Top 5 des petits et grands plaisirs après l’accouchement

(remettez le tout dans votre ordre de priorité préféré)

  • Manger des sushis
  • Boire du champagne
  • Se faire une planche fromage qui pue / charcut’…
  • … arrosée de pinard
  • Réétudier les positions du kama-sutra qui vous étaient interdites ces derniers mois ou semaines

Ça c’est quand tout se passe très (très) bien. Parce qu’en vrai, après un accouchement difficile, on est plutôt sur…

  • Faire pipi sans sonde
  • Manger. N’importe quoi. Même la soupe de la maternité qui a un goût de cendres froides (bonus +10 si vous êtes à jeun depuis plus de 24 heures)
  • Se lever
  • Faire pipi dans des chiottes
  • Faire caca (encore une victoire de cacanard WC, pourrez-vous envoyer comme texto à vos copines déjà passées par là)

Finalement, il n’y a pas de petite victoire, ni de petit plaisir, quand on est parent :)

Prendre soin de soi pendant la grossesse

Au-delà de rester confortable durant la grossesse en contrant les petits tracas que vous rencontrez au fil des mois, vous avez sans doute envie de prendre soin de vous, de vous sentir belle et bien dans votre corps. Voici quelques idées pour vous chouchouter. C’est le bon moment pour vous faire des cadeaux ou vous en faire offrir !

Faites-vous masser 

Repérez les instituts qui proposent des massages spéciaux pour les femmes enceintes. Vous éviterez en tous les cas évidemment les massages trop brutaux, ceux qui vous imposent de vous installer sur le ventre et proscrirez absolument les huiles essentielles. Mais pour vous délasser les membres et le dos, rien de tel qu’un petit massage (je veux retourner aux Étangs de Corot).

Variante si vous n’êtes pas en fonds : faites-vous masser doucement par votre conjoint à l’aide d’une huile neutre type amande douce, confortablement affalée sur votre du coussin d’allaitement.

Un tour au spa ? 

Très sincèrement, il est préférable d’attendre l’accouchement (voire même mieux, l’après accouchement) pour profiter à fond d’un spa. Le hammam et le sauna vous sont interdits, le jacuzzi peu recommandé. Privilégiez la piscine. En revanche les solariums sont tout à fait autorisés (si vous n’êtes pas protégée par une vitre, pensez à bien vous tartiner de crème solaire).

Variante si vous n’êtes pas en fonds :  prenez des bains à la maison avec bougies et musique douce, en évitant toujours les huiles essentielles et en vous plongeant dans une eau pas trop chaude pour éviter les chutes de tension (dans le doute, on ne s’enferme pas à clé dans la salle de bain).

Soigner ses pieds

Le jour de l’accouchement, vous aurez sans doute droit aux étriers avec une magnifique vue sur vos pieds tous crevassés (miam) ou vos ongles incarnés (re-miam). Pour éviter cette vision d’horreur, à peine moins pire que celle du placenta, un seul mot d’ordre : anticiper. Si vous avez des pieds très abîmés, commencez par voir un pédicure-podologue, autorisé à manier le scalpel (dit comme ça c’est effrayant, mais en vrai ça chatouille simplement) et à soigner les vrais problèmes type cors. Si vos pieds sont plutôt en bon état, vous pouvez passer directement à l’étape esthéticienne qui en plus d’hydrater vos pieds pourra vous vernir les orteils, ce qui est impossible à faire vous-même en fin de grossesse même si vous êtes très très souple.

Variante si vous n’êtes pas en fonds : si vous arrivez encore à atteindre vos pieds (félicitations), tartinez-les de crème le soir et dormez avec des chaussettes. N’ayez pas peur de ne pas être sexy, votre mec vous voit déjà haleter à longueur de journée comme une baleine asthmatique, ça ne peut pas être franchement pire.

Soigner ses mains

Pour se sentir chouchoutée jusqu’au bout des ongles, rien de tel qu’une petite manucure. Si vous êtes un peu stressée par les vernis, sachez qu’il en existe avec une quantité de produits potentiellement nocifs moindres. Évitez dans tous les cas de vous shooter à l’odeur. Attention, en général la maternité vous demandera de retirer votre vernis (en tout cas des mains) avant l’accouchement, prévoyez le coup en amont pour éviter d’envoyer votre conjoint acheter du dissolvant un dimanche soir à 19h.

Variante si vous n’êtes pas en fonds / en fin de grossesse : un coup de polissoir vous fait des ongles magnifaïques (ma chérie), doux et compatibles avec l’accouchement. Allez-y tout de même mollo et pas trop souvent pour ne pas vous fendre un ongle en deux. Et même strictement alitée, vous n’avez aucune excuse pour ne pas vous crémer régulièrement les mains.

Des épilations

Sachez qu’il n’est pas nécessaire d’être épilée pour accoucher. Au pire, si votre maillot est plus touffu qu’une forêt vierge et qu’ils ont besoin d’y voir clair, les sages-femmes dégaineront le rasoir (rappelons-nous qu’il existe des sages-femmes pourvus de testicules et que non, ils ne s’appellent pas sages-hommes). Après, selon vos goûts et habitudes vous aurez peut-être envie d’être toujours correctement épilée, c’est à vous de voir.

