre son nez entre vos cuisses en cas de problème particulier, type épisiotomie ;
  • Des culottes jetables ou en coton qui finiront à la poubelle (vous commencez à vous douter que les suites de couche peuvent ressembler à un remake de Shining, hein ?) ;
  • Des chaussons, pour déambuler sans choper les verrues plantaires de votre voisine de chambrée ;
  • Une robe de chambre/un kimono/truc pour vous tenir un peu plus chaud (vous pouvez trouver un vêtement qui ne vous fera pas ressembler à votre grand-mère, promis) ;
  • Des bas de contention : si vous avez des problèmes de circulation ou avez du mal à vous lever ;
  • Des serviettes périodiques +++ ;
  • Du savon liquide surgras ;
  • Du shampoing et/ou du shampoing sec (en cas de césarienne, vous ne pourrez pas prendre de douche immédiatement et n’espérez pas non plus vous laver les cheveux penchée sur le lavabo) ;
  • Crème pour la peau : dispensable ;
  • Un sèche-cheveu : dispensable pour refaire votre brushing, très utile en cas d’épisiotomie ;
  • Trousse de toilette (n’oubliez pas votre brosse à dents, ni du maquillage si vous savez que vous ne supporterez pas de vous voir avec une mauvaise mine sur les photos – votre minimum vital en somme) ;
  • Mouchoirs ;
  • Masque pour les yeux / boules Quiès : impératif si vous êtes en chambre double pour espérer vous reposer ;
  • Des choses sympas à grignoter : c’est le moment de commander à vos visiteurs des sushis, des rillettes voire même du champagne si vous n’allaitez pas (petite veinarde) ;
  • Montre ou réveil : indispensable car votre maternité vous demandera de noter les heures de repas et de change (celles du bébé, les vôtres ils s’en foutent) (sauf votre premier pipi) ;
  • Carnet (si papier pas fourni ou que vous souhaitez écrire vos premières impressions), stylo.

Si vous allaitez, il faut prévoir spécifiquement :

  • De la flotte : 3L/jour sont recommandés, dans ma maternité ils ne fournissaient qu’une bouteille par jour. D’ailleurs, allaitement ou non, c’est aussi le moment de vous (re)mettre à la Contrex ou à l’Hépar en cas de problèmes digestifs (votre première selle (<3) après accouchement pouvant être particulièrement effrayante ou éprouvante) ;
  • Tisane d’allaitement – la bouilloire et la tasse ne sont pas forcément indispensable, à vérifier en amont (je m’excuse auprès de mon mec de lui avoir fait trimbaler tout ça pour mon premier séjour à la maternité) ;
  • Des coussins d’allaitement : j’ai un faible pour les coussinets lavables ;
  • Des protèges-mamelons, si vous avez accouché de Dracula ou d’un molosse (edit : en fait c’est inutile, sauf si problème et là vous enverrez le Papa s’en procurer en pleurant votre race de n’avoir pu bien suivi le conseil qui suit) ;
  • De la pommade ou de la crème pour protéger votre poitrine, type Castor Equi (qui comme son nom ne l’indique pas, ne contient pas de castor) ;
  • De l’homéopathie, si vous y croyez.

Avez tout ça, vous devriez être fin prête ! N’hésitez pas à revoir le contenu très exhaustif de ces listes. Mon objectif : que vous n’ayez pas besoin de vous faire rapporter quoi que ce soit de la maison par votre compagnon (qui n’est peut-être pas aussi au fait que vous de l’endroit où sont rangées les moufles de nourrisson dans la maison), mais vous avez le droit de faire léger également si vous n’aimez pas l’idée de transport votre maison.

Un dernier conseil : votre bébé va arriver incessamment sous peu. A partir de maintenant, dès la maternité donc, vous pouvez dire oui oui en souriant à tous les conseils qui vont vous être donnés (et qui pourront être contradictoires, même dispensés par le personnel de la maternité) mais fiez-vous à votre instinct, jeune Jedi, et rappelez-vous que ça y est, vous êtes devenu parent et  êtes à ce titre le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour votre bébé. Ce qui n’empêche pas que vous pourrez tout de même recevoir de super conseils utiles, remarquez.

Se préparer à l’accouchement

C’est un fait : si vous êtes enceinte, il y a bien un moment où vous allez finir par accoucher. Que vous vous en fassiez une montagne ou que cela vous semble naturel, rappelez-vous que c’est un moment que toutes les mères ont vécu depuis le début de l’humanité, et jusqu’à récemment sans péridurale (les saintes femmes).

Comment se préparer au mieux pour se moment ?

