Comment rester zen au quotidien

Vous avez un, ou plusieurs enfants, et vous avez aussi tout le reste à gérer en prime. Niveau organisation, c’est les doigts dans le nez… ou à s’arracher les cheveux.

Comment améliorer la gestion de votre quotidien pour rester zen ?

Je vous conseille de mettre en place une routine journalière, qui vous permettra des gains de temps immédiats, et de fait de gagner également en sérénité. Il faut simplement mettre en place des automatismes, ce qui peut être un peu douloureux, mais une fois que les habitudes sont acquises c’est roule ma poule.

On commence par le soir : en rentrant, on range directement (manteaux, pompes, etc.). Ensuite il faut prévoir les impératifs :

  • La toilette

Je ne suis personnellement pas une ayatollah de la toilette pour les enfants. Mon aîné ayant la peau fragile, je devais sur les conseils du pédiatre le baigner un jour sur deux et l’habitude est restée ; on fait la même chose pour sa petite sœur. Clairement ça m’économise facilement 30 à 45 minutes les soirs où on s’en dispense, et si on est trop à l’arrache on peut zapper le bain plusieurs soirs d’affilée sans culpabilité – une douche rapide avec nous le matin permettant de remédier aux cas d’urgence. NB : la douche fonctionne très bien avec un bébé, il faut juste que le deuxième parent soit dispo pour récupérer le petit paquet mouillé (et là je parle bien de l’enfant et non pas d’une couche).

Je commence par le bain de la plus petite et je mets le grand sur le pot en même temps, histoire de ne pas patienter des plombes avant de lui faire prendre son propre bain. Si vous avez la chance d’avoir une vraie salle de bain (ma salle d’eau est à la mode parisienne), évidemment vous pouvez baigner les deux en même temps.

Dès que l’enfant est assez grand pour rester seul dans l’eau, j’en profite pour faire autre chose en même temps, par exemple passer un coup vite fait sur le lavabo. Si je m’absente de la pièce je demande à mon grand de chanter pour être sûre qu’il ne va pas en profiter pour se noyer.

Bain ou pas bain, je prévois un moment avant le dîner pour anticiper le coucher (dont je reparle plus bas) – si bain, c’est à ce moment-là, quand je prépare les pyjamas et les sorties de bain (oui parce que j’anticipe aussi les bains :p).

  • Le dîner

Ma grande fierté, c’est de faire à manger frais tous les jours – frais signifiant pas de plats préparés, et non le festin de Babette à chaque repas.

Pour les bébés, nous sommes adeptes des purées maison (j’ai admiré le dévouement de mon mari qui ne lâchait pas le babycook alors que je n’étais pas contre les petits pots dans l’absolu – du coup on n’en a jamais acheté). Une ou deux purées faites le week-end, on congèle en doses, on réchauffe au micro-ondes et c’est parti mon kiki. On ajoute un morceau de pain (et s’il est un peu dur, ça fait les dents au bébé donc c’est parfait).

Pour les plus grands, du simple : un plat maison (cuisiné le week-end) nous tient deux ou trois repas.  On a sous le coude des idées de menus (=plat unique, je vous ai dit c’est pas le festin de Babette), idéalement prévues en amont : de la soupe, des œufs à la coque… Et si on a un peu plus de temps on fait un peu plus élaboré, genre pizza. Dans tous les cas, j’essaie de prévoir les menus le week-end en fonction de nos contraintes (l’un de nous sort, ou rentrera tard du boulot) afin de faire les courses en conséquences ET de ne pas perdre de temps à réfléchir à ce que je vais faire.

  • Le coucher

Avant tout, je dois préciser qu’on a un super karma parce que nos enfants sont ultra faciles et ne râlent (quasiment) jamais au moment du coucher.

Avant l’heure du coucher, on aura déjà préparé la chambre : vêtements qui seront portés le lendemain (et vêtements à mettre au sale), gigoteuse en position ouverte dans le lit prête à accueillir le bébé, volets fermés etc. Si c’est un soir de bain je fais cette préparation en même temps.

Et on prévient : dans 10 minutes, 5 minutes, etc. on va se coucher. Maintenant le rituel est un peu différent parce que le grand va sur le pot avant d’aller au lit, mais ça reste dans le même ordre d’idées (avec un nombre de livres limités sinon ce petit malin est prêt à se farcir toute sa bibliothèque pour gagner du temps).

Quand les enfants sont couchés, vous pouvez finaliser l’anticipation du matin en choisissant vos propres vêtements pour le lendemain et en préparant la table du petit déjeuner.

  • Le matin

Et vous voilà arrivés au matin où finalement les choses vont assez vite :

Pour commencer on essaie de se lever avant les enfants pour faire notre toilette. Leur chambre est équipée du célèbre réveil « petit lapin » – avant son lever, la consigne c’est de rester dans son lit (ce qui fonctionne assez bien avec notre fils de deux ans et demie, y compris quand sa sœur, qui partage sa chambre, se réveille avant lui)

Réveil lapin

On laisse le doudou dans le lit, la tétine à côté du lit également (dans sa « cachette »), ce qui évite bien des drames au moment du coucher (ou juste le léger moment de panique ELLE EST OU CETTE $%§&#£ DE TETINE)

Dès le lever, on aère les chambres et ce pendant tout le temps du petit-déjeuner, qui aura donc été préparé la veille :  dosettes de lait / biberon d’eau rempli ; bols sur la table, etc.