Tant qu’il n’y a pas d’huiles essentielles impliquées dans le process, l’épilation ne présente pas de danger, si ce n’est celle d’avoir BORDEL DE PUTAIN DE BORDEL mal si la grossesse vous rend particulièrement sensible. Évitez toutefois la cire chaude si vous rencontrez des problèmes circulatoires (mais si c’est le cas, cette recommandation est également valable hors grossesse).

NB : si vous rencontrez une esthéticienne qui ne vous fait pas une seule remarque sur la taille de votre ventre ou le nombre de vos vergetures, décernez-lui une médaille pour moi, voulez-vous ?

Variante si vous n’êtes pas en fonds : faites avec les moyens maison. Mais ne rêvez pas, faire le boulot seule va être compliqué. Si, très enceinte, vous vous réjouissez d’avoir réussi à faire le côté droit du maillot, c’est que le côté gauche va rester hors de portée. En bref, si vous espérez un résultat correct, faites bosser votre mec si vous n’avez peur de rien, votre meilleure copine si vous êtes de nature confiante, ou restez poilue, on n’en meurt pas.

  Un rendez-vous chez le coiffeur

Étudiez votre timing pour avoir une belle tête sur vos photos à la maternité et validez avec votre coiffeur les possibilités de vous colorer les cheveux, même si vous êtes tout au début de votre grossesse. Il n’y a pas de contre-indication formelle en la matière mais il adaptera les produits utilisés et leur dosage.

Variante si vous n’êtes pas en fonds : évitez les coiffures qui exigent un rafraîchissement toutes les trois semaines ou brushing quotidien pour ressembler à quelque chose.

Vous avez aussi le droit de ne rien faire du tout, c’est comme vous sentez (et comme vous vous sentez). Pour ma part, j’ai eu une première grossesse rayonnante, et une seconde grossesse fatigante, avec grand grand besoin de prendre soin de moi… et de mon bébé bien sûr, par extension (quel altruisme).

Bon à savoir : de nombreux professionnels (coiffeur, esthéticienne…) peuvent vous rendre visite à domicile si vous êtes confinée chez vous. C’est le moment d’en profiter entre deux livraisons Picard.

 

 

 

Un massage aux Etangs de Corot

Il y a des grossesses qui se passent formidablement bien, d’autres qui sont très éprouvantes. La mienne se situe entre ces deux extrêmes.

Etant épuisée et cassée de partout malgré une visite chez l’ostéo, je décide d’aller prendre le vert très, très loin de chez moi – donc dans mon département, les grands trajets en voiture ne m’étant pas permis. J’atterris vendredi aux Étangs de Corot, attirée par la perspective du spa Caudalie où j’avais réservé un massage spécial Femme enceinte dont mon physique et mon moral avaient sacrément bien besoin. L’objectif annoncé: drainer et stimuler l’élasticité de la peau.

Les cabines ont vue sur l’étang, le cadre est joli et relaxant. Elles sont éclairées par des bougies fonctionnant à l’électricité (je VEUX ça) (j’aime les bougies, mais je suis du genre à partir de chez moi en oubliant de les éteindre) (ce qui va finir par me poser un très, très gros problème le jour où j’y mettrais le feu).

La masseuse s’assure que la musique proposée vous convient et vous présente le déroulement du soin en précisant que vous pouvez refuser les manipulations du ventre, par exemple ; elle vous présente également le produit utilisé, compatible avec la grossesse et donc sans huiles essentielles. En l’occurrence, il s’agit d’une huile de pépin de raisons, Caudalie évidemment. Vous vous installez sur la table de massage, des serviettes roulées sont à votre disposition pour vous caler confortablement. Niveau ambiance, on ne révolutionne pas les massages, mais tout cela reste très agréable.

Le massage commence une serviette chaude disposée sur les pieds – pour le coup c’était une première bien agréable, et pourtant je me fais régulièrement masser (ou du moins, aussi régulièrement que mes finances le permettent). Vous commencez le massage sur le dos (ventre et torse, membres, et rapidement visage/ cuir chevelu) avant de vous tourner de chaque côté pour insister sur le dos et de nouveau les jambes. Le massage finit en position assise pour une dernière fois manipuler votre dos.

J’ai particulièrement apprécié l’alternance de mouvements très doux et de pressions plus fermes ainsi que l’odeur de l’huile de pépins de raisins utilisée. La masseuse a de toute évidence l’expérience des femmes enceintes (« Prenez appui sur moi pour vous relever » –> à un certain stade de la grossesse mon autonomie devient proche du zéro absolu). Le soin s’achève avec une tisane et une grappe de raisins mise à votre disposition.

Je n’ai pas testé le spa, qui pour le coup me semble plus adapté aux futurs papas qu’aux futures mamans (hammam, jacuzzi), mais l’ambiance des lieux était tout à fait agréable. L’hôtel en lui même est également sympathique, je ne pensais pas pouvoir avoir la sensation d’être transportée à Rivendell (le Seigneur des anneaux, un bon bouquin à lire pendant votre grossesse si ce n’est pas fait) (après, il sera trop tard), dans un décor où nature et culture s’entrecroisent paisiblement, à dix bornes de chez moi.