En préambule, je suis assez ferme sur une donnée : on accouche dans une maternité, et pas chez soi (à la limite dans la voiture si on est un peu juste niveau timing). Même si on peut prévoir un accouchement à domicile, j’y suis personnellement totalement opposée car en cas de vrai problème, vous et votre enfant ne pourrez pas bénéficier de tous les soins possibles. Même si cela ne concerne qu’une infime minorité de cas (heureusement), ne prenez pas ce risque.

La préparation est de deux ordres et commence en général au septième mois de grossesse :

  • théorique : savoir comment se déroule un accouchement, quelles sont les contre-indications à la péridurale, etc.
  • pratique : se préparer physiquement à la naissance, pour faciliter la grossesse et/ou l’accouchement.

Le père est généralement le bienvenu lors de la préparation, même si on lui demandera parfois de sortir pour aborder des sujets qu’il n’aurait de toute façon pas eu envie d’entendre.

La préparation théorique est dispensée par des sages-femme, en libéral ou à la maternité. Vous pouvez tout aussi bien la suivre sur DVD (moins pratique cependant pour les questions/réponses). Certains thèmes spécifiques peuvent être abordés par d’autres professionnels : puériculteur (incroyable, ce mot n’existe pas au masculin ? Arrangeons ça immédiatement) pour ce qui concerne les soins de l’enfant, ou médecin anesthésiste pour l’analgésie. Profitez de cette préparation si elle a lieu en maternité pour vous approprier les lieux.

La préparation pratique peut prendre des formes diverses et variées (toutes ne sont pas remboursées, notamment en fonction de qui la dispense). A vous de voir ce qui vous convient le mieux… et ce qui est disponible près de chez vous/ dans vos créneaux horaires. Panorama non exhaustif de ce qui existe :

  • La respiration/ relaxation : souvent intégrées dans le cursus de préparation classique, entre des séances plus théoriques. Bonne nouvelle : la respiration petit chien, c’est so XXème siècle, vous n’aurez pas besoin d’y passer.
  • La préparation en piscine : vous n’aurez jamais vu autant de baleines d’un coup même au Marineland d’Antibes. Pour de vrai, se jeter à l’eau est assez agréable quand on se rapproche du quintal.
  • L’haptonomie : attention, cette préparation débute au 4ème mois de grossesse et se déroule en présence impérative des deux parents. Mon mari était un peu sceptique en ce qui concerne cette « science de l’affectivité » qui vise à développer les liens entre les parents et l’enfant, mais il lui a été très vite agréable d’apprendre à communiquer avec son bébé dans mon ventre (en mode Toc toc toc, qui est là ?). Nous avons laissé de côté certains éléments de la préparation que nous trouvions trop intimes ou mystiques mais avons globalement beaucoup apprécié cette démarche, qui permet d’impliquer fortement les deux parents ET de se préparer en temps que couple à la parentalité.
  • L’acupuncture : veillez à trouver un spécialiste qui a l’habitude de travailler avec des femmes enceintes, par exemple recommandé par la maternité. L’acupuncture peut également aider à soulager vos maux de grossesse (à condition de ne pas avoir peur des aiguilles…). Et si rien n’est prouvé scientifiquement, elle pourrait vous aider en fin de grossesse si le bébé ne se présente pas correctement, par exemple s’il est en siège. Pour moi, ça a fonctionné (mais par souci de transparence je précise que j’en suis encore au stade où je prends de l’homéopathie pour soigner mes bobos).
  • L’ostéopathie : même chose que pour l’acupuncture : ne laissez pas n’importe qui vous manipuler (surtout si vous entendez par la suite lui confier votre bébé). L’ostéopathie pourra notamment soulager vos douleurs dorsales et ligamentaires.

NB : après l’accouchement j’ai vu une kiné-ostéopathe pour la rééducation périnéale, qui m’a expliqué qu’il me fallait impérativement faire de l’ostéo (avec elle, au prix fort) sous peine de finir incontinents moi et ma descendance pendant 7 générations. J’étais moyennement convaincue mais me disais ne pas risquer grand-chose Résultat, cette connasse charlatan incompétente m’a bousillé le dos. Ecoutez votre instinct et n’hésitez pas à refuser les soins et/ou prendre un double avis en cas de doute. 

Vous trouverez d’autres type de préparation que je n’ai pas testés :

  • Le yoga : exercices de respiration et relaxation – attention, la pratique du yoga est déconseillée pendant les trois premiers mois de grossesse
  • La sophrologie : relaxation et concentration ayant pour objectif de lâcher prise sur sa conscience pour atteindre un état proche du sommeil (pragmatiques s’abstenir)
  • L’hypnose : ibid
  • Le chant prénatal (aucun lien avec les baleines, a priori)

Avez-vous testé d’autres méthodes de préparation ? En avez-vous été convaincu(e)(s) ?