A la fin du petit déj, on range tout, on nettoie la table et éventuellement on prépare une machine avec démarrage décalé à étendre le soir.

On retourne dans la chambre, on ferme les fenêtre, on s’habille et on est prêt à décoller.

Et le tout, dans la joie et la bonne humeur, n’est-ce pas ? Je vous l’accorde, cette routine ne fait pas rêver, et elle est fastidieuse à mettre en place. Mais au quotidien, elle vous permettra de gagner très rapidement en temps et en sérénité. De plus, elle est encore améliorable (avec par exemple la mise en place d’une routine hebdomadaire), ce qui vous laisse encore une marge de manœuvre. Mon mari haussait les sourcils quand il me voyait préparer les vêtements des enfants, maintenant il prépare aussi les siens ; ma belle-sœur a d’abord rigolé quand je lui ai dit préparer le petit-déj la veille au soir mais elle m’a avoué s’y être aussi mise depuis.

Et vous, avez-vous d’autres astuces ou routines pour être zen au quotidien ?

Photograph

A la naissance de mon aîné, j’ai regretté de ne pas l’avoir pris en photo de suite. Nous avions prévu l’appareil, mais dans les premiers instants de sa vie nous étions trop heureux de faire sa connaissance pour penser à autre chose et l’appareil est resté un temps au fond du sac – j’ai tout de même pris quelques mauvais clichés de lui avec mon smartphone au réveil de notre première nuit passée ensemble.

Nous avons finalement sorti l’appareil lors de son premier bain. Par la suite, nous avons tâché de l’utiliser souvent, et surtout pour ses premières fois. Première promenade, premières rencontres avec les proches, première purée, premières vacances… J’ai tâché de capturer chaque période, chaque nouveauté. J’ai consciencieusement rempli son livre de naissance. J’ai monté des albums photos (sur le site monalbumphoto.fr : logiciel simple d’utilisation et produit fini nickel, je vous le conseille).

A la naissance de ma fille, 20 mois plus tard, nous avions encore prévu l’appareil photo. Mais nous avons été séparées lors de ses premières heures de vie, et quand nous nous sommes retrouvé(e)s, nous avions simplement envie d’être ensemble et les photos sont encore passées à la trappe. J’ai encore fini par utiliser mon téléphone (pour faire des clichés ultra ratés :p). Et puis nous avons encore été séparées alors qu’elle n’avait même pas deux semaines. Elle était à la maison avec son papa et son grand frère, moi j’étais hospitalisée et je regardais encore et encore des images d’elle, des images d’eux, envoyées par mon mari et ma mère qui à défaut de pouvoir me soigner tâchaient de panser mes plaies d’âme.

Le temps file trop vite entre mes doigts, je prends de moins en moins de photos en le regrettant régulièrement (pourtant ce n’est pas comme « boire ou conduire », je suis sûre que je pourrais vivre normalement ET utiliser mon numérique). Et puis j’avais depuis un moment envie qu’on puisse se faire prendre joliment en photo tous les quatre, et j’avais envie d’avoir de belles photos de mes enfants ensemble (un enfant tout seul, c’est fastoche ; deux à la fois, c’est quasi mission impossible). Et puis par hasard j’ai découvert le travail d’Anne-Lise, qui vient régulièrement à Paris. Long story short, Anne-Lise est venue chez nous. J’ai été impressionnée par sa maîtrise d’un espace intérieur réduit (région parisienne, on a dit) et sa facilité à faire poser les enfants.

Alors que je crois que je vais continuer à penser à prendre des photos, de temps en temps, pas assez souvent. Mais avec un travail de pro… y’a pas photo*.

photos AL

photos AL2

photos AL3

* mon mari étant très photogénique mais un peu timide, je préserve son anonymat ici

Avant j’avais des principes (une éducation)

Bien avant d’avoir des enfants, je savais que l’éducation que je leur donnerais viserait à deux grands objectifs : en faire des enfants heureux, et des adultes autonomes. Je n’ai finalement pour l’instant pas vraiment changé d’avis, si ce n’est que j’ai de plus en plus à l’idée que le bonheur que j’estimais être l’objet d’un choix est avant tout une question d’éducation. Des adultes autonomes et heureux, c’est encore mieux.

Comment y parvenir ? Je suis intimement convaincue qu’un enfant, pour bien grandir, a besoin de deux choses : de l’amour, et un cadre.

De l’amour, ou de l’Amour. Inconditionnel. Je dis et je répète à mes enfants que je les aime. Tous les soirs, quand je couche mon grand petit garçon, je lui chuchote des mots doux à l’oreille. Je lui raconte comme nous l’avons attendu et avons été heureux de faire sa connaissance, à quel point il nous emplit de joie chaque jour, et comme nous sommes heureux de l’avoir dans notre vie. Il ferme alors les yeux mais je sens à quel point son attention est vive, totalement concentré sur mes paroles ; s’il était chat, il en ronronnerait de plaisir.

Quand il est pénible, qu’il a fait une grosse bêtise ou autre, je lui rappelle qu’on peut être fâchés, énervés etc., mais que nous l’aimerons toujours – ce qui n’est pas incompatible avec le fait d’être exigeants avec lui.