En bref, c’était BIEN, et j’y retournerais si possible.

  • Le prix : 108 euros pour le soin
  • La durée : 50 minutes
  • Les plus : la parenthèse enchantée toute proche de Paris, les produits Caudalie, l’expérience de la masseuse
  • Les moins : pas de coussin d’allaitement, LE truc qui fait la différence pour montrer qu’on est des pro des femmes enceintes ; absence de package Grossesse avec un soin du visage en plus, par exemple (même s’il est possible d’y souscrire séparément)

 

 

 

Le trousseau de la femme enceinte

Lorsque vous êtes enceinte, quels sont les objets indispensables pour vous simplifier la vie et rester zen  ?

Au premier trimestre (voire plus longtemps si vous n’avez pas de bol)

  • Un sac en plastique, pour les accidents de vomi
  • Un en-cas pour prévenir les nausées : amandes, cranberries, etc., à grignoter dès que le besoin s’en fait sentir

Lorsque vous commencez à être bien ventrue

  • Des vêtements adaptés au fur et à mesure que votre ventre pousse (des robes larges, jupes à taille élastique… peuvent tout à fait être suffisantes dans un premier temps, avec de passer aux choses sérieuses). Pour constituer une garde-robe complète, je vous recommande la lecture de cet article.
  • Un chausse-pied, pour rester digne et autonome tous les matins
  • Des ballerines, pour quand même le chausse-pied ne suffit plus (fonctionne aussi avec des tongs, mais pas avec des Docs)
  • Un coussin d’allaitement, pour caser votre ventre confortablement durant la nuit
  • Un bon soutien-gorge pour la journée, et éventuellement un pour la nuit (sans armature) pour les périodes au cours desquelles vos seins sont plus lourds que des pastèques

Tout le temps

  • Un carnet pour noter toutes vos idées géniales (idées de prénoms, référence de peinture, LISTES)
  • Un smartphone pour prendre en photo vos coups de cœur (le carnet fait aussi l’affaire, mais je suis très faignante). Utile également lorsque vous avez un doute sur un aliment pour vérifier s’il fait partie de la liste des « OK » ou s’il figure sur celle des « KO »
  • Un agenda pour noter tous vos rendez-vous médicaux
  • Un dossier (à trimbaler lors de vos rendez-vous ou lorsque vous déciderez de vous taper un petit week-end  à 200 bornes de chez vous le 9ème mois) (je vous tire mon chapeau) avec compte-rendus médicaux, résultats d’analyse, écho. Je vous conseille également d’y faire un récapitulatif de toutes vos dates de rendez-vous.
  • De l’eau parce que vous avez tout le temps soif
  • Un radar à chiottes, parce que vous avez tout le temps envie de faire pipi
  • Une crème anti-vergetures, histoire de ne pas avoir de regret – fonctionne également avec de l’huile d’amande douce par exemple (attention, jamais d’huile essentielle pendant la grossesse)
  • Une crème solaire si vous prenez beaucoup l’air, même s’il ne fait pas très chaud, même s’il ne fait pas très beau

Et dans les non-indispensables, ou intéressants seulement de temps en temps, on pensera à :

  • Un appareil photo – prenez au moins un cliché souvenir de vous en baleine
  • Un maillot de bain : vous raterez un truc si vous ne prenez pas l’eau pendant votre grossesse (ce sentiment si agréable de légèreté)
  • Un oreiller pour vous caler le dos lors de vos grands trajets en voiture (à la fin, ajoutez-y une serviette de bain, pour ne pas risquer de pourrir votre siège en cas de perte des eaux sauvage)
  • Un coussin chauffant ou une bouillotte pour vos douleurs dorsales et cervicales
  • Un ventilateur : si vous êtes enceinte l’été, achetez-le sans attendre la canicule et la rupture de stock
  • Un brumisateur et un spray jambes lourdes : là vous pouvez attendre d’avoir vraiment trop chaud (mais le brumisateur vous sera de toute façon très utile pendant l’accouchement)
  • Et des accessoires ultra-glamour type ceinture lombaire ou bas de contention si recommandés votre médecin.

Finalement, il en faut peu pour être heureux :)

Nourrir son nouveau-né

En général, on éviter de donner à son nouveau-né du steak-frites. Qu’il soit artificiel ou produit par vos nichons, vous le nourrirez avec du lait, autrement dit vous l’allaiterez – voilà ce que vous pourrez répondre aux vieilles rombières qui ne manqueront pas de vous demander « vous le nourrissez ? » entre deux réponses type « oh non je le laisse de démerder » ou « oui, une fois tous les deux jours ».

Par facilité, utilisons tout de même le terme d’allaitement pour ce qui concerne la production maison. En préambule, j’ai allaité mon fils et compte allaiter mon second enfant, mais je suis convaincue que le plus important est d’avoir en tant que mère un choix absolu en la matière. L’idéal est que votre conjoint, même s’il a une préférence en la matière, vous soutienne à 100% une fois votre décision prise.