Nous veillons également à lui donner un cadre. J’adore quand il dit spontanément « merci beaucoup » (et quand il ajoute « au reouar », l’air de dire j’en ai marre j’me casse <3). On essaie de lui apprendre à respecter la parole de l’autre : on écoute ce que tu as à nous dire dans un instant, mais d’abord je vais finir ce que j’étais en train de raconter. Mon idée n’est pas tant de lui apprendre à apprendre, que de lui indiquer comment on vit en société. Respecter les autres et se faire respecter également. Comme j’ai été fière de mon minot, le jour où je l’ai vu repousser sans agressivité mais fermement un enfant qui tentait de lui faucher sa tétine dans la bouche !

Je veille également à ce que ce cadre soit adapté à son âge et à son développement. Qu’il sache suivre les règles pour suivre les règles ne m’intéresse pas tellement. Chez nous, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé, parfois avec conditions (OK pour sauter sur le canapé, mais pas près du bord ; OK pour manger avec les doigts, mais on se lave les mains après). Et globalement, ce qui est interdit, c’est ce qui est dangereux pour lui – ou ce pourquoi lui est dangereux. Mais après tout, s’il joue avec la télécommande, ou veut lire une revue d’adultes (je n’ai pas dit une revue adulte, hein) : pourquoi pas ? A force de poser mille interdits, d’une part je trouve que l’on empêche l’enfant de faire des découvertes (qui en général ne l’intéressent d’ailleurs pas plus que quelques instants), mais d’autre part on se fatigue tellement à poser tant de restrictions ET à les faire respecter.

Nous restons extrêmement fermes sur certains aspects – ce qui me vient à l’esprit chez nous : la sécurité, ne pas taper les autres – mais restons très souples en général. Ça aide tout de même beaucoup, beaucoup à rester zen au quotidien.

(la prochaine fois on parlera de valeurs. Et bien qu’il s’agisse d’un sujet d’actualité, on sera sans doute loin de valeurs actuelles)

Edit : à la relecture de 5h du matin, on a toujours les idées plus claires. Je réalise que je suis passée trop vite ou à côté de plein d’éléments importants pour moi, mais on aura bien le temps d’y revenir ensemble un jour, n’est ce pas ? :)

Avant j’avais des principes (l’alimentation)

Et maintenant, j’ai des enfants. Vous la connaissez cette phrase ? Elle vous amuse ou vous énerve ? Je dois reconnaître que dans mon cas (ou dans notre cas : rendons à leur père ce qu’il leur donne aussi), elle est assez juste.

Avant, on se dit que ils devront goûter un peu de tout, qu’on ne leur criera jamais dessus, ce genre de choses.

Après, on finit par leur hurler dessus parce qu’ils ne veulent pas manger ; vous voyez ce que je veux dire, hein ? Pour gagner en sérénité, je note ici l’importance d’être inconstant.

Mon aîné mangeait de tout, ou presque, ou en tout cas goûtait à tout. Et puis du jour au lendemain, il a cessé de s’alimenter, ou presque. Il faut avouer qu’il n’a certainement pas eu cette idée tout seul : son père et moi avons aussi joué à la grève de la faim pendant un moment. Nous étions tous plein d’angoisse car ma santé était (très) mauvaise, et malgré tout l’amour que nous portons à notre petit garçon, malgré toutes les paroles rassurantes et réconfortantes que nous avons pu lui prodiguer, nous n’avons pas su ou pu empêcher qu’il soit inquiet à son tour.

Les semaines passant, nous avons recommencé à nous alimenter, mais lui est resté campé sur ses positions. Nous avons continué à lui préparer des purées, car c’est ce qu’il préfère, mais il les refusait systématiquement sans même vouloir y goûter, en réclamant uniquement du dessert. J’ai le souvenir cet été de deux ou trois repas catastrophiques où nous lui avons fourré de force une cuillère dans la bouche en hurlant plus fort que lui. Côté principes, c’était presque nickel. Dans la vraie vie, c’était simplement contre-productif (d’autant qu’il recrache, le bougre) sans parler des pleurs.

Je remercie ici ma pédiatre, mes lectures, mon mec et si un jour je gagne un Oscar, promis je bosserais plus mon discours.

A toutes mes questions sur la nourriture en termes de quantité ou de diversité, ma pédiatre répondit par On s’en fout. Et en fin de compte, on a réalisé qu’elle avait sacrément raison et décidé de l’écouter.

Il y a un moment où il mangera correctement. Ce qu’on lui prépare n’est pas un don ; ou plutôt, même si on lui prépare amoureusement des petits plats (notre Œdipe va bien, merci), pour lui ce n’est pas un cadeau mais simplement de la nourriture/ Et il y a bien suffisamment de risques de développer un jour des troubles alimentaires, pas la peine de les favoriser dès la petite enfance. Faire de la nourriture un enjeu est une erreur grossière.

Surtout que l’enfant, loin d’être idiot, comprend à quel point la nourriture (comme le sommeil, paraît-il) est objet d’inquiétude et crispation pour ses parents : quel plaisir d’avoir tant de pouvoir sur eux !

Il ne veut pas manger ? Ça serait bien de goûter, parce que manger un peu de tout aide à bien grandir, et puis tu aimeras peut-être. Il s’entête ? On s’en fout. Ce n’est finalement pas bien grave, et on proposera à nouveau la fois suivante. On lui proposera de goûter à notre repas, on le fera cuisiner avec nous, on lâchera du lest, et il en lâchera aussi. Même si ça prend longtemps.

J’ai des enfants, et j’ai toujours des principes. Mais ils ont beaucoup changé concernant l’alimentation.

Avant, c’était on goûte de tout. Maintenant, c’est on propose systématiquement.

Avant, on s’assure que l’enfant a correctement mangé. Maintenant, on s’assure qu’il a bien mangé à sa faim, et pour un appétit d’oiseau comme celui de mon moineau cela peut vouloir dire faire un repas sur deux.

Avant, c’était on mange ce qui est dans l’assiette. Maintenant, je le fais parfois aider à la préparation du repas (jamais eu de problème pour qu’il racle la casserole de chocolat quand je prépare un gâteau), si possible le faire choisir entre deux menus (type pâtes ou riz ?) avant de préparer le repas, ou je tâche de lui propose un reste d’autre chose s’il refuse ce qui était prévu, et s’il n’en veut toujours pas : je n’en fais pas un plat.

Je reste intransigeante sur un point : s’il refuse de manger quelque chose (au hasard : le plat), il n’a pas droit de s’empiffrer de ce qu’il aime (genre : se taper une demie baguette à lui tout seul) pour compenser. En revanche s’il est affamé et dévore son repas, je peux lui proposer un yaourt supplémentaire, par exemple. Parce que pour le coup, je ne veux pas qu’il s’habitue à se nourrir uniquement de produits sucrés « doudoux ». Je ne suis pas à l’abri de changer un jour d’avis sur la question, évidemment.

En attendant, nos repas ont incroyablement gagné en sérénité, et ce de façon quasi immédiate dès lors que nous avons cru et appliqué ce fameux On s’en fout. Et petit à petit, notre fils s’est remis à manger autre chose que de la baguette et accepte même de goûter à des aliments qu’il ne connait pas. Autrement dit, quitte à faire oeuvre de patience, je préfère que ce soit dans le respect de son appétit et de ses (dé)goûts plutôt que dans les hurlements. Et jusque là, on est redevenus plutôt très zen, merci :)

Le retour au boulot

Vous voilà arrivée à la fin de votre congé mat’, après aussi peut-être un parental, ou des congés payés en plus, histoire de profiter un maximum de votre bébé… ou le temps d’avoir trouvé un mode de garde.

Le compte à rebours s’affole, il va falloir vous rendre à l’évidence : il est temps de retourner au boulot.

Vous connaissez sans doute le dicton selon lequel personne n’est irremplaçable dans son job. Même si vous en êtes convaincue à titre personnel, vous allez réaliser le véritable problème d’une absence longue durée : les autres s’en sont aussi (et enfin) rendu compte et ont bien fait sans vous.

Il va falloir vous creuser à nouveau votre trou. Parfois en retrouvant votre place de parking occupée par quelqu’un d’autre (on se sent tellement attendue !), parfois directement votre chaise, et ne parlons même pas de vos fournitures. Prévoyez en outre de passer votre première demi-journée à tenter de vous connecter au réseau. Le pire c’est certainement que vous avez loupé plein de potins et qu’il va vous falloir un temps fou pour tout assimiler (vos collègues vont oublier de vous raconter tout ce qui s’est passé antérieurement au mois écoulé).

Reprenez tranquillement vos marques, soyez reconnaissants envers ceux qui ont assuré vos missions en votre absence, et n’hésitez pas à faire des points avec votre boss pour reprendre sereinement votre activité, surtout s’il y a eu une embauche ou si des collègues ne veulent plus lâcher des tâches qui relevaient de votre job avant votre départ. Restez zen et pardonnez à la terre de n’avoir pas cessé de tourner pendant que vous pouponniez : la reprise est également un bon moment pour envisager une évolution, voire un changement de poste.

Préparez-vous donc des points avec votre manager, des déjeuner avec vos collègues sympas et/ou bavards qui vous mettront au courant de l’actu, des en-cas pour remplacer les produits qui ont périmé et/ou été mangés pendant votre absence, des photos dans votre téléphone pour quand votre bébé vous manquera (sauf si ça vous fait pleurer, là il vaut mieux éviter).

Si vous allaitez, sachez que vous avez droit à des pauses pour tirer votre lait. La photo de votre bébé vous aidera beaucoup pour stimuler la lactation. Pour le reste, bon courage : j’ai trouvé ça hyper fastidieux de tirer mon lait sur mon lieu de travail, entre le manque d’intimité, la pression du boulot, le lieu déprimant à souhait (oh, chouette, un local sans fenêtre) et les conditions de conservation pas idéales (mais votre taf est peut-être plus jeune-maman-friendly que le mien).

Enfin pour votre reprise, essayez d’y aller mollo, a fortiori si vous avez un job très prenant. Ne passez pas du presque-tout à presque-rien, qui risque d’être douloureux pour vous mais aussi pour votre bébé. Vous allez sans doute changer vos habitudes au quotidien : pauses déjeuner raccourcies, davantage de home office, etc. Ne reprenez pas directement votre rythme d’avant, mais profitez-en pour mettre en place votre nouvelle organisation, ce qui sera plus facile à faire directement lors de votre retour qu’après quelques semaines de rodage.