Le seul cas où le lait maternel est apparemment nettement supérieur au lait artificiel est celui des très grands prématurés. Or l’allaitement est inévitablement très compliqué (ne serait-ce que d’un point de vue logistique) dans une telle situation. Parlez-en avec l’équipe médicale si vous êtes concernée. Si vous ne l’êtes pas, et que vous êtes vous-même prête à allaiter, vous pouvez envisager de faire don de votre lait – si tout va bien, d’ici quelques semaines je serai en mesure de vous faire un retour sur la question.

Vous ne trouverez pas ici d’arguments du type l’allaitement renforce le lien mère/enfant ou le biberon permet au père d’être plus proche de son bébé : le nourrisson n’étant pas un petit chat, je suis intimement convaincue que les relations entres les parents et l’enfant se tissent autrement que par savoir qui distribue les croquettes lui donne à manger.

En facteur de l’allaitement :

  • Pratique, on peut dégainer n’importe où ;
  • Economique ;
  • Excellent pour la santé – les bébés allaités seraient plus résistants, bénéficiant des anticorps de la mère, et présenteraient moins de risques d’allergie ;
  • La perte de poids après l’accouchement serait facilitée par l’allaitement ;
  • Le lait s’adapte naturellement aux besoins de l’enfant.

Dans les inconvénients :

  • L’allaitement est clairement fatigant ET contraignant ;
  • L’allaitement n’est pas si naturel que cela à mettre en place, il peut être compliqué, voire très compliqué ; il peut également être douloureux, voire très douloureux. La solution : se faire accompagner par un VRAI pro de l’allaitement s’il s’agit d’un problème de méthode, et en plus s’équiper pour limiter/calmer les douleurs (crème, bouts de seins…) ;
  • Vous allez être si ce n’est privée de dessert picole très limitée dans votre consommation. Les aliments qui peuvent compliquer la digestion du bébé sont également peu recommandés, mais pour le coup se passer de chou quelques mois est tout de même nettement plus supportable que s’abstenir de boire du champagne.
  • Votre bébé va dépendre à 100% de vous, donc vous allez être de corvée tout le temps. Deux solutions toutefois : privilégier un berceau co-dodo (vous n’aurez pas besoin de vous lever la nuit) et au bout de quelque temps, si vous le souhaitez, tirer votre lait pour pouvoir confier votre enfant et de quoi le nourrir à quelqu’un pendant que vous allez au ciné ou au spa (fonctionne également la nuit).
  • La nuit, vos nichons coulent. Quand votre enfant pleure, vos nichons coulent. C’est rigolo la première fois, et après vous portez des soutien-gorges/brassières et coussinets d’allaitement 24/24. On a connu plus confortable.
  • Il faut prévoir une phase de transition dite « sevrage » lorsque vous n’assurerez plus vous-même la garde de votre enfant.

En faveur du biberon :

  • Votre enfant n’est certes pas livré avec une batterie chargée, mais il présente une autonomie relative en la matière et peut être confié aux bons soins de vos proches qui auront plaisir à lui donner le biberon (à vous de négocier avec qui de droit pour une nuit complète / une grossse teuf / 2 heures d’absence / une simple sieste, à votre convenance) ;
  • Vous pouvez reprendre la picole / n’importe quel médoc / la cocaïne sans nuire à la santé de votre enfant ;
  • La succion de la tétine est assez intuitive et vous ne devriez pas avoir de difficultés à nourrir votre nouveau-né, dès sa naissance  ;
  • Votre poitrine pourra servir de support à des jeux sexuels, sans risque de projection de lait maternel ;
  • La transition vers un autre mode de garde sera facilitée.

Les inconvénients du lait artificiel :

  • Vous devez impérativement être équipés. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut se limiter à un biberon et un goupillon (ultra utile pour le nettoyage). Le stérilisateur ? Inutile (stérilisez une fois à l’achat et basta). De quoi réchauffer le biberon ? Cela peut-être contraignant, un micro-ondes étant difficilement transportable. Soit vous faites avec et vous vous démerdez sur le tas (au pire avec un évier et de l’eau chaude on peut se débrouiller), soit vous habituez votre enfant à boire à température ambiante.
  • Il faut en acheter, ça coûte cher et évidemment c’est le dimanche soir à 20h que vous réalisez que vous êtes à sec ;
  • Il faut parfois tester plusieurs laits et biberons/  tétines avant de trouver le combo qui convient le mieux à votre enfant ;
  • Ce type de lait ne lui fournira pas d’anticorps ou autre.

Mon conseil : si vous ne souhaitez pas allaiter, soyez sûre de vous et ne vous laissez pas culpabiliser par qui que ce soit. Si vous souhaitez allaiter, mettez toutes les chances de votre côté en vous faisant aider par un pro spécialiste de l’allaitement (type Leache League, mais attention ces gens m’ont tout l’air d’être assez extrémistes en la matière) si vous rencontrez des difficultés ; les sages-femmes/ puériculteurs/ pédiatres sont loin d’être tous des experts en la matière et ne pourrons pas forcément vous aider.

Si vous n’êtes convaincue ni dans un sens ni dans l’autre… et bien, testez, choisissez votre camp, et dites-vous qu’il n’y a pas de mauvais choix. L’important en tant que mère étant de ne pas subir mais de décider ce que vous souhaitez, et surtout de ne pas vous laisser emmerder/culpabiliser ni dans un sens ni dans l’autre.