Alors, prête pour reprendre sereinement ?

Moi, c’est dans cinq jours, et je ne me sens pas du tout prête (bordel).

Gérer la transition

Lorsqu’on a eu un bébé, il est souvent d’usage de finir par reprendre le boulot.

On peut en être ravie, parce qu’un bébé au quotidien, c’est usant  ; déprimée, parce qu’on n’a pas envie de le confier à quelqu’un d’autre ni de compter les heures qu’on passera avec lui désormais ; ou ravie et déprimée, parce que passer de tout à presque rien, ou trop peu, ce n’est pas rien.

Pour ma part, aux deux mois et demie de mon aîné, je trépignais d’impatience et j’étais même soulagée par ma reprise (il ne faut pas dire fontaine, mais honnêtement je pense que je ne serai jamais mère au foyer). Ma deuxième vient d’avoir quatre mois et de rentrer en crèche.

Comment se préparer au mieux à cette adaptation ? Tout d’abord, écoutez les professionnels et faites-leur confiance. Ils ont des années d’expérience et savent gérer différents cas de figure. Préparez-vous également à ce que cette période d’adaptation diffère selon les cas : âge de votre enfant, mode de garde (on ne transitionne pas pareil chez une assistante maternelle ou à la crèche), taille de la structure, etc. Prévoyez le temps nécessaire pour cette adaptation, même si les modalités vous enquiquinent ou que ça vous semble uuuultra long.

Gardez à l’esprit quelques petits trucs qui vous aideront à coup sûr – vous et votre bébé.

Pour l’enfant :

  • Idéalement, habituez-le à être gardé par différentes personnes (grands-parents, copains, baby-sitter) en votre présence ET en votre absence. Même une heure (c’est le moment d’aller vous faire faire un massage \o/)
  • Entraînez-le à dormir dans les circonstances auxquelles il sera exposé pendant ses siestes diurnes. Je n’irais pas jusqu’à dire de mettre des hurlements d’enfants en fond sonore, mais si votre bébé sait dormir/s’endormir autrement que dans le calme plat (et le noir complet), cela va grandement lui faciliter la vie.
  • Si vous allaitez exclusivement : passez au moins deux semaines avant le début de la garde au biberon. Ce n’est sans doute pas une vérité universelle, mais j’ai habitué mon aîné au biberon (occasionnel, et de lait maternel) dès ses six semaines, et la transition ultérieure ainsi que le sevrage total ont été très facile.
  • Multipliez (au moins par deux) les doudoux, « objets transitionnels ». Essayez d’en laisser au moins un sur son lieu de garde, pour éviter le drame le jour où votre mec est en formation et ne peut s’absenter et vous en passe de prendre un avion, quand une pétasse puéricultrice vous demander de rapporter le doudou « han vous pouvez pas venir ? Souhaitez bon courage à votre enfant, il va en avoir besoin« 
  • Préparez-lui des photos de la famille à accrocher dans son lit ou sous forme de mini album photo, selon son âge, pour qu’il puisse les regarder quand vous lui manquez (parce que ça va arriver aussi)
  • Expliquez à votre enfant le mode de garde, qui il va retrouver sur place (adultes et enfants), ce qu’il va faire aujourd’hui, qui viendra le chercher et comment vous serez contents de vous retrouver le soir venu.
  • Dites-lui comme c’est super, qu’il va bien s’amuser. Soyez-en persuadé.

Pour les parents :

  • Cf. ce dernier point. A priori, si votre enfant est gardé par quelqu’un d’autre, c’est que cela correspond à un choix de votre part, ou que vous n’avez absolument pas d’autre solution. En bref, assumez ou faites avec, de toute façon c’est comme ça.
  • Faites confiance aux professionnels face à vous. Si ce n’est pas le cas (assistance maternelle douteuse, qui vous accueille la clope au bec en caressant son pitbull du haut de son escalier non sécurisé), changez-en, ET VITE.
  • Regarder la photo de votre enfant X fois par jour est admis (cadre sur votre bureau/ fond d’écran), dans la mesure ou cela ne nuit pas à votre productivité ni ne vous met la larme à l’œil.
  • Regarder la photo de votre enfant pendant que vous tirez votre lait est fortement conseillé (tout va couler de source, si j’ose dire).
  • Laissez vos coordonnées téléphoniques en cas de problème, mais n’appelez pas spontanément. Les gens qui gardent votre enfant ont un vrai travail, ils n’ont pas le temps de rassurer/consoler les parents en plus.
  • Si vous êtes frustré de ne plus passer assez de temps avec votre enfant, tâchez de trouver un nouveau rythme : s’il est crevé par la crèche et fait une nouvelle sieste l’après-midi vous pourrez le coucher un peu plus tard, par exemple. Essayez de reléguer toutes les corvées quotidiennes pour le moment où il sera couché. Organisez-vous au mieux pour passer plus de temps avec lui le matin.

Rappelez-vous que la période de transition est globalement aussi importante pour votre enfant que pour vous. Elle vous prépare aussi au moment où votre enfant ne voudra plus vous donner la main dans la rue / réclamera d’aller dormir chez son ou sa petit(e) ami(e) / vous annoncera qu’il quitte le domicile familial pour aller vivre dans son propre studio. Votre rôle de parent, c’est aussi de l’aider à voler de ses propres ailes, même si cela commence très (trop ?) tôt.

Top 3 des objets dispensables

Dispensables ou mal choisis. Evidemment, ce qui suit n’engage que moi (et mon mec, et mes loupiots).

  • Le combo baignoire – table à langer

Ayant une minuscule petite salle de bain d’eau digne de Paris intra muros, nous avons pu d’office faire une croix sur les baignoires de bébé qu’on dispose à loisir sur la grande baignoire. Je reste persuadée que quand cela est possible, il s’agit d’un très bon système ; encore faut-il avoir un minimum de place – et une baignoire, donc.

Nous voulions impérativement un système avec bonde, pour pouvoir vider le bain facilement sans devoir porter /renverser la baignoire ; et en hauteur, pour ne pas devoir donner le bain accroupis devant la douche. Allez savoir pourquoi nous avons choisi un combo au lieu d’un modèle tout simple (soit j’ai été tentée par les espaces de rangement, soit la vendeuse était très bien commissionnée dessus et m’a trop bien vendu son truc), sachant qu’on avait déjà une table à langer dans la chambre. Avec le recul, je l’affirme : le bébé supporte d’être déplacé nu dans sa sortie de bain jusqu’à sa chambre (si votre maison compte 18 pièces et qu’il faut parcourir 1km, démerdez-vous) (avec votre gouvernante) (ou faites bâtir une nouvelle salle de bain) (démerdez-vous, en somme).

En tout cas, je vous déconseille absolument le modèle Olbia de Neonato :

olbia

 

Déjà le modèle est super moche (aucune housse sobre pour le matelas à langer). Il est large, mais encore plus large utilisé en baignoire car il faut soulever le plan à langer et le basculer sur le côté (pan, 20cm dans ta face de jeune parent). Le tuyau de vidange devait faire 30cm de long à tout casser (heureusement nous sommes pleins de ressources et nous avons résolu ce problème en en rachetant un en magasin de bricolage). La baignoire est moulée pour accueillir le bébé confortablement, sauf que les moulures ne sont pas DU TOUT ergonomiques (ou alors c’est que mon fils, à l’image de son père*, est équipé de bijoux de famille beaucoup trop importants).  Le pompom : je ne sais plus combien nous avons payé ce modèle, mais c’était beaucoup, beaucoup trop cher. Et à la réflexion, le vrai pompom n’est pas le prix, mais le montage, long, pénible et mal expliqué.

En bref : super mauvais achat. Le jour où vous devrez acheter une baignoire d’enfants, prenez des mesures dans tous les sens et reconnectez vos neurones. Pour ma part, je choisirais un modèle beaucoup plus simple avec un support facilement repliable.

  • Le nid

Des amis très chers (oui, je parle de toi <3) nous ont prêté plein d’équipements (en valeur cela devait atteindre le PIB du Togo sur trois ans) dont le Doomoo Nid.

Doomoo

Mon bébé est beaucoup mieux que celui-ci (en tout cas beaucoup mieux habillé)

Bilan après expérimentation sur deux enfants : c’est un échec cuisant. Au bout de 5 minutes, 10 grand maximum et en moyenne quelques secondes après y avoir été installés avec amour, les deux se mettaient à se tortiller et à râler. Au moins c’est clair, ils n’aiment pas ça. Au prix que ça coûte (une centaine d’euros), je suis bien contente de ne pas avoir fait l’investissement. Il parait que d’autres bébés en raffolent – moi je vous conseille un test préalable, un prêt ou un achat d’occasion pour éviter les déconvenues. Résultat : pour mon deuxième, on a acheté un transat à 10 euros qui fait parfaitement le job.

  • Les accessoires pour allaiter

Comme je suis du genre à mettre ceinture, bretelles et parachute, et aussi que j’avais très envie d’allaiter, je me suis procuré plein (d’aucuns diraient « trop ») d’affaires d’allaitement.

  1. Les protège-mamelons : apparemment utiles dans certains cas de crevasses avancées. N’attendez pas que le problème soit là, prévenez les crevasses à l’aide de crèmes. Si besoin, il sera toujours temps de vous procurer des protège-mamelons (je te l’avais bien dit qu’il fallait mettre de la crème).
  2. Les coquilles d’allaitement. Quelqu’un peut-il m’expliquer à quoi ça sert, et comment ça s’utilise, pour de vrai ? (remarquez, si vous en voulez vraiment, j’en ai à plaire, testés et désapprouvés dans la foulée)
  3. Les coussinets jetables : j’en avais récupéré, que j’ai utilisés histoire de me faire un avis sur la question, alors que j’en avais également des lavables. Résultat : les jetables (j’ai testé 2 marques dont Avent)  absorbent moins bien et prennent beaucoup, beaucoup plus de place (dans la valise et le soutien-gorge). Ils reviennent également rapidement bien plus cher, surtout que comme ils n’absorbent pas très bien, on est tenté d’en changer régulièrement. Sérieusement, investissez sur quelques paires lavables (2 à 3) et on n’en parle plus.

N’hésitez pas à partager une expérience (similaire ou contraire :p). Et quels ont été pour vous les achats à côté de la plaque ou inutiles ?