Le retour à la maison

Et voilà, vous allez rentrer chez vous, pour la première fois, à trois.

La bonne nouvelle, c’est qu’avant de partir, vous aviez prévu tout l’équipement nécessaire ; mais il reste encore quelques bricoles à régler.

  • Les premiers pas

Il parait qu’il est important de faire faire le tour du (petit) propriétaire. Il y a de grandes chances pour que votre bébé n’en ait cure et préfère somnoler dans vos bras ; néanmoins je trouve l’idée assez sympathique.

S’il y a d’autres habitants dans votre maison, effectuez les présentations (je parle du Chat, pas des amis imaginaires de votre aîné ou des cafards qui infestent votre cuisine) (eurk).

Si vous aviez demandé à votre compagnon de finaliser la chambre de votre enfant/ faire le ménage/sortir les poubelles pendant votre séjour à la maternité et que ce n’est pas fait (ou pas aussi bien que ce que vous auriez fait, vous), lancez-lui un regard désabusé, il devrait percuter et culpabiliser suffisamment pour réagir dans l’instant : installez-vous calmement et confortablement avec votre bébé, et laissez bosser votre conjoint bosser sans hurler ou l’accabler de reproches. Il a peut-être eu besoin de profiter de ses derniers instants de liberté, l’important, c’est qu’il vous soutienne maintenant.

D’ailleurs, à quel moment souhaitez-vous la présence de votre compagnon auprès de vous et de votre nouveau-né ?  En temps que salarié, il a droit à trois jours ouvrés pour la naissance, et onze jours calendaires de congé paternité. Pas facile de savoir en amont à quel moment vous aurez besoin de lui.

Je suis d’avis que si une présence à la maternité les premiers jours est agréable, elle est indispensable à la maison (et d’ailleurs, le premier jour où mon mari est allé bosser après mon retour, j’ai bien cru que j’allais pleurer j’ai pleuré) (on pense qu’on pleure beaucoup enceinte, mais c’est pire après).

S’il ne peut être présent et que vous ne souhaitez pas être seule, c’est le moment de vous faire accompagner au maximum par votre famille ou vos amis s’ils peuvent venir vous voir.

  • Les visites

Normalement, si les sept enfers ne se sont pas déchaînés sur vous à la maternité, vous allez être assaillis de demandes pour rencontrer le divin enfant.

Au passage, vous avez le droit de faire des sourires (crispés) à ceux qui vous diront Bonjour seulement après avoir admiré votre bébé, voire qui ne vous aurons pas dit bonjour du tout (à ce stade, le créateur n’a pas l’importance de sa créature aux yeux de certains). Pensez-y la prochaine fois que vous irez visiter de jeunes parents, on pêche tous par manque d’expérience.

Vous pouvez organiser ces visites en envoyant un mail à vos proches avant votre départ à la maternité. Coupez l’herbe sous le pied de ceux qui ont envie de s’incruster (au hasard, vos parents/ beaux-parents) : ils seront les bienvenus, à partir de J+8 et non à J+2 par exemple ;  précisez quelles sont vos heures préférées pour les visites (à 18 heures, pour l’heure des traditionnels pleurs du soir, on préfère en général être en petit comité quand on se sent parent indigne incapable de consoler son enfant) (ça arrive à TOUT LE MONDE) ; ce qui vous ferait plaisir : que votre invité apporte le repas / fasse une livraison de plats Picard, qu’il vous file un coup de main pour le ménage, voire qu’il garde la Bête pendant que vous vous absentez deux heures (plus facile quand on n’allaite pas) (petite veinarde). Evidemment, tout le monde ne pourra pas vous rendre ce type de service, mais la meilleure façon d’obtenir ce que vous voulez/dont vous avez besoin, c’est de demander, n’hésitez donc pas à le faire.

N’hésitez pas non plus à dire non si la visite ne vous convient pas sur le fond ou la forme. S’il s’agit de très proches type beaux-parents, il est diplomatique de mettre un peu d’eau dans son vin : oui pour qu’ils viennent vous voir, mais s’ils logent à l’hôtel. Si la visite se passe mal (invités qui s’incrustent plus longtemps que prévu / mettent les pieds sous la table en attendant que vous leur serviez un repas trois étoiles), vous avez aussi le droit de les foutre dehors.

  • Les soins

Je reviendrai plus longuement sur la trousse à pharmacie de votre bébé / le nécessaire à soins de votre bébé dans un prochain article (à liste <3).

A noter que vous pouvez demander à une sage-femme de venir vous visiter, très utile si vous êtes en pleine découverte du mode d’emploi du nouveau-né. Prenez contact en amont avec la sage-femme afin de vous assurer qu’elle pourra bien venir à domicile.

  • La nourriture

Si vous avez choisi de ne pas allaiter, essayez de vous procurer le même lait qu’à la maternité, si bien supporté par votre enfant (achetez-le avant l’accouchement ou envoyez votre conjoint s’en charger pendant votre séjour à la maternité, mais ne vous en occupez pas à votre retour).

Si vous allaitez, en théorie c’est plus fastoche : vous n’aurez besoin que de vos nichons. Cependant je vous conseille tout de même d’avoir une boîte de lait en poudre à la maison, au cas où, pour éviter le drame du dimanche soir, 20 heures, en cas de problème. Elle vous servira a minima lorsque vous passerez à l’allaitement mixte (sauf si vous envisagez de nourrir votre enfant au sein jusqu’à sa majorité, là vous pourrez passer directement à la vodka).

Concernant votre nourriture, assurez-vous que le congélateur/ frigo sera bien rempli à votre retour, vous n’aurez pas le cœur à vous préparer un bourguignon juste après avoir accouché (et manger, c’est important).

Vous allez à présenter découvrir la vie à trois (ou plus). Les débuts peuvent être compliqués (remarquez : la suite aussi), ne vous stressez pas/ ne culpabilisez pas, il y a de quoi être très bouleversé par ce changement. Faites de votre mieux, et rappelez vous que tant que tout va bien… tout va bien.

Préparer son séjour à la maternité

Pour bien vous préparer à l’accouchement, vous avez fait vos valises ; mais que faut-il prévoir d’autre pour anticiper son séjour à la maternité?

En amont

Préparez et chronométrer votre trajet : vous vous y rendrez plus détendue le jour J. Anticipez les différents moyens de transports possibles : à pieds, en transports en commun, en taxi, ou dans votre voiture. Le cas échéant en tenant compte des bouchons (vous venez présentement de passer très près d’un mauvais jeu de mots impliquant la notion de muqueux).

Prévoyez les visites que vous recevrez à la maternité en envoyant un message aux proches que vous aurez plaisir à voir à la maternité (plutôt à une liste restreinte qu’à votre équipe complète de pom-pom girls, suppléantes comprises) avec le plan d’accès à la maternité, les horaires de visite et recommandations diverses (on n’apporte pas de fleurs et on ne vient pas quand on a la grippe A, merci) ainsi que, et c’est le plus important, vos consignes. Par exemple :

  • Pas de visite le premier jour
  • Pas plus de deux visiteurs à la fois (de grâce, respectez cela si vous êtes en chambre double)
  • Uniquement visites des grands-parents / BFF
  • Les visites doivent durer 15 minutes, 30 maximum
  • Confirmer toute visite par téléphone avant
  • Seuls seront admis les visiteurs équipés de sushis
  • Etc.

Evidemment rien ne vous empêche de dire les choses avec plus de diplomatie (cela est même recommandé si vous souhaitez conserver de bonnes relations avec vos proches). Pensez que vous risquez d’être épuisée par un accouchement long et/ou difficile ou tout simplement que vous aurez peut-être envie de partager ces premiers instants uniquement avec votre tout nouveau cercle familial restreint.

En bref, il vaut mieux être un peu sèche avant, quitte à être finalement plus souple que ce que vous aviez prévu pour ne pas prendre le risque de vexer vos proches en les mettant dehors ou d’être atrocement gênée par la présence de votre belle-mère à H+4.

Juste avant d’accoucher

Selon les consignes données par votre maternité, et si cela est possible, prenez une douche, ou mieux, un bain avant de partir ; vous pouvez également grignoter quelque chose (si vous n’avez pas faim, privilégiez une boisson qui tient bien au corps type jus d’abricot ou chocolat chaud). En effet, en France il est de bon ton d’affamer et d’assoiffer la femme sur le point d’accoucher au cas où il faudrait pratiquer sur elle une anesthésie générale en urgence (et là, vous comprenez également tout l’intérêt du brumisateur, seule boisson à laquelle vous aurez droit pour vous désaltérer en salle de naissance).

Vérifiez votre check-liste de départ : enlevez votre vernis à ongles, vos lentilles, le contenu de votre baluchon… NB : ce n’est pas le moment de commencer nettoyer les vitres du salon, l’important c’est d’accoucher maintenant.

Comment vous rendre à la maternité ? Vous avez prévu en amont votre transport. Si vous êtes seule et tordue de douleur, évitez de conduire ; si vous prévoyez d’être assise, emportez une petite serviette de toilette pour éviter de pourrir la banquette arrière du taxi en perdant les eaux. Toujours si vous êtes seule, n’emportez avec vous que le baluchon pour la salle de naissance, votre conjoint se chargera du reste plus tard.

Dans tous les cas et sauf urgence réellement urgente (et croyez-moi, quand le bébé est vraiment sur le point d’arriver, vous le sentez) (c’est un peu comme une grosse envie d’aller faire caca maintenant tout de suite, sauf qu’on parle d’accouchement) (c’est plus fort que moi, il faut que je parle de caca à chaque article), évitez d’appeler les pompiers. Sauf cas rarissime, surtout pour un premier, la durée d’un accouchement est suffisamment longue pour vous permet de regarder l’intégrale du Seigneur des Anneaux en version longue et de faire une partie de Scrabble derrière. Laissez les pompiers et le samu s’occuper des vraies urgences et appelez donc un taxi (ou votre meilleur ami à la rescousse).

Si vous avez déjà un enfant ou autre tamagotchi, prévoyez en amont à qui vous pourrez le confier et selon quelles modalités (vos parents viennent chercher l’aîné chez vous, vous effectuez la passation à la maternité, etc.). L’heureux dépositaire de la créature étant prié de laisser son portable allumé 24/24, parce qu’en général, on ne choisit pas l’heure à laquelle on accouche.