*Si vous me connaissez IRL et que ce type de propos vous met mal à l’aise, c’est sans doute qu’on n’a encore jamais abordé de sujet assez intime, genre le caca, ensemble – faites-y moi penser lors de notre prochaine rencontre.

Le top 3 des trucs plus utiles, y’a pas

Evidemment, un top des trucs les plus inutiles suivra !

  • Sur la troisième marche du podium : les dosettes de lait

Pour se trimbaler le plus légèrement possible (ce qui est une vaste blague quand on est équipé d’un nourrisson), les dosettes de lait sont évidemment ultra pratiques. Il suffit d’avoir un biberon plein d’eau à portée de main et le tour est joué (sis-tip : essayez d’habituer votre bébé à boire à température ambiante, vous vous en féliciterez le jour où vous n’aurez pas de micro-ondes sous la main). On prend une, deux ou trois dosettes selon la durée de la ballade.

La deuxième utilité géniale des dosettes (toujours  avec le biberon d’eau préparé en amont) : la nuit. Votre enfant s’agite, vous faites semblant de dormir ; il crie, vous rajustez vos boules Quiès ; il hurle, vous n’avez plus guère le choix, il va falloir le nourrir. Avec votre dosette et le biberon d’eau, vous pouvez presque faire l’ultime mélange les yeux fermés, en tout cas dans la pénombre de façon à 1) ne pas vous réveiller plus que vous ne l’êtes déjà 2) ne pas vous gourer dans le dosage. C’est tout bête, mais ça sauve des nuits (et donc la santé mentale de jeunes parents). Pensez-y également si vous allaitez et envisagez une alimentation mixte pour votre bébé (plutôt que de lui préparer un biberon à 10h, faites-le faire par le Papa à 4h du mat) (voire à minuit et 3h) (voire davantage mais je préfère ne pas y penser).

Le truc en plus : les dosettes transparents pour vérifier en un clin d’œil celles qu’il faut re-remplir. Mon amie Flo m’avait offert le modèle suivant, bien trouvé!

Doseur de lait Bébé Confort 

  • Sur la deuxième marche du podium : le lit parapluie à deux hauteurs

Et pourtant son achat n’est pas un bon souvenir… La boutique où on l’a acheté s’était trompé de taille pour le modèle choisi (en nous refilant celui pour nourrissons uniquement, au passage moins cher évidemment). On a dû y retourner, c’était LOIN et j’étais grosse, TRÈS grosse (et TRÈS fatiguée) (et de TRÈS mauvais poil). Finalement, mon fils a dormi ses premières semaines de vie dans ce lit ou plus exactement, dans un couffin dans ce lit qui était bien trop grand pour lui après neuf mois passés dans mon ventre (comme quoi je n’étais finalement pas forcément si grosse que ça), auprès de nous, tandis que son joli lit de bébé en bois l’attendait dans sa chambre.

Il est très facile à déplier/ replier (même très enceinte d’une seule main, j’y étais parvenue). Mais surtout, son énorme avantage ? il dispose d’un système de hamac qui permet d’installer son enfant à mi-hauteur. Idéal lorsque votre enfant évidemment ne se met pas debout seul pour préserver votre dos. Attention, je ne parle pas du dernier bisou fait à votre bébé lorsqu’il est au fond de son lit, mais simplement de le déposer/ récupérer sans vous plier en deux.

Evidemment, si vous n’êtes jamais en vadrouille et que vous n’avez pas de problème de dos, ce lit perd de son intérêt (mais n’allez même pas essayer de vous en plaindre, hein).

Nuna Sena

Le modèle Sena de Nuna, choisi par vos serviteurs

  • Et la première place est attribuée à…

Le berceau co-dodo. Et dire que je n’ai découvert son existence qu’avec Numérobis.

Le berceau co-dodo, c’est LE truc qui va sauver vos nuits. Si tu allaites, tu n’as pas besoin de te lever : tu te redresses un peu, tu chopes ton marmot et tu le colles sur ton nichon. Et encore, sur certains modèles je pense qu’on peut se limiter à un rouler/coller (le mien dispose d’un rebord qui oblige à se saisir de l’enfant – mais empêche celui-ci de glisser la nuit dans ton plumard pour coller ses pieds froids contre les vôtres). Et lorsqu’on allaite pas, avec une dosette + le biberon, ça marche pareil : on n’a pas besoin de se lever (la vaisselle attendra demain) (et le berceau peut être accolé côté Papa, évidemment). Vous limitez vos temps debout et surtout d’éveil, et lorsqu’on est jeune parent, quelques minutes de sommeil en rab n’ont pas de prix.

Je pensais bien que ce berceau me serait utile lorsque je me le suis procuré pendant ma deuxième grossesse ; mais si j’avais pu imaginer un seul instant à quel point rester couchée et me reposer un maximum me serait indispensable après un accouchement et un post partum un peu difficiles (un jour, je vous raconterais peut-être ; mais si vous avez fait des cauchemars en lisant Carrie il vaudrait mieux éviter de regarder cet article), si j’avais su à quel point il me serait indispensable donc, je me serais applaudie de deux mains et je n’aurais pas hésité à le payer deux fois plus cher.