Voilà, vous êtes dans la place. C’est maintenant que les choses sérieuses commencent.

To be continued

 

Se préparer à l’accouchement

C’est un fait : si vous êtes enceinte, il y a bien un moment où vous allez finir par accoucher. Que vous vous en fassiez une montagne ou que cela vous semble naturel, rappelez-vous que c’est un moment que toutes les mères ont vécu depuis le début de l’humanité, et jusqu’à récemment sans péridurale (les saintes femmes).

Comment se préparer au mieux pour se moment ?

En préambule, je suis assez ferme sur une donnée : on accouche dans une maternité, et pas chez soi (à la limite dans la voiture si on est un peu juste niveau timing). Même si on peut prévoir un accouchement à domicile, j’y suis personnellement totalement opposée car en cas de vrai problème, vous et votre enfant ne pourrez pas bénéficier de tous les soins possibles. Même si cela ne concerne qu’une infime minorité de cas (heureusement), ne prenez pas ce risque.

La préparation est de deux ordres et commence en général au septième mois de grossesse :

  • théorique : savoir comment se déroule un accouchement, quelles sont les contre-indications à la péridurale, etc.
  • pratique : se préparer physiquement à la naissance, pour faciliter la grossesse et/ou l’accouchement.

Le père est généralement le bienvenu lors de la préparation, même si on lui demandera parfois de sortir pour aborder des sujets qu’il n’aurait de toute façon pas eu envie d’entendre.

La préparation théorique est dispensée par des sages-femme, en libéral ou à la maternité. Vous pouvez tout aussi bien la suivre sur DVD (moins pratique cependant pour les questions/réponses). Certains thèmes spécifiques peuvent être abordés par d’autres professionnels : puériculteur (incroyable, ce mot n’existe pas au masculin ? Arrangeons ça immédiatement) pour ce qui concerne les soins de l’enfant, ou médecin anesthésiste pour l’analgésie. Profitez de cette préparation si elle a lieu en maternité pour vous approprier les lieux.

La préparation pratique peut prendre des formes diverses et variées (toutes ne sont pas remboursées, notamment en fonction de qui la dispense). A vous de voir ce qui vous convient le mieux… et ce qui est disponible près de chez vous/ dans vos créneaux horaires. Panorama non exhaustif de ce qui existe :

  • La respiration/ relaxation : souvent intégrées dans le cursus de préparation classique, entre des séances plus théoriques. Bonne nouvelle : la respiration petit chien, c’est so XXème siècle, vous n’aurez pas besoin d’y passer.
  • La préparation en piscine : vous n’aurez jamais vu autant de baleines d’un coup même au Marineland d’Antibes. Pour de vrai, se jeter à l’eau est assez agréable quand on se rapproche du quintal.
  • L’haptonomie : attention, cette préparation débute au 4ème mois de grossesse et se déroule en présence impérative des deux parents. Mon mari était un peu sceptique en ce qui concerne cette « science de l’affectivité » qui vise à développer les liens entre les parents et l’enfant, mais il lui a été très vite agréable d’apprendre à communiquer avec son bébé dans mon ventre (en mode Toc toc toc, qui est là ?). Nous avons laissé de côté certains éléments de la préparation que nous trouvions trop intimes ou mystiques mais avons globalement beaucoup apprécié cette démarche, qui permet d’impliquer fortement les deux parents ET de se préparer en temps que couple à la parentalité.
  • L’acupuncture : veillez à trouver un spécialiste qui a l’habitude de travailler avec des femmes enceintes, par exemple recommandé par la maternité. L’acupuncture peut également aider à soulager vos maux de grossesse (à condition de ne pas avoir peur des aiguilles…). Et si rien n’est prouvé scientifiquement, elle pourrait vous aider en fin de grossesse si le bébé ne se présente pas correctement, par exemple s’il est en siège. Pour moi, ça a fonctionné (mais par souci de transparence je précise que j’en suis encore au stade où je prends de l’homéopathie pour soigner mes bobos).
  • L’ostéopathie : même chose que pour l’acupuncture : ne laissez pas n’importe qui vous manipuler (surtout si vous entendez par la suite lui confier votre bébé). L’ostéopathie pourra notamment soulager vos douleurs dorsales et ligamentaires.

NB : après l’accouchement j’ai vu une kiné-ostéopathe pour la rééducation périnéale, qui m’a expliqué qu’il me fallait impérativement faire de l’ostéo (avec elle, au prix fort) sous peine de finir incontinents moi et ma descendance pendant 7 générations. J’étais moyennement convaincue mais me disais ne pas risquer grand-chose Résultat, cette connasse charlatan incompétente m’a bousillé le dos. Ecoutez votre instinct et n’hésitez pas à refuser les soins et/ou prendre un double avis en cas de doute. 

Vous trouverez d’autres type de préparation que je n’ai pas testés :

  • Le yoga : exercices de respiration et relaxation – attention, la pratique du yoga est déconseillée pendant les trois premiers mois de grossesse
  • La sophrologie : relaxation et concentration ayant pour objectif de lâcher prise sur sa conscience pour atteindre un état proche du sommeil (pragmatiques s’abstenir)
  • L’hypnose : ibid
  • Le chant prénatal (aucun lien avec les baleines, a priori)

Avez-vous testé d’autres méthodes de préparation ? En avez-vous été convaincu(e)(s) ?

Rester confortable pendant la grossesse

Même si la grossesse vous épanouit et vous colle sur la figure le sourire d’une Madone (ce qui n’est pas systématique), vous n’êtes pas à l’abri de divers petits désagréments au cours de ces neuf mois (vous trouverez quelques trucs contre les nausées ici).

De manière générale, et sans parler des aspects liés à la santé qui sont bien sûr à voir avec un professionnel, comment améliorer votre confort ?

Le problème : vous dormez mal

Faites connaissance avec votre nouvel ami : le coussin d’allaitement, et ce même si vous ne prévoyez pas d’allaiter. Vous pourrez vous endormir contre lui plus étroitement enlacée qu’avec votre partenaire. En plus, il ne râle pas si vous prenez toute la place ou avez les pieds froids.

Si votre poitrine vous gêne, n’hésitez pas à investir dans des brassières ou soutiens-gorge sans baleines (pour le coup, prévoyez un modèle adapté si vous souhaitez allaiter histoire d’amortir l’investissement, sachant qu’en période d’allaitement il ne s’agit plus de confort mais de nécessité) qui vous maintiendra correctement pendant votre sommeil.

Si la lumière vous dérange lorsque vous vous levez la nuit, vous pouvez prévoir une veilleuse pour aller aux toilettes sans avoir peur du noir sans trop vous réveiller.

Le problème : vous avez tout le temps envie de faire pipi

Alors là désolée, mais il n’y a pas de miracle, je vous rappelle que vous êtes enceinte. Évitez si possible les grandes tisanes avant d’aller au lit, essayez de répartir vos apports en eau tout au long de la journée et pas de vider la bouteille le soir.

En cas d’urgence, vous découvrirez que les gens sont globalement très aptes à ouvrir leurs toilettes, même privées, à une femme enceinte en détresse qui demande gentiment.

Dans tous les cas, ne jouez pas à « stop-pipi », ultra nocif pour le périnée.

 

Le problème : votre peau tiraille

Votre peau a peut-être changé du fait de votre grossesse pour devenir plus sèche (elle devrait reprendre sa nature initiale à terme). N’hésitez pas à boire régulièrement, à utiliser une crème pour le visage adaptée et donc peut-être différente de votre crème habituelle ; hydratez-vous également bien le corps et notamment le ventre qui souffre pas mal (imaginez un ballon de baudruche : plus il gonfle, plus il est tendu ; votre peau c’est pareil).

 

Le problème : vous avez des vergetures

L’égalité n’existe pas : certaines femmes qui ne se mettent jamais de crème n’en ont pas. D’autres qui se tartinent tous les jours ressortent de leur grossesse zebrées. En bref, selon la nature de votre peau il n’y a pas de miracle, mais je vous conseille tout de même de vous crémer une à deux fois par jour si possible. Dans la majorité des cas, si votre peau n’est pas trop fragile, vous préviendrez leur apparition, ou au pire vous pourrez limiter les dégâts y compris après coup – on ne balance donc pas sa crème à la poubelle de dépit à la première vergeture venue.

 

Le problème : vous avez les jambes lourdes

Si vous avez des antécédents ou une hérédité de mauvaise circulation, on devrait vous prescrire des bas de contention. C’est moche, c’est pénible à enfiler mais c’est important à porter… votre circulation s’en trouvera clairement améliorée, et la matière il vaut vraiment mieux prévenir que guérir.

Faites-vous masser (ou auto-massez-vous, même si c’est vachement moins sympa) les jambes toujours de bas en haut. Les gels jambes légères sont agréables surtout en été mais pas révolutionnaires, c’est le geste mécanique qui vous fera le plus de bien.

Marchez 30 minutes par jour (à votre rythme, qui ressemblera de plus en plus à celui d’une baleine asthmatique échouée).

En position assise, essayez de surélever les jambes et, la nuit, dormez avec un coussin sous le matelas. La vie est bien faite : ça fonctionne aussi pour la sieste, remarquez.

 

Le problème : vous avez des hémorroïdes (le lectorat masculin ayant survécu jusque là à la lecture de cet article est autorisé à fermer cette page web)

Votre gynéco ou votre sage-femme pourront vous aider à régler ce problème à l’aide d’un traitement adapté. Mais sans attendre, et même si vous ne faites pas caca et ne pétez que des paillettes, buvez une eau adaptée type Contrex ou Hépar et ayez une alimentation riche en fibres – évitez tout de même de vous envoyer le sachet de pruneaux sauf si vous aimez les (mauvaises) surprises. Les All Brans (deux à trois cuillères par jour devaient suffire) ont également fait leurs preuves en la matière. Et gardez en tête ce protocole qui pourrait bien vous sauver après l’accouchement !

 

Enfin, de façon globale, sachez vous ménager – c’est une hyperactive qui le dit. La santé de votre bébé est importante, la vôtre aussi. Et votre confort y contribue largement.