Car le berceau co-dodo a ce point commun avec les sièges auto qu’il avoisine en coût le PIB du Togo (surtout pour une utilisation limitée dans le temps, étant destiné aux nourissons uniquement) ; je vous conseille de commencer tôt à fureter sur le Bon Coin pour trouver le modèle de vos rêves (ou un modèle convenable, les offres étant relativement rares) près de chez vous. Privilégiez également un modèle qui peut faire berceau tout court uniquement le jour où vous voulez que votre enfant dorme dans sa chambre (et vous laisse retrouver une intimité sexuelle, ou une intimité sexuelle plus sonore, c’est selon).

cododo

Le modèle de chez Chicco dont nous sommes équipés – pas très beau MAIS peut se relever d’un côté uniquement, pratique en cas de reflux (et non ce n’est pas moi sur la photo, je suis beaucoup mieux que ça) (mais quand même un peu moins que Kate j’avoue)

Voici donc les trois équipements qui ont été pour moi les plus utiles. Et pour vous, quels ont été, rétrospectivement, les meilleurs investissements ?

Comment soigner les maux de ventre de votre nourrisson

Maux de ventre, c’est la façon politiquement correcte de dire  « coliques ».

Cependant réjouissez-vous : une colique de bébé n’a rien à voir avec le (mauvais) souvenir de votre dernière turista. Cela désigne des douleurs, plutôt que la consistance de ce qui sort de son derrière (et on retombe sur nos pattes avec le titre de l’article, la nature fait finalement bien les choses).

Tout d’abord, comment identifier ces coliques ?

Votre bébé s’agite, râle voire pleure carrément ; il se tortille. Lorsqu’il lâche un pet (appelons un chat un chat) ou une selle, cela semble le soulager. Vous devriez pouvoir reconnaître rapidement ce comportement, ce qui vous aidera à soulager votre enfant ET à ne pas stresser (ou moins stresser, surtout s’il s’agit de votre premier) devant ses pleurs.

Et maintenant, comment soulager ces douleurs ? Voici quelques méthodes non médicamenteuses testées et approuvées, bien que l’une ou l’autre puisse s’avérer plus (ou moins – je ne suis pas magicienne) efficace selon les moments.

  • Méthode #1 : le câlin

Votre enfant a mal au ventre : il faut mettre son ventre au chaud. Vous pouvez le tenir debout contre vous, une main sous ses fesses, l’autre derrière la nuque. Plus facile, tu meurs. Inconvénient : vous avez peut-être besoin de vos deux mains.

  • Méthode #2 : le massage

Même principe que précédemment, avec une action mécanique en plus : caressez le ventre de votre enfant dans le sens des aiguilles d’une montre. Cela le tient au chaud et stimule sa (riche) vie intérieure. Inconvénient : vous avez peut-être besoin de votre main + les parents ont parfois peur de faire mal à leur bébé, surtout si son cordon n’est pas tombé, et le massent trop doucement.

  • Méthode #3 : la bouillotte

On recherche ici toujours la chaleur. Idéal lorsque vous faites autre chose (genre DORMIR). Vous trouverez dans le commerce des petits coussins à faire réchauffer au micro-ondes. Inconvénient : la bouillotte refroidit relativement rapidement (si ce n’est pas le cas et que votre enfant hurle, c’est sans doute qu’elle était beaucoup trop chaude… sans blague, on respecte les consignes d’utilisation, je ne veux pas avoir un accident sur la conscience).

  • Méthode #4 : l’ultimate fight

Cette méthode est de loin la plus efficace à mes yeux (on n’est même pas obligé de l’utiliser en dernier recours, ce qui est formidable). Saisissez les pieds de votre bébé comme s’il était assis en tailleur (jambes croisées et plante de pied contre plante de pied) et faites des cercles avec ses jambes. Si votre enfant est trop énervé et tend les jambes sans se laisser faire, essayez un mouvement de pédalage, ça fonctionne aussi. Mais préférez la position en tailleur qui vous laisse une main libre pour lui masser le ventre (toujours dans le sens des aiguilles d’une montre) en même temps. Inconvénient : à ne PAS faire lorsque votre enfant est fesses nues ou juste avant de le changer, car cela stimule méchamment  et rapidement son transit et vous ne voulez PAS vous prendre un sproutch de caca dans la face, même s’il va sans dire que votre adorable bébé ne fait que des adorables cacas.

Si vous avez d’autres remèdes miracles, je suis preneuse ! Et bon appétit bien sûr :)

Top 5 des petits et grands plaisirs après l’accouchement

(remettez le tout dans votre ordre de priorité préféré)

  • Manger des sushis
  • Boire du champagne
  • Se faire une planche fromage qui pue / charcut’…
  • … arrosée de pinard
  • Réétudier les positions du kama-sutra qui vous étaient interdites ces derniers mois ou semaines

Ça c’est quand tout se passe très (très) bien. Parce qu’en vrai, après un accouchement difficile, on est plutôt sur…

  • Faire pipi sans sonde
  • Manger. N’importe quoi. Même la soupe de la maternité qui a un goût de cendres froides (bonus +10 si vous êtes à jeun depuis plus de 24 heures)
  • Se lever
  • Faire pipi dans des chiottes
  • Faire caca (encore une victoire de cacanard WC, pourrez-vous envoyer comme texto à vos copines déjà passées par là)

Finalement, il n’y a pas de petite victoire, ni de petit plaisir, quand on est parent